L'ŒUVRE DU SÉMIN. DIVERSEMENT ÉPROUVÉE
nouveaux sectaires qui flattaient à dessein ses désirs ambitieux. Il se mit à coucher sur la dure et affecta les dehors d'une vie austère et mortifiée (1), contre l’obéissance qu'il devait à ses supérieurs. Ce n'étaient que chaînes de fer, que cilices, que disciplines. On lui déclara qu'au séminaire on ne voulait rien de singulier, et qu'il devaitobëir ; et comme, malgré tous les avis qu'on lui donnait, il ne renonçait pas à ses mortifications de fantaisie, il fut enfin congédié de la maison par M. Olier (2), qui ne le jugea pas propre à l'état ecclésiastique. Néanmoins, les amis intéressés de M. de Gondrin firent sonner si haut ses prétendus mérites et l'austérité de sa vie, que la Reine régente, dont on surprit la piété, le nomma l’année 1645 à la coadjutorerie de Sens, sans se douter qu'il deviendrait bientôt l’un des plus grands protecteurs du jansénisme. Ce fut tout ce que put l'esprit de ténèbres contre cette communauté naissante, par les attaques cachées dont nous parlons. Nous avons raconté dans la deuxième partie avec quelle furie il se déchaîna contre elle, la troisième année de son établissement, en soulevant les grands et le peuple; et nous avons vu que cette persécution, au lieu del'étouffer, neservit qu'à procurer, au contraire, son affermissement et sa stabilité.
(1)Mém. de M.
Baudrand, p.
(2)Mém. du P.
Rapin, liv.1, ta, p. 1.
L] (1) Tom.1, p.
(2) Saint Vincent de Paul,par M. Maynard, 1.
mn RÉAEES
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