‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 331 · ETABLISSEMENT ET ORGANISATION DU SÉMINAIRE DE SAINT—SULPICE · texte numérisé non relu

ETABLISSEMENT ET ORGANISATION DU SÉMINAIRE DE SAINT—SULPICE

NOTE 1, p. 18. — En répondant aux assertions de quelques écrivains récents, nous avons montré ci-dessus (1) qu'aucun grand séminaire proprement dit n'avait été établi avant celui de Vaugirard; c'était le point fondamental de la discussion soulevée. Il nous reste à donner un mot d'explication sur quelques difficultés secondaires relatives au même sujct.

Le dernier historien de saint Vincent de Paul semble dire que le séminaire de Saint-Sulpice, quoique commencé à Vaugirard dès les premiers jours de janvier 1642, ne devint un vrai séminaire que plusieurs années plus tard : attendu, 1° qu'il ne fut approuvé par des lettres patentes qu'en 1645; ® que cette dernière année seulement, M. Olicr passa”avec quelques-uns de ses prêtres un acte pour former entre eux une association: 9° qu'enfin, la construction du bâtiment du séminaire fut retardée jusqu'en 1649, et que ce bâtiment ne fut béni qu'en 1651 : les séminaristes, prêtres ct clercs ayant été logés jusqu'alors dans deux maisons voisines (2) du presbytère.

1° Nous avons montré déjà que, dès sa formation à Vaugirard, ce séminaire réunit tous les éléments essentiels à un grand séminaire proprement dit. Il se composa d'’ecclésiastiques séculiers, ou d'aspirants à la cléricature, qui avaient achevé leurs études de philosophie; il était dirigé par quatre prêtres dégagés de tout autre emploi incompatible avec la résidence dans un séminaire; on y enseignait la théologie, l'Ecriture sainte, le chant, les cérémonies, la manière de faire le catéchisme, d'annoncer la parole de Dieu; tous étaient soumis à un règlement qui fixait l’ordre et la distribution de la journée; enfin on s'efforçait de les former à l'oraison, à la pratique des vertus cléricales, ct l'on étudiait leur vocation. Il ne manquait donc rien à Vaugirard de ce qui cest essentiellement requis pour un grand séminaire.

Il est vrai qu'il ne fut confirmé que plus tard, par des lettres patentes; mais ces lettres n'étaient pas nécessaires

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