Premier établiss. de la Foi, etc, t.u, p
47, bi.
(4) Mim. aut.
de #, Oüer, t, 1,,..:!,-—Copte des Mémoires, t.
un, p. 129.—Attestations aut.
touchant M. Ohier, p. 55.
(5) Lesvéritabl.
motifs, p. 30.
(6\ Vie de la sœur Bourgeois, ioid.— Annales, 350, 351.
(1) En 1642.
409 PARTIE II. LIVRE VIII. — 1649 et suiv.
des négociants, des artisans, des cultivateurs. I] manquait un homme d'expérience et d'autorite, qu'on pût mettre à la tête de la colonie; M. Olier et son collègue avaient souvent demandé à Diev d'en susciter quelqu'un (1), lorsque M. Paul de Chaumedy de Maisonneuve, exercé des sa jeunesse au métier des armes, et tout dévoué aux interits de ja religion, se présenta de lui-mème pour conduire ce dessein (2). Ils demandaient aussi à Drev d'inspirer un semblable dévouement à quelque femme courageuse, qui pût assister les malades e la colonie; et dans le mème temps, arriva de Lan. gres à Paris mademoiselle Manse, qui s'offrit en effet pour les servir (5). Apres qu'elle eut fait connaître ses dispositions à M. Oler et à Marie Rousseau (4), qui la confirmèrent dans son dessein ct acceptèerent avec reconnaissance ses services, el se rendit à la Rochelle pour l'embarquement, i: elle eut occasion de voir pour la première fois M. de la Dauversicre, et entra aussitôt dans un p::fait accord de vues et d'esprit avec ce grand sertiteur de Dru (5).
Enfin la petite troupe, s'étant partagée sur deux vaisseaux, mit à la voile, vers la fin du mois de jun 1641, et arriva heureusement à Québec, où elk passa l'hiver (6). Les missionnaires de la comprgnie de JÉSuS résidant dans cette ville, et ques associés de France avaient priés d'assister spintuellement ces pieux colons, en attendant quit leur envoyât des ecclésiastiques, admirerent leur courage et la foi de ceux qui dirigeaient une ext:«prise si hardie; en sorte que le Père Vimont, lu supérieur, en écrivit en ces termes (7) au Provincil de France: « Un grana homme de bien, n'ayant » jamais vu le Canada que devant Dieu, se senti » fortement inspiré d’y travailler pour sa glort » Ayant fait rencontre d'une personne de mème » cœur (il parle de M. de la Dauversière et ti » M. Olier), ils envoyerent., l'an 1640, vingt ton-
t Suiv.
jvateurs. Il . d'autorité, ie; M. Olier andé à Dieu M. Paul de s sa Jeunesse aux interèts ne pour CON aussi à Diet t à quelque :s malades de rriva de Lanqui s'offrit en - eut fait con- . Marie Rousson dessein ct services, elk rquement. Li première fois t dans un pi e grand servi-
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nne de méri
versière et cé 4O, vingt ton
CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE, 403
, neaux, et l'année dernière firent. passer quarante > hommes pour former les fondements de ce génc- » reux dessein. Cette entreprise paraitrait autant té- , méraire qu'elle est sainte et hardie, si e!le n'avait » pour base la puissance de Celui qui ne manque » jamais à ceux qui nentreprennent rien qu'au » branle de ses volontés ; et qui saurait ce qui se » passe pour faire réussir cette grande entreprise, ) jugerait aussitôt que Notre-Seigneur en est le véritable auteur * (1) +. »
Pendant que les colons attendaient à Québec le retour du printemps pour passer à Montréal, M. Olier, retire alors à Vaugirard, où il commençait l'établissement de son séminaire, conçut un
dessein bien digne de sa religion : ce fut de consa-
crer cette île à la Sainte-Famille avant que la colonie en prit possession. Au mois de février 1649, il unit dans l'église de Notre-Dame tous les membres de la compagnie de Montréal, dit la sainte Messe à l'autel de la sainte Vierge, où il communis tous ceux qui n'étaient point prètres, tandis que ls prêtres cclébraient aux autels voisins (2); et tous consacrèrent l'île à la Sainte-Famille, sous la protection particuliere de la sainte Vierge, et se consacrerent eux-mêmes à ce pieux dessein (3). Au sortir de Notr:-Dame, ils se rendirent à l'hôtel de Lauzon, pour concerter les moyens de consolider l bonne œuvre. Il fut résolu qu'on ferait un armement consir'erable, qu'on fréterait au moins trois
La plupart, ne connaissant point ces motifs, s'étonnaient iclques particuliers osassent tenter une entreprise si ise et si incertaine; et ce fut I
ir dissiper les bruits cpandus à ce
ujet qu'on publia, en 1643, un ouvrage anonyme sous cetitre: Les véritables motifs de messieurs et dames de la Société de Iotre-Dame de Montréal, pour La conversion des sauvages de la Nouvelle-France, in-4°. Cet écrit, devenu Laisné de la M
t devenu veuf, embrass
s-rare, parait avoir eu pour auteur, ucric, conseiller d'Etat, qui ét Ctat ceclésiastique (4), et
t l'un des premiers associés a compagnie de Montréal *
rare
(1) Rrlation de de ce qui s’est passé en la Nouvelle France, en 1 12 ,1bi A
* NOTE 3, p.
Pc
M.Olier consacre à la S'°- Famille l'ile de Montréal.
2) Hém.aut.de M.Olcr.
(3) Relation ib.
p. 126. — Premier établissem.
le iuw s'ot, ibid.
1) Mém. particuliers.
* NOTE 1, pe
hs
(1) Vie de la sœur Bourgtéois, p. 21. — fssai sur l'influence, t.
La colonie arrive heureusement à l'ile de Mont-
réal, Commencementde
Ville-Maric,
(2) Annales des Hospatalières.p.
THDE
4, Relation du Père Vimont, p.
140, 191. — Essai sur l'influence, ete, p. 336,
(4) Vie de la sœur Bourgeois, p. «0.
(4 Annales des Hospitalières,p.
(6) Vie de A1.
Ouier,par Le Père Gry, L'° partie, chap, vi, — Vies Ms. de Grandet, CAN PTE Gall. christia.
Lvu, col, 1017,
404 PARTIE LI. LIVRE VI, — 1649 et suiv
navires, pour transporter à Montréal autant d'honnètes familles de différents ctats, qu'on en pourrait trouver disposées à cette migration : qu'on prendrait possession de l'ile au nom de la très-sainte Vierge, qui en serait toujours regardic comme la première et véritable maitresse ; et qu'avec la permission du Roi on y bâtirait une ville sous le nom de Ville-Marie. Puis, chacun s'étant fait un devoir de contribuer généreusement aux frais nécessaires pour l'exécution de ce dessein, on recucillit, sans sostir del'assemblCe, une sommede plus de deux cent mille livres (1).
Le 17 mai 1649, la petite troupe qui avait pass l'hiver à Québec, arriva à Montréal. En abordant elle se prosterna sur le rivage, et, dans les trans ports d'un saint enthousiasme, elle entonna plusieurs psaumes pour témoigner sa reconnaissance à Dieu (9). Dans le lieu destiné pour la nouvelle ville, on éleva des tentes et des pavillons pour loger, et l'on dressa un autel, où le lendemain le Père Vimont, apres le Veni Creator, célébra le premier le saint Sacrifice, et exposa le saint-Sacrement pour obtenir du Ciel un heureux commencement i cette œuvre. Une chapelle construite avec des écorces fut d'abord le lieu cù l’on déposa le trèssaint Sacrement (5), qui depuis ce moment a toujours été conserve à Ville-Marie (4); et comme k pays ne fournissait ni huile ni cire, on mit devant le tabernacle qu'on avait apporté de France, au icu de lampe, une fiole de verre, où l'on avait renferme plusieurs mouches à feu, insectes qui, lorsqu'on les multiplie, jettent une lumière semblable à celle ce plusieurs bougies réunies (5).
Tels furent les commencements de Ville-Marie. [ ne manquait aux vœux de M. Olier que de pouvoir passer lui-même dans ce pays lointain (6) Nous avons vu qu'en 1636 l'autorité du Pere de Condren fut seule capable de l'arrêter; depuis. ne cessa de gémir ct de soupirer pour obtenir ui
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