‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 191 sur 331 · C'est un eurs les Evèobité, le zèle · texte numérisé non relu

C'est un eurs les Evèobité, le zèle

ye assez CONrifier dans cé

CANADA, FONDATION DE VILLE-MARIE. A09

, nouvel évèché, dans un pays barbare et si éloigné , de toute consolation + (1). »

Outre l'érection d'un siège épiscopal dans ce pays, on désirait encore l'établissement d'une communauté de missionnaires, ainsi qu'on se l'était proposé au commencement. M. de Maisonneuve, gouerneur de l'ile, vint en France pour en representer de vive voix la nécessité, et pressa M. Olier de se charger lui-mème de cette œuvre. Tous les membres de la Société de Montréal exprimant aussi le mème vœu, M. Olier accepta enfin la conduite de tte mission , conformément à la pensée que Dreu lui avait inspirée depuis longtemps (2). Mais, sur ces entrefaites, le dessein de l'établissement d'un yèché échoua par l'opposition de quelques perconnes puissantes (3). Sans être arrète par ce contretemps, M. Olier nomma M. de Queyius pour être superieur de l'établissement projeté, et lui associa trois ecclésiastique, M. Souart, destiné pour la cure de Ville-Marie, M. Galinier, etentin M. d'Allet, qui devait servir de secrétaire à M. de Queylus, nommé vicaire-général pour le Canada (4). Lorsque M. Olier proposa cette missior à ses ecclésiastiques, tous s'offrirent comme de concert. L'un d'eux,

+ Cet éloge de M. de Queylus, fait par M. Godeau en présence de l'assemblée du clergé de l'rance, et les autres témoignages si honorables, que MM. Colbert, Talon, et d'autres grands magistrats de cette époque (sans parler de Louis XIV Iui-méme) rendirent dans la suite à son désintéressement, à sa piété et à son zèle, peuvent difficilement se concilier avec le portrait qu'on a fait de lui dans quelques écrits composés en ce siècle, d'après certains documents solés, Pour juger avec connaissance de cause de ces apprécations si différentes sur M. de Queylus, il est nécessaire de Voir exposée avec tous ses détails l'histoire des premiers tmps de /a colonie de Ville-Marie, Cette histoire, que nous avons donnée récemment au public, mettra le lecteur en état & porter sûrement son jugement sur cct ecclésiastique, qu'on sait avoir tant contribué, par sa générosité et par son ile, à l'accroissement et au bien de la colonie de Montréal.

(A) Assemblée de 1656, [0 janvier 1657, p.

M. Olier envoie de ses prêtres àVille- Marie.

(2) Mém. sur H. de Laval,liv.

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