‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 21 sur 331 · IP · texte numérisé non relu

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études de théologie. « Tout occupé de son immense pa- » roisse, ajoute-t-il, M. Olier ne put guëères avoir assez de » loisir pour organiser aussitôt un vrai séminaire (1). » Mais pendant les sept mois qu'il passa à Vaugirard, aidé du concours de ses collaborateurs, il eut le temps d'organiser un vrai séminaire; et de fait il l'organisa, comme l'assure l'historien de M. Bourdoise, et comme d'ailleurs nous l'avons montré : et cette organisätion ne cessa pas par la translation des maîtres et des élèves sur la paroisse de Saint- Sulpice. Il est vrai que M. Olier se vit chargé du gouvernement de la paroisse et de la communauté des prêtres qui devaient l'aider à la desservir. Mais il faut remarquer qu'il nomma supérieur de cette communauté M. du Ferrier (2), et qu'il établit supérieur du séminaire M. de Foix (3), auquel il adjoignit M. de Sainte-Marie; qu'enfin, lorsque le nombre toujours croissant des séminaristes l'obligea de rétablir le séminaire de Vaugirard, il en nomma supérieur M. Couderc l'ainé (4). De plus, il demeura lui-même pendant les six premières années, non au presbytère avec ses prêtres, mais au séminaire dans la maison qui communiquait avec

‘le presbytère. En outre, il ne manquait pas d'aller visiter

chaque semaine les séminaristes ‘placés à Vaugirard (), pour s'informer de leurs progrès et leur donner les avis convenables. Enfin, pendant une année entière, il fut le seul confesseur de tous les séminaristes sans exception. Ces moyens étaient certainement bien suffisants pour maintenir l’organisation donnée d'abord au séminaire: s'il fallait pour cela qu'un supérieur fût présent en personne dans tous les établissements qui dépendent de lui, la fonction de supérieur général deviendrait impossible, Saint Vincent de Paul ne résidait pas dans les maisons qu'il formait en province, ni même au séminaire des Bons-Enfants; et si de Saint-Lazare, où il demeurait, il pouvait conduire ses établissements et en maintenir l'organisation par ceux à qui il en confiait la conduite, pourquoi M. Olier n'aurait-il pas pu en faire autant pour son séminaire, où il résidait ordinairement ?

Quant aux études, nous avons déjà vu qu'à Vaugirard on cnscignait la théologie aux séminaristes, et que, dès qu'il fut question de les transférer à Paris, M, Olier forma la résolution de les envoyer prendre des leçons en Sorbonne, cette écolc étant dans le voisinage de l'église Saint-Sulpice. C'est ce qui eut lieu dès la translation du séminaire à Paris. Du moins, si M. Olier établit des conférences de théologie dans la maison, pour ceux qui n'aspiraient pas aux grades académiques, tous Iles autres commencèrent alors à fréquenter les cours de Sorbonne, et l'on a continué ainsi jusqu'à !1 lcvolution, Il est mème à remarquer que plusieurs

(1) St-Vincent, 4b.,t. u,p. 174.

(2)Mém. de M.

du Ferrier.

(3) Viedesquatre évêques, t. n, p.

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