‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 22 sur 331 · Harie Rousseau, 10 sept.1642 p.773, — Mém. de M · texte numérisé non relu

Harie Rousseau, 10 sept.1642 p.773, — Mém. de M

Baudrand,p.21.

(1)Mém. de M.

Baudrand, ib.

(5) Ibid.

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(1) Mém. du P.

Rapin, liv.xvi,t.

it, p. 141,note.

- Listes des doct.

de Sorb.

(2)Rem. hist., ti, p. 626. — Vie de M. Olier, pari#.de Breton-

‘icrs, À 1, p.

Bourdoise, Ms., in-4°,p.886,MS., in-f°, p. 1141.

(4)Mém. de H.

du Ferrier, p.

(5)Mém. de M.

du Ferrier, p.

(6) Lett. de feu M. Vincent à M.

Joly à Rome, 1658, t. 1.

(1) Arch. de l'Empire. Miss.

Bulle de 1632.

(8)Lelt. de feu M. Vincent, lelt.

écrite à Arras le 28 novemb.1657 p. dt,

des premiers séminaristes, MM. de Poussé, de Parlages, L. Chénart, Gauthier-Dubois etc. (1) prirent peu après en Sorbonne le bonnet de docteurs. Enfin, nous avons dit déjà dans cette Vie, que M. Olier pria le fameux Père Véron de faire à certains jours des conférences aux séminaristes, pour les initier à la méthode de combattre les Protestants (2).

Outre M. de Bassancourt pour les cérémonics, auquel succéda dom Bauldry de l'abbaye Saint-Germain (3), M. Olier avait donné aux séminaristes un maitre de plain-chant, aussi habile que pieux, M. Buisson, prêtre dont M. du Ferrier nous a laissé un bel éloge (4). Dès les premiers temps du séminaire, on les forma par la pratique à la fonction de catéchiste, M.Olier, comme on le dit ailleurs, ayant fait disposer des salles dans les divers quartiers de sa paroisse où les séminaristes donnaient l’instruction chrétienne à quatre mille enfants. On exerçait également les séminaristes aux cérémonies ecclésiastiques dans l’église paroissiale. Enfin, c:ux qui avaient été ordonnés prêtres passaient à la communauté, pour y être formés à l'administration des sacrerints. Au commencement, ils servaient de clercs à ceux

: +s administraient dans l'église et chez les malades; et &r1:7 quelque temps, le supérieur les employait pour les admire" eux-mêmes, et leur servait de clerc, afin de pouvoir mieux les reprendre et les instruire (5). Ainsi, la cure de Saint-Sulpice, loin de nuire à l'œuvre du séminaire, en était le complément naturel; et c'était ce qui faisait regretter dans la suite à saint Vincent de Paul de n'avoir point au séminaire des Bons-Enfants une paroisse à desservir, « L'expérience nous a fait connaître, » écrivait-il, que là où il y a un séminaire, il est bon que » nous y ayons une paroisse, pour y excrcer les séminaristes » qui apprennent mieux les fonctions curiales par la pra- » tique que par la théorie (6) +.»

+ Cependant, saint Vincent écrivait : « Nous sommes ré- » solus de n'accepter aucune cure dans les villes épiscopales, » afin de n'y pas prêcher ni confesser : » {ces fonctions, qui auraient détourné les missionnaires du service des peuples de la campagne, étant étrangères et contraires à leur institut (7)); « et si nous avons fait le contraire à Cahors et » à Agde, ç'a été avant que nous y eussions bien pensé ct » pour n'avoir pu faire autrement. Car pour la cure que » nous avons à Cahors, dont Monseigneur, qui avait déjà » établi un séminaire de cinqg’'ante ecclésiastiques, a voulu » aussi nous charger pour y exercer les séminaristes : c'est » la moindre des cures de Cahors. Monseigneur d'Agde a » fait la même chose ct pour la même fin (8), »

e Parlages, près en Sorit déjà dans on de faire cs, pour les ts (2).

auquel suc- 3), M. Olicr olain-chant, M. du Fernicrs temps fonction de ant fait disparoisse où ne à quatre laristes aux iale. Enfin, it à la com- 1 des sacre- 2rcs à ceux malades; et it pour les clerc, afin instruire (D).

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Nous ne voyons donc pas sur quels motifs on pourrait se fonder pour dire que le séminaire de Saint-Sulpice, dans ses premières années, ne fut qu'une réunion de piété sans étude de théologie; une association où rien n'était encore organisé. Une preuve péremptoire du contraire, indépendariment de ce qui vient d'être dit, c’est que les contemporains les plus sages, les plus clairvoyants et les plus intéressés dans cette matière, en jugeaient tout autrement. Nous avons vu, en effet, que, dès le début du séminaire de Saint-Sulpice, nombre d’évéques de l'assemblée générale de 1643, frappés de l'éclat que jetait déjà cette communauté naissante, allèrent à l'envi demander à M. Olier, malgré sa jeunesse, des avis sur la manière d'établir et de composer leurs séminaires diocésains. Cette conduite de leur part serait inexplicable, si le séminaire de Saint-Sulpice avait été tel alors qu: ie suppose l'historien de saint Vincent de Paul.

« Il y a lieu de croire, dit encore lemême historien, que le » séminaire des Bons-Enfants fut, non établi, mais pleine- » ment organisé, avant celui de Saint-Sulpice (1). »

Pour juger du fondement de cette conjecture, il est nécessaire de rappeler ici ce qui est rapporté par Abelly sur le séminaire des Bons-Enfants et sur son origine. « Environ » l'année 1636, dit-il, M. Vincent donna commencement à » un séminaire, dans le collége des Bons-Entants à Paris, » pour y instruire à la vertu et aux sciences quelques jeunes » enfants, dans lesquels on remarquait quelque inclination » ct dispositions à l'état ecclésiastique. Mais l'expérience » (lui apprit) qu'il était nécessaire d'établir d'autres sémi- » naires, pour les ecclésiastiques déjà promus aux saints » ordres, du qui seraient dans la disposition prochaine de » les recevoir, afin de les instruire, pendant quelque temps » notable, des matières les plus nécessaires de la théologie, » principalement de celles qui regardent les mœurs et l'ad- » ministration des sacrements. Et c'est ce que lui-même » commença à faire au collége des Bons-Enfants, sans quit- » ter pourtant le séminaire des jeunes clercs.

» Le cardinal de Richelieu lui envoya mille écus qui » furent employés à l'entretien des premiers qu'il reçut au » collége des Bons-Enfants, au mois de février 1642. Il les » fit nourrir ct instruire l'espace de deux ans. D'autres se » présentèrent depuis, qui offrirent de payer leur pension. » Quelques années après l'établissement de ce nouveau sé- » minaire au collége des Bons-Enfants, le nombre des ecclé- » siastiques s'étant beaucoup accru, et le logement, qui est » assez resserré, ne pouvant contenir tant de personnes sans » incommodité, M. Vincent en retira les jeunes clercs qui

(1) St-Vincent de Paul, par M.

Maynard, t.n,p.

Vincent de Paul, liv. 1, ch. 31, p.

146, 147. — Liv.

u, ch, 5, p. 294,

(2) Lett. de feu M. Vincent, t.1, 22, 9f6v.1642.

(3) Arch. de l'Empire, sect.

hist., M., cart.

425, & 1, 23, verso.

(‘)Lett. de feu M, Vincent, 9 avril 1647 à A.

supérieur,1°293,

» étudiaient aux humanités, et les transféra à la maison dite » de saint Charles (1). » :

Il est manifeste par ce récit que le grand séminaire des Bons-Enfants commença en 1642; et nous savons d'ailleurs que saint, Vincent fit en cela, comme il. nous l’apprend luimême, un essay de douze sujets, à l'entretien desquels ilemploya les, mille écus donnés par le cardinal (2). Mais on ne voit pas que cet essai ait été dans son commencement -un séminaire pleinement organisé, alors que le collége des Bons- Enfants se composait; comme les séminaires-colléges, de théologiens ct d'humanistes ; et que même cette maison, assez peu spacieuse, ñne pouvait contenir les uns et les autres sans incommodité, Il nous parait donc plus naturel de penser que le grand séminaire des Bons-Enfants ne fut pleinement organisé que quelques années après son établissement, lorsque saint Vincent de Paul en eut retiré les humanistes ; et que cette maison ne fut plus composée que d'étudiants qui avaient déjà terminé leurs cours de littérature, ce qui cest essentiel aux grands séminaires proprement dits.

C'est vraisemblablement pour cette raison que Louis XIV, en le confirmant par ses lettres-patentes données en 1714, déclare expressément que le séminaire des Bons-Enfants quoiqu’ établi alors depuis soixante-six ans, n'avait point encore été approuvé par lui (3), ce qui revient à dire qu'il ne commença qu'en 1648 ou 1647. Car ce nombre particulier d'années d'’existence.fixé et déterminé par les lettres du Roi à soixante-six, qui n'est pas un nombre rond, semble naturellement être fondé sur la supputation exacte des années, qui, en 1714, s'étaient écoulées depuis que le séminaire des Bons-Enfants était devenu un grand séminaire proprement dit, et tel qu'il s'agissait de le confirmer alors. Il est même très-probable que cette supputation ne se trouve dans les lettres du Roi que parce que les prêtres de la Mission l'a= vaient faite et mentionnée eux-mêmes dans leur requête au monarque, . pour obtenir de lui des lettres-patentes qui reconnussent cette maison comme un grand séminaire, On ne peut guères supposer, en effet, que les secrétaires du Roi l'aient faite de leur chef, ni que, dans le cas où elle eût été fautive, les prêtres de Saint-Lazare n'en eussent pas demandé la correction. Il est certain du reste que l'année 1647, il n'y avait plus aucun humaniste dans la maison des Bons- Enfants. Saint Vincent de Paul dans une lettre du 9 avril de cette dernière année, énumérant les séminaristes grands et petits, élevés alors dans les divers établissements de la Mission, disait en parlant de Paris : « Nous avons soixante » prêtres au collége des Bons-Enfants: quarante petits-sé- » minaristes au séminaire de saint Charles (4). » Il nous semble donc qu'avant la translation des humanistes à saint

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Louis XIV, ses en 1714, >ns-Enfants it point enire qu'il ne particulier ttres du Roi -mble natudes années, minaire des roprement 1 est même ve dans les ission l'a requête au tes qui reaire, On ne res du Roi elle cût été pas demanéc 1647, il des Bonsdu 9 avril tes grands ents de la S soixante petits-sé- .» Il nous Btes à saint

Charles, le collége des Bons-Enfants n'était point encore un grand séminaire pleinement organisé, que c'est là le seul moyen de concilier la narration d'Abelly avec le texte des lettres-patentes du Roi, et d'expliquer ces lettres ellesmêmes qui, d'ailleurs, ne sont contredites ni infirmées par aucun monument, en retardant jusqu'en l’année 1647 le commencement du grand séminaire proprement dit du collége des Bons-Enfants. On pourrait méme douter s'il était pleinement organisé en 1647, puisqu'au témoignage de saint Vincent, il ne se composait alors que de prêtres: ce qui ne suppose pas nécessairement des cours suivis de théologie. Il n'était pas rare de voir dans ces temps des prêtres ordonnés sans préparation faire bénévolement quelque séjour dans un séminaire, non pour apprendre la théologie, mais pour se former à l'esprit ecclésiastique, aux cérémonies et aux fonctions les plus simples du saint ministère, Au rapport de M. Bourdoise, un très-grand nombre y passaient pour cela trois mois, six mois, un an; et ilajoute que parmi ces prêtres plusieurs ne savaient lire parfaitement(1). «II se pré- » sente quelquefois des ecclésiastiques, écrivaitsaint Vincent, -» le 16avril 1659, qui demandent à passer quelque temps par- » minous pour se former aux fonctions de leur état; et ceux- » ci nous les adressons au séminaire des Bons-Enfants, où » ils sont reçus à pension et instruits de toutes les choses » convenables, autant de temps qu'il léur plaît (2).» Les soixante prêtres qui composaient cette maison en 1647, étaient probablement de cette catégorie. Après ces paroles si expresses de saint Vincent: is sont reçus et instruits autant de temps qu'il leur plaît, on est surpris de ce qu'on a supposé de nos jours : qu'il eut exigé rigoureusement de la part des aspirants aux ordres sacrés un séjour au moins d'un an dans son séminaire (3). On ne comprendrait pas d'ailleurs comment il aurait établi un tel règlement, alors que l'autorité diocésaine de Paris n'imposait d'autre condition pour être admis aux saints ordres que les exercices des Ordinands durant quinze jours (4), qui même furent réduits à onze (5), et avec obligation aux prêtres de Saint- Lazare de les loger et nourrir sans en tirer aucune rétribution (6).

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