‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 215 sur 331 · XXIV. Avant de quitter le Puy, M. Olier voulut témoi · texte numérisé non relu

XXIV. Avant de quitter le Puy, M. Olier voulut témoi

Exempled'hu- gner sa reconnaissance à tous ceux qui s'intéres- |

milité qu'il sajent au séminaire, et en particulier aux reli-

donne auxre- ijeuses de la Visitation. Elles rendaient, en effet

ligieuses de la Visitation.

+ Les directeurs du séminaire du Puy, comme représentant le chapitre de saint Georges, portaient alors l'aumusse:

et M. de Saint-Antoine, qui avait prêté la sienne à M. Olier. #

pour cette cérémonie, la conserva depuis avec religion, par (4) Lettredu2y Vénération pour le serviteur de Dieu, comme il l'écrivait Avril 1657. At- dans la suite à madame Tronson. sa mère (4). testations aut.

(5) Note envoyée

de Nantes à M. ?tt En 1650, M. Olier avait résigné son prieuré de Clisson {

Nagot. à M. Houmain de Sainte-Marie (5), qui y mourut le 19 mars (6) Catalogue. 1651 (6).

met ordi des » pe »on ) qu > SC » sel rieur sista jour's relàc oya un pe > Ce > par satioi laisse Cer rer at pour de no en de furen visite ralysi en fur appri

it les reliques jui détermina ème à recomonner jamais ues avantages s'établir ail- > porta encore curé de Saintetenir, depuis (2) ; et aussi à ui jusqu'alors

tte église, ave !

ur la demande ui-mèême cette

de Dieu, quoi- !

Èn présence du multitude de “veilla la dévo-

id le séminaire 4

-hose, écrivait

rs, qu'à faire #

t Milaire, dont lise, l'honneur

ablissement, il {

re de Dieu (3)»

voulut témoix qui s'intereslier aux relidaient, en effet.

comme représen-

t alors l’'aumusse: |

sienne à M. Olier.

avec religion, pat

Emme il l'écrivait (4).

irieuré de Clisson

hourut le 19 mars

tant de bons offices aux directeurs, que ceux-ci n'aaient pas cru pouvoir leur refuser les secours spirituels qu'elles réclamaient de leur ministère. M. Olier s'étant donc fait transporter à leur parloir, ls remercia de leur charité, et finit par une exhortation sur la vertu d'obéissance. Lorsqu'il eut cessé de parler, la supérieure prit la parole à son tour, lui dit combien elle était reconnaissante des services que les prêtres du séminaire rendaient à sa communauté, et lui en demanda la continuation. M. Olier s'y prêta pour quelque temps, sans permettre néanmoins qu'ils reçussent les confessions ordinaires de ces filles, ni qu'ils leur prèchassent des sermons. « Ces sortes d'entretiens, dit-il, ne » peuvent guère être utiles aux religieuses; souvent »on est obligé de ne pas parler de leurs défauts, » quelquefois mème d'user de flatterie , de peur de » scandaliser les personnes du monde qui sont pré- » sentes, et qui les croient parfaites. » La supérieure, qui désirait vivement obtenir ce point, insista jusqu'à quatre ou cinq fois, lui alléguant toujours quelque nouvelle raison pour l’obliger de se relâcher. Il persista néanmoins dans son refus; et, voyant enfin qu'elle s'opiniâtrait, il lui dit d'un ton un peu ferme : « Ma mère, je ne puis pas permettre » ce que vous me demandez; je vous en prie, n’en » parlez plus. » La supérieure détourna la converation sur un autre sujet, et l'on se retira en paraissant fort édifié de part et d'autre.

Cependant, ce mot que M. Olier venait de proférer avec un peu d'émotion, le troubla au point que, pour apaiser les remords de sa conscience, il se fit de nouveau porter chez les religieuses, afin de leur en demander pardon. Les directeurs du séminaire rent fort surpris de le voir faire cette nouvelle visite, à cause de l’état d'affaiblissement où sa paralysie l'avait réduit. Mais la supérieure et ses filles en furent bien plus étonnées encore, lorsqu'elles en apprirent le sujet, et qu'elles l'entendirent s'accu-

(1) Petitrecueil ou mémoire, etc.

par lamère Gauchet, Ms.in-4°,p.

As et s.— Vie de X. de Lantages, liv.in,n, xxu, p. 163, 164,

Autre exemple remarquable d'humilité.

ser, dans les termes les plus humiliants, de les avoir mal édifiées , en leur refusant d'un ton trop ferme, une chose qu'il se croyait obligé de ne pas accorder (1).

Entre autres marques d'humilité que donna M. Olier, nous ne devons pas omettre le trait suivant. Quelque temps avant ce voyage au Puy, un religieux, en prêchant dans une communauté de cette ville, se mit à faire une très-vive sortie contre des ecclésiastiques qu'il ne nommait pas, mais que chacun reconnut être les directeurs du séminaire Le confesseur du monastère, qui leur était tout dévoué, ne se contenait pas en l'entendant ; et à peine vit-il le prédicateur descendre de chaire que, sans user d'aucun ménagement, il éclata en reproches, lui témoignant toute son indignation. «Je

» n'ai presque rien dit, lui répliqua ce religieux: si !

» je me mettais à parler sur leur compte, j'en dirais » bien davantage ; » et cette réponse ne servit pas peu à échauffer le zèle du confesseur. Sur ces entrefaites, M. Olier arriva au Puy. Le confesseur, étant venu le voir, n'eut rien de plus pressé que de lui rapporter ce qui avait eu lieu, et comment il avait pris, dans cette rencontre, les intérèts du stminaire. Mais il fut bien étonné de la proposition

que lui fit alors le serviteur de Dieu. « Monsieur, {

» lui dit-il, ferez-vous bien ce que je vais vous » dire? » L'autre lui répond qu'il n'a qu’à parler pour être obéi. « Mé bien, reprend M. Olier, allez » de ce pas demander pardon au bon religieux que

» vous avez traité de la sorte; » et le confesseur |

exécuta cet ordre à l'instant. Une réparation si ex- {

traordinaire surprit bien des personnes; la réponse que M. Olier fit à ce sujet au Père de Serres, gardien des Cordeliers, et depuis provincial, ne parut pas moins étonnante. Celui-ci lui répétant que le religieux aurait dû seul s’humilier, et non pas recevoir des excuses: « Mon Père, reprit M. Olier, »* quand nous aurons réparé toutes les injures faites

Srvite

Tor

ints, de les un ton trop é de ne pas

que donna

> le trait sui-

au Puy,un munauté de sortie contre as, mais que u séminaire.

1 était tout endant ; eta le chaire que, éclata en reignation. « Je > religieux; si te, j'en dirais ne servit pas r. Sur ces en- Æ confesseur, pressé que de st comment il ntérèts du sèla proposition +. « Monsieur,

je vais Vous a qu’à parler . Olier, allez religieux que le confesseur aration si exes; la réponse s Serres , Barcial, ne parut pétant que le non pas recebrit M. Olier.

injures faites

Page 1