SÉJOUR AU PUY
» à notre Dieu, alors nous pourrons songer à de- » mander pour nous-mèmes des réparations (1). »
Il paraît que M. Olier visita la plupart des communautés de la ville, et que partout il répandit la mème odeur de vertus. « J'ai oui dire au Puy, au » Père de Labrunie, Jésuite. rapporte M. Le Bre- » ton, directeur au séminaire, qu'il y avait vu au- » trefois M. Olier, et avait confessé aux autres Jé— » suites du collège, qu'il était touché de sa vue seule, » ajoutant que son aspect ne respirait qu'humilité » et religion (2). » Une sœur du vicomte de Polignac fit prier le serviteur de Du de venir la voir au couvent de Sainte-Catherine-du-Puy , où elle tait religieuse. Il s'y rendit, et ce fut pour y recevoir des reproches amers de ce que, dans un différend qui divisait l'Evêque du Puy et le vicomte de Polignac, son père, il s'était déclaré pour le parti du Prelat. Plus ses paroles furent vives, plus le sertiteur de Dre fit paraitre d’humilité et de douœur, souffrant ces reproches sans répliquer un sul mot (5). Revenu au séminaire, il crut utile, pour la conduite des directeurs et celle de la maison, de faire connaître à M. de Saint-Antoine k sujet de sa visite, en usant cependant de tous les ménagementsque sa grande charité put lui fournir. {I me dit d'un ton de voix humble et fort doux. » rapporte celui-ci: Elle a usé de reproches à mon » égard, et m'a fait des plaintes très-vives. J'ai » souffert cet orage sans vouloir lui déclarer que > son père Ctait mon parent (4) * +. »
En quittant la ville du Puy, M. Olier reprit la route des eaux, et passa par Langeac, afin d'y vénérer pour la dernière fois, les précieux restes de la mère Agnès. Il était accompagné dans ce péleri-
louis Armand de Polignac. père de cette religicuse, âVait épousé en secondes noces, le 17 février 1648, Isabelle Esprit de la Baume. fille de Ferdinand, comte de Montreval, et de Marie Olier de Nointel (5), cousine germaine du &rviteur de Dieu (6).
Ton. ur. 30
(1) Attestations autog. touchant M, Olier, p.176.
Douceur et humilité de
M, Olier.
C2 à) Ibid.p. 174.
3) Esprit de M, Olier, t, ut, P: 309,
4, Attestations aut. p.198, 200.
* NOTES, p.
M. Olier visite le tombeau de la mère Agnès.
5) Histoire généalogique de la maison de France, 1x, p. 201.
6 Dictionnaire dela Noblesse, t.
x1, art, Olier, et Ulier de Nointel,
11) Archives ae nage de MM. de Bretonvillicrs, d'Hurtevent, de le
Suint-Cathe- Lantages et Le Breton (1). Dcjà, en 1652, lors del'é- la
rinade Langeac. tabjissement du séminaire de Notre-Dame-du-Puy, pe il avait eu la consolation de visiter ces lieux qui lui ch
rappelaient de si doux souvenirs; il avait même, de
avec l'autorisation de l'Ordinaire, fait ouvrirletom- ! qu
beau de la vénérable Prieure pour y prendre quelque F:
(2 Lettresaut, portion de ses ossements (2) +. Dans ce dernier | M. cs p. voyage, il obtint de transporter le saint corps dans M de Dre, Un nouveau cercueil plus propre et plus décent que T
liers,tuip.8x4 l'ancien (3). Comme il se présentait pour entrer
| | | DES HAS 4 GB L28% ans la clèture, et qu'il était obligé de marcher ap- M
» puyé sur son bâton, il dit agréablement à la mère des Cinqg-Plaies , alors Prieure, qui vint le recevoir D à la porte du couvent: « Vous voyez, ma mére,
» comme je suis; c'est la mère Agnès qui m'a fait bon
(4) Attestations « ce tour-là (4); » voulant dire qu'elle était fidele Pre
Du | Qu Be 11 à Jui obtenir les croix qu'elle lui avait promises. Par
| {ll | 11 serait diflicile d'exprimer les sentiments de vé- li Il | nération qu'il fit paraître lorsqu'on-cut ouvert le “ [14 cercueil. Sans la voir des yeux du corps, et sans R
converser visiblement avec elle, comme il avait fait
si souvent, durant son premier séjour en Auver- TE
gne, il ressentit une joie intérieure, qui surpassait pie
tout ce qu'il avait éprouvé alors dans ses diffirents prince
cntretiens. C'était le fruit de la charit: consommée sur ce
de cette grande âme qui, vivant dans la socict: de téress
| HE: 4 Jésus-Cnrisr et des Saints, avait beaucoup plus de t [LL pouvoir pour attirer à Dieu son ancien directeur, ni
| | et lui obtenir denouvelles faveurs du Ciel, que lors- Jésus.
qu'ils étaient ensemble en oraison au pied des Dame
î | saints tabernacles. Ce saint corps, couvert de l'habit nee |
religieux, lui parut être encore presque entier; Pa
Y avai elle l'a séjour cette f:
la cons
+ Le 11 novembre 1652, M. Olier écrivait du Puy à ma damc de Saujeon: « En attendant que l'on commence detra- » vailler et d'entrer ici dans le séminaire, je m'en vais au tom » beau de sœur Agnès (à six lieues de cette ville), qu'on m'apromis par grâce me faire ouvrir, pour lui rendre mes devoirs avec plus de consolaticn, et recevoir de ses reliques (W,»
Passin nevre lréquer
(3) Lettres avt.
p. lo. »
rtevent, de >, lors del'éme-du-Puy, ieux qui lui avait mème, uvrir le tom- 1dre quelque £ ce dernier it corps dans 1s dècent que pour entrer . marcher apent à la mère int le recevoir ez, ma mère, 8 qui m'a fait lle était fidele t promises.
timents de véeut ouvert le corps; et sans me il avait fait our en Auverqui surpassait s ses différents it: consomme 15 la sociit: de Lucoup plus de cien directeur, Ciel, que lorsau pied des vert de l’habit esque entier;
it du Puy à mt commence de tra m'en vais au tom le), qu'on m'a Pro ndre mes devoirs Les reliques D: ?