‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 242 sur 331 · M. OLIER REND LA SANTÉ A PLUSIEURS MALADES · texte numérisé non relu

M. OLIER REND LA SANTÉ A PLUSIEURS MALADES

» prit occupé de quelque mauvais désir. Aussitôt » je fis le signe de la croix, et cette pauvre âme fut » délivrée : le malin qui était entré dans son corps,

» pour tâcher de la séduire, et qui s'était établi » dans ses yeux, pour la porter au péché, fut obligé » de fuir par la vertu de la croix (1). » Une personne tourmentée de pensées contre la pureté étant allée se recommander à ses prières, il lui ré pondit en souriant : Allez en paix; et dès ce moment toutes ses peines se dissipèrent (2).

M. Olier n'avait pas seulement le don de rendre la paix aux âmes ; souvent, en visitant les malades, il leur procurait aussi la santé du corps (3). La mère de Saint-Gabriel, dont on a parlé, déclare, dans un écrit signé de sa main, qu'étant atteinte d'un grand crachement de sang ; celle employa vainement, pour l'arrêter, la saignéc e aux pieds et plusieurs autres remèdes, mais que, M. Olier l'étant venu voir, lorsqu' elle était au lit bien aflaiblie par ; cet accident qui continuait toujours, et lui ayant dit ces paroles : Ma fille, je vous défends de cracher du sang davantage : non, je ne le veux pas, l'accident essa dès ce moment. « Je certifie, dit-elle, que je » n'ai plus rendu de sang, quoiqu'il se soit écoulé venviron dix-huit ans depuis, et qu'à l'heure » mème je fus guétrie de ma maladie. Je déclare » que cette relation est véritable, et je suis prête à » l'attester avec serment (4). »

M. Olier rapporte lui-même la guérison d'un kune séminariste, M. de Villars, depuis archevèque de Vienne, que les médecins avaient aban-— donné, « Dans le temps que je lui donnais l'Ex- » trème-Onction , dit-il, il sentait en soi des effets » extraordinaires, à cause des grâces qui se répan- * daient en lui par les paroles que Notre-Scigneur me mettait dans la bouche; tandis que les mêde- ’cins le condamnaient, Notre-Seigneur me dit : » Je te le rendrai, comme il est arrivé; ce qu'en- » suite les médecins eux-mèmes ont jugé être un

(1) Mém, aut.

de M. Olier,t.u, p.11. — Copie de ces Mémoires, tt, p. 216,

(2) Attest, etc.

M.Olier rend la santé à plusicurs malades.

(3) Mém. aut.

rs M. Olier,t.vi, 26. — Vie de

Ni. Olier, par M.

de Bretonvil- Fig t.1,p. 446.

(4) Attest. etc.

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