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(2) Tbid.t, 1 p. 398, 999.
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(3) Attest. aul, 10), 110,
508 PARTIE II, LIVRE X,. == 1649 et suiv.
» miracle, Depuis cet accident, on voit ce jeune » homme avancer à vue d'œil dans la vertu (1). » On lit d'autres exemples semblables dans les Mtmoires de M. Olier. Très-souvent les malades qu'il visitait se trouvaient guéris à mesure qu'il leur parlait, quoiqu'il n'eùt aucun dessein de demander à Dieu leur guérison. « Cela me fait voir, ajoute » t-il, combien les ministres de JÉsus-Curisr ont » peu de part aux opérations de sa bonté et de sa » puissance, puisqu'il produit des effets très-saints » par des sujets souvent très-imparfaits et très- » impurs, et dont il n'attend point le concours, » ni mème les désirs (2). »
Ces gutrisons avaient inspiré aux paroissiens de Saint-Sulpice une si vive confiance aux prières de M. Olier, que plusieurs se regardaient comme sauvés, dès qu'ils s'étaient recommandés à lui. Une personne, qui avait éprouvé les effets de ses intercessions auprès de Dreu, dit, dans une déclaration signée de sa main: « Lorsque tout le monde mc « condamnait, et que les médecins, après avoir usi » de tous les remèdes imaginables, n'attendaient » plus autre chose que ma mort, mon grand re- » cours fut à M. Olier, aux prières duquel je me » recommandai par mon confesseur ; car M. Olier » vivait encore. J'avais tant de vénération pour lui, » qu'il me semblait qu'avec le secours de ses pri£- >» res, il n'y avait rien de fâcheux que je ne pusse » souffrir ; et j'avais tant de confiance en sa protec- » tion auprès de DiEu, que je fus toute soulage » après m'être recommandée à lui (3). » Une autre paroissienne, parlant de cette mème confiance aux prières de M. Olier, dit au sujet de sa sœur:
Comme on craignait qu'elle ne passât pas la nuit, » ma mére, voyant le danger où elle était et l'a- » larme du médecin, courut chez M. Olier pour le > prier de venir la voir, connaissant sa grande dili- » gence à visiter les malades, et sa tendre charit » pour eux. Il y vint, et dit avec assurance que la
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» malade n'en mourrait pas. Chacun regarda cette » parole comme une assurance certaine de guéri- » son: le confesseur de ma sœur, M. d'Herbrée, » vint me l'apprendre ; et en effet elle recouvra la » plus parfaite santé (1). »
Tous ces exemples fort assez comprendre pourquoi beaucoup de fidèles, après la mort du serviteur de Dieu, ont eu la même confiance en ses prières , et se sont adressés à lui pour obtenir des gutrisons. On en rapporte un assez grand nombre; nous nous bornerons aux principales, nous contentant ici d'abrèger les déclarations authentiques qui en furent données, et dont on conserve les originaux au séminaire de Saint-Sulpice.
Nous commencerons par la guérison de cette même demoiselle Manse, qui Ctait venue s'offrir à M. Olier pour assister les malades de Montréal, en attendant que M. de la Dauversière y eût envoyé des Hospitalières. Celles-ci ayant enfin été établies à La Flèche, en Anjou, mademoiselle Manse, qui ne pouvait plus suffire au service de la colonie, demandait depuis plusieurs années qu'on hâtât leur départ. Mais deux obstacles l'avaient retardé jus-qu'alors : l'autorité de personnes puissantes qui voulaient établir à Ville-Marie les Hospitalicres de Québec , et l'absence de toute sorte de secours pour la fondation de celles de M. de la Dauversière. Sur ces entrefaites, mademoiselle Manse, s'étant rompu le bras en tombant sur la glace, et ayant mème perdu tout-à-fait l'usage de ce bras, par la maladresse des chirurgiens du pays, repassa en Europe, après environ deux ans de souffrances, pour y consulter des médecins plus expérimentés, et pour essayer d'amener avec elle des Hospitalières de La Flèche, quoiqu'elle n’eût ni les fonds nécessaires à leur établissement à Montréal, ni l'espérance d'en acquérir (2).
La sœur Bourgeois voulut suivre sa compagne infirme, incapable alors de voyager seule, et même
(1) Attest. aut.
M'e Manse fait unechute.
Son mal cest jugé incurable.
(!) Annales ou
histoire des Hos-
pitalières, etc.p.
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(1) Vie de la sœur Bourgeois, 9° part, p. 74,
(2)Annales,etc.
p. 364. — Relation des Hospitalières, dans le Canada, ms. in- P, ch.1x, p. 16, 17. — Hist. ms.
tn, p. 91, — Mémoires sur M.
de Laval, p.134.
(3) Vie de la sœur Bourgeois, p. 75,
M'e Mansec est gucrie au tombeau deM.
Olier.
de s'habiller (1). Dès qu'elles furent arrivées à Paris, M. d'Olbeau, chanoine de la Sainte-Chapelle et parent de mademoiselle Manse, mit tout en œuvre pour obtenir sa guérison. Il réunit dans ce dessein les médecins et les chirurgiens du Roi, et tous les autres qui avaient le plus de réputation dans Paris, Mais, après avoir examiné le bras de mademoiselle Manse, et l'avoir lavé plusieurs fois avec diverses liqueurs, ils jugèrent tous unanimement qu'il Ctait entiérement mort, et que la malade n'avait point de guérison à attendre. Sachant donc que son mal était incurable, elle ne songea plus qu'à l'affaire des Hospitalières, et, quoiqu'il n'y eût aucune apparence qu'elle dût trouver, dans la charité des fidèles, des aumônes suffisantes pour cette fondation, elle ne laissa pas d'adresser à Dieu des prières ferventes, et d'engager encore toutes les personnes pieuses qu'elle connaissait, à s'unir à ses intentions. Elle implorait aussi l'assistance des Saints, spécialement celle de M. Olier, ne doutant pas de son crédit auprès de Dieu, ni de l'intérêt qu'il prenait à cette œuvre, puisque, avant sa mort, ilavait signé le contrat qui donnait aux Hospitalières de La Flèche la conduite de l'hôpital (2).
Par un effet de cette vive confiance, elle eut la dévotion d'aller l'invoquer sur son tombeau, accompagnée de la sœur Bourgeois (3); et quoiqu'elle n'eût point la pensée de demander un miracle, elle y fut subitement guérie, ainsi qu'elle nous l'apprend elle-même dans la déclaration suivante qu'elle écrivit et signa de sa main:
« Au nom de la très-sainte Trinité,
» Je, Jeanne Manse, reconnais et confesse, en la » présence de mon Dev, avoir reçu la grâce de l'u- » sage de ma main droite par les mérites de feu » M. Olier ; ce qui s'est passé en cette manière :
» Il y a deux ans que j'étais restée estropiée après » une chute, où j'eus le bras rompu et le poignet