L: Les
bras
» dé » s'é » qu » ap} » ve ) frai » jou »nir » le » jan »2f6 ) ma » qu'a
ces » de » mais que
; fait.
» rem ) pas » J'éta » Dev »Ctat « » J'a non p l'inte » ser vit le jou » savai:
»tion à : dans | me vi } SON Sc de foi afin q » plus | pour 4
» démis ; car les chirurgiens qui me pansèrent, ne
ées à Pa- » s'étant aperçus de la dislocation de mon poignet hapelle et » que six mois après, ct lorsqu'on n'y pouvait plus en œuvre
» apporter de remède, je demeurai tout-à-fait pri- » ve de l'usage de ma main. De plus, j'en souf- » frais beaucoup, et j'étais obligée de porter tou- » jours mon bras en écharpe, ne le pouvant soute- » nir autrement, ou sans qu'il fût appuyé. Depuis le moment de ma chute, qui fut le dimanche 98 » janvier 1657, à huit heures du matin, jusqu'au » 2 février 1659, je ne pus m'aider ni me servir de » ma main en aucune manière , de sorte qu'il fallait qu'on m'habillât et me servit comme un enfant. "Les chirurgiens, et autres personnes habiles en rces matières, m'assuraient qu'il n'y avait point » de remède pour me rendre l'usage de ma main, » mais qu'il fallait tâcher seulement d'empêcher * que la chaleur naturelle ne se retirât, et que mon
ce dessein et tous les lans Paris.
demoiselle ec diverses | qu'il ctait it point de ie son mal a'à l'affaire cune apparité des fitte fondades prières ; personnes
intentions. Ni, bras ne vint à se dessécher et à mourir tout-àts, spéciar fait. Il y a dix-huit mois que je n'usais d'aucun pas de son remède, n'espérant plus de gutrison, et n'ayant Lu il nr pas mème la pensée de demander un miracle. avaitslgn J'étais contente de me soumettre à l'ordre de ères de La » Dieu, et de demeurer ainsi, toute ma vie, en cet état de privation douloureuse et pénible.
, elle eut la » J'avais désiré de voir le cercueil de feu M.Olier, k beau Es non pas dans la vue de mon soulagement,mais dans ( À ae Jun : l'intention de l'honorer, l'estimant un très-grand iracle, elleY D, crviteur de Dieu. J'eus la permission de le voir, (ii es le jour de la Purification de la sainte Vierge. Je {ll
» savais qu'il avait, pendant sa vie, grande dévo-
» tion à ce jour. Comme je fus sur le point d'entrer
» dans la chapelle où repose son corps, la pensée
me vint de demander à Dieu, par les mérites de
: son serviteur, qu'il lui plûüt de me donner un peu
de force, et quelque soulagement à mon bras,
‘afin que je m'en pusse servir dans les choses les
plus nécessaires, comme pour m'habiller, et | } pour accommoder notre autel de Montréal. Je dis:
fesse, en la rrâce de l'urites de feu anière :
opiée après le poignet
O non Dru, je ne demande point de miracle, car j'en suis indigne, mais un peu de soulage ment, et que je me puisse aider de mon bras, » Comme j'entrais dans la chapelle, il me prit un saisissement de joie si extraordinaire, que de ma vie je n'en sentis de semblable. Mon cœur çn était si plein, que je ne le puis exprimer ; mes yeux étaient comme deux fontaines de larmes qui ne tarissaient point: ce qui venait si doucement,
, que je me sentais comme fondue, sans aucun M L effort ni travail de ma part, pour m'exciter à 8 \ a telle chose, à quoi je ne suis pas naturellement # : disposée. Je ne puis exprimer cela, sinon en Sd disant que c'était un effet de la grande com- ae plaisance que j'éprouvais du bonheur dont + jouissait ce bienheureux serviteur de Drrv » 16
» Je lui parlais comme si je l'eusse vu de mes # A yeux, et avec beaucoup plus de confiance, «- #4 chant qu'il me connaissait à présent bien mieux + kr que lorsqu'il était au monde, qu'il voyait mes SE je besoins, et la sincérité de mon cœur, qui ne lui # parc avait rien cachèé. Fe tôt c » J'entendis la sainte Messe, et communiai dans #3 lière cette douceur extraordinaire, ne songcant point # qu'e à mon bras qu'après la messe, lorsque, M. de 4 Dia. Bretonvilliers s'en allant à la paroïsse pour assis- # gée « ter à la procession, je le priai de me donner Se x le cœur de feu M. Olier, pour le faire toucher Se bar mon bras, lui disant que je croyais n'avoir plus À dir à que faire du sang des bœufs et des taureaux pour guër ma guérison. J'eus dès-lors une certaine confian- ES qu'il ce d'être exaucte. Il me l'apporta et se retira ; ct mon moi, pensant aux grèces que Dreu avait mises 1665
dans ce saint cœur, je pris de ma main gauche » M. ce précieux dépôt, je le posai sur ma main droi- » pic te, tout enveloppce qu'elle Ctait dans mon échar- » mo pe. Au mème moment, je sentis que ma main # Ctait devenue libre, et qu'elle soutenait sans & appui le poids de la boite de plomb, ou le cœur #
de miracle, de soulagemon bras.
[me prit un , que de ma on cœur en rimer ; mes e larmes qui doucement, sans aucun m'exciter à iturellement a, sinon en rande comnheur dont un de Drv vu de mes onfiance. sat bien mieux
SR AŸRE Le Le
Hs
Te
il voyait mes #
ar, quinelui #
amuniai dans &
ngeant point
rsque, M. de 8 se pour assis- À
me donner ire toucher à n'avoir plus aureaux pour aine confiant se retira ; Cl avait mises main gauche a main droi-
s mon échar- |
que ma main butenait sans
b, où le cœur
» est renfermcé : ce qui me surprit, m'étonna mer » veilleusement et m'obligea de louer et de bénir » la divine Bonté de la grâce qu'elle me daignait » faire, de manifester en moi la gloire et le mtiite » de son saint serviteur. Je sentis en mème temps » une chaleur extraordinaire se répandre par tout » mon bras, jusqu'aux extrémités des doigts, et » l'usage de ma main me fut rendu dès ce moment: » quoiqu'elle soit toujours disloquée, je m'en sers » néanmoins sans douleur, ce qui est encore plus » admirable.
» Je déclare que tout ce que j'ai écrit ci-dessus, » en ces deux petites feuilles, est véritable et sincè- » re: en foi de quoi je l'ai écrit et signé de la même
> main dont j'ai reçu l'usage. À Paris, ce 15 février ||:
» 1659. Jeanne MaANsE (1). »
Au retour de la procession, M. de Bretonvilliers, étant entré dans la chapelle, trouva mademoiselle Manse baignée de larmes, et dans des transports de joie si excessifs, qu'elle ne put prononcer aucune parole. Le bruit de cette guérison se répandit aussitôt dans Paris. On en conçut une vénération singulière pour mademoiselle Manse, jusque-là que, lorsqu'elle passait dans les rues, on coupait quelquefois des morceaux de sa robe, et qu'elle se vit obligée de ne plus sortir qu'en voiture, pour se dérober aux empressements du peuple. Des personnes de marque voulurent la voir à leur tour, et s'encretenir avec elle (2); et c'est probablement de cette guérison que parle l'abbé Fleury, en rapportant ce qu'il avait appris d'un grave magistrat, M. de Gaumont, conseiller au Parlement de Paris, mort en 1665. « Il était persuadé, dit-il, de la sainteté de » M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-Sul- » pice, et rapportait quelque miracle fait depuis sa » mort, par son intercession (3). » Il arriva mème que des personnes généreuses, sachant dans quel dessein mademoiselle Manse était venue à Paris, s'empressèrent de lui fournir l'argent nécessaire à
Tom. 11. és
(1) Attest, aut.
le déclaration de Mlle Hanse, dutfévrier1659, 19,— Autre du 13 février, p. bi et suiv.
VIIT,
La sucrison de M'°: Manse devient l'occasion de l'éta-
blissement des fospitalières de Ville- Marie,
2) Annales des {ospitalières,
). JUY.
3) Nouveaur Opuseules de Fleury, X° édit.
1818, pe 360.
(1) Vie de la sœur Bourgeois, p. 79.
(2) Altest. aut.
Certificat du S.
Bouchard du 10 Juillet 1661, p.