‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 245 sur 331 · Autre de Madry, p · texte numérisé non relu

Autre de Madry, p

(3) Vie de la sœur Bourgeois, p. 75.

Mémoires, p. 134

Les Hospitalières de Ville- Marie éprouvent l'assistance de M.

Olier après sa mort.

514 PARTIE 111. LIVRE X. — 1659 et suiv.

la fondation qu'elle sollicitait; en sorte qu'après avoir obtenu au-delà de ses espérances, et avoir recouvré le parfait usage de son bras, elle emmena à Montréal des Hospitalières qui y commencèrent en effet cette fondation (1). Telles furent les circonstances de cette guérison extraordinaire. Parmi les actes autographes que nous avons sous les yeux, on trouve deux témoignages du plus grand poids : ce sont les déclarations authentiques des chirurgiens de Québec et de Montréal, qui, ayant traité mademoiselle Manse avant son voyage en France, certifièrent sa guérison dix-huit mois après qu'elle avait eu lieu (2). La sœur Bourgeois, qui en avait été elle-même témoin, en fait mention dans ses écrits (3). Enfin, l'auteur des Mémoires sur M. de Laval, premier évèque de Québec, ajoute que mademoiselle Manse conserva librement jusqu'à la mort l'usage de ce bras, malgré des accidents et des chutes qui auraient dû le lui faire perdre de nouveau (4).

Nous joindrons à cette guérison quelques particularités qui en sont comme une suite assez naturelle, et qui, toutes merveilleuses qu'elles sont, ne doivent point paraître suspectes, après tout ce qu'on a vu des commencements de la colcnie de Montréal. On a dit que des personnes puissantes s’opposaient au départ de ces filles pour la Nouvelle- France. À peine y furent-elles arrivées qu'on leur signifia l'ordre d’en sortir, et elles auraient été réduites à prendre ce parti, si elles n'eussent apporté avec elles le contrat signé de M. Olier, qui leur donnait l'administration de l'hôpital. Mais, sur ces entrefaites, M. de la Dauversière ayant été ruiné par un revers imprévu de fortune, et les fonds destinés pour la fondation de ces filles ayant été confondus avec les siens et perdus sans retour, elles se virent de nouveau sur le point d'abandonner le pays, de peur d'y mourir de faim. Heureusement elles avaient déjà pris possession de l'hôpital , ce

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