‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 247 sur 331 · GUÉRISON DE MARGUERITE VIEILLAPD · texte numérisé non relu

GUÉRISON DE MARGUERITE VIEILLAPD

que le malade reprit son embonpoint, quitta le lit, se promena dans l'enceinte de l'hôpital, et alla dans la chapelle, le dernier jour de sa neuvaine, pour remercier Notre-Seigneur. Enfin, le 30 du même mois, c'est-à-dire quatre jours après sa neuvaine, il sortit de l'hôpital, et se rendit dans l'église de Notre-Dame du Hâvre, pour y remercier la trèssainte Vierge des grâces qu'elle lui avait obtenues par l'intercession de son serviteur (1). Le fait a été attesté par la sœur hospitalière dont nous parlons, par deux médecins et un chirurgien de l'hôpital du Hâvre, qui déclarèrent qu'une pareille cure, opérée en si peu de jours, leur paraissait extraordinaire et très-merveilleuse. Ce fut enfin le témoignage que Trescartes lui-même rendit dans la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice, où il vint, en quittant le Hâvre, remercier son bienfaiteur sur son tombeau (2).

La guérison de ce soldat fit naître, dans l'hôpital du Hâvre, une confiance extraordinaire aux mérites de M. Olier, et fut suivie peu après d'une autre guérison, en la personne d'une des filles hospitalières du mème établissement, nommée Marguerite Vieillard. Elle souffrait des douleurs excessives, par l'effet d'un mal violent qui s'était fixé sur ses yeux. Ne recevant aucun soulagement des remcdes, et pressée par un mouvement de dévotion extraordinaire, elle Ôta tout l'appareil qui était sur ses yeux, ct fit appliquer sur chacun un morceau de linge trempé dans le sang du serviteur de Dreu. Aussitôt le mal cessa, la sœur Marguerite alla entendre la sainte Messe, ayant la vue aussi libre que si jamais elle n'avait eu mal aux yeux, et le lendemain sortit et marcha par la ville. Le médecin, la voyant gucrie en moins d'une demi-heure, ne revenait pas de son étonnement. Ces guérisons extérieures furent l'occasion d'autres effets bien plus précieux que le serviteur de Dieu opéra dans les âmes : « Ils sont si merveilleux, écrivait-on du

(1)Déclaration, etc.—Ibid. de la sœur Madeleine Mirrhé, Attest.

aut. p. 97.

(2) Déclaration de Trescartes.

Attest. aut. p.

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