XII
Guérison de Margucrite Vicillard,.
Ed
(1) Attest. aut. p. 105, — Certificat de Marque rite Vicillard,p, 107,— Autre de Marquerite Li
mosin, SUD rieure, p. 107.
XIIT.
Guérison de M. Boucaut.
(2) Grandit, Vies ms. tn, p.
520 PARTIE III, LIVRE X. — 1657 et suiv.
» Hâvre, qu'il n'est pas possible de les expri- » mer (1). »
Dans le recueil qui renferme les attestations des miracles attribués à M. Olier, on trouve en outre plusieurs guérisons rapportées par Grandet , entre autres celle d'un chanoine de Saint-Nicolas de Craon, nommé Boucçaut +, atteint d’une maladie qui, au dixième jour, le réduisit à l'extrémité. Une vertueuse demoiselle, Marie-Gabrielle Rousseau, en grande estime à Angers pour son zèle (2), se sentant pressée d'un mouvement de confiance en M. Olier, demanda à la très-sainte Vierge de manifester, par la guérison de ce prètre, le crédit dont jouissait aupres d'elle le serviteur de Dieu, et, dans ce dessein, elle envoya au malade un morceau de sa camisole, qu'elle tenait de M. de Longueil, maitre des cérémonies au séminaire de Saint-Sulpice. Un chanoine de Saint-Pierre d'Angers, nommé Rigault, fut chargé de le porter au malade à Craon. Au moment où il arriva, on sonnait son agonie. Entrant alors chez le malade, il apprit que les médecins l'avaient abandonné, et qu'ils avaient dit aux chirurgiens qu'ils pouvaient aiguiser leurs instruments pour ouvrir son corps. On lui donnait à peine une demi-heure de vie et l'on faisait les prières des agonisants, lorsque M. Rigault s'approchant de son lit: « Je vous apporte, lui dit-il, » quelque chose de M. Olier. Ayez confiance en » Dieu, et vous recevrez du soulagement par » l'intercession de son serviteur. » À ces mots M. Boucaut, levant les yeux au ciel, prit dans sa main ce qu'on venait de lui présenter, et demanda à boire, d'une voix si faible qu’on eut peine à l'en-
+ Jean Boucaut était entré au séminaire de Saint-Sulpice un an environ après la mort de M. Olier, et il y avait fait
(3) Catal. des un séjour de plusieurs mois. Dès lors il était prêtre et chaentrées, 14 mat noinc de Saint-Nicolas de Craon (3).
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GUÉRISON DE MM. COLOMB ET DE BÉGET 591 tendre. Il trempa lui-même le morceau dans un bouillon qu'on lui apporta et en but. Dés qu'il eut cessé de boire, il sentit des douleurs d'entrailles très-violentes. Sa maladie était une rétention d'urine ; il en rendit tout le reste du jour et durant la nuit une quantité presque incroyable. Les médecins, qui avaient assuré qu'ilne pouvait guérir sans miracle, furent étrangement surpris de la révolution dont ils étaient les témoins : mais ils n'en prononcèrent pas moins que le malade était sans es- AU ia poir, parce que tout ce qu'il venait de rendre avait ml Rigault, de sjourné si longtemps dans son corps, qu'infailli- 11 ' Si blement la corruption devait avoir gagné les intes- D "55, poux tins. Cependant sa santé revint tout-à-coup ; et seau, A maintenant que j'écris ceci, ajoute M. Grandet (c'e- PU 128 tait quelques années après), £l est encore vivant (1). et suiv.
On a vu l'estime et la vénération des habitants du Puy pour M. Olier durant sa vie: après sa mort, elle les porta à l'invoquer, et devint l’occasion d'un grand nombre de guérisons, qui passèrent pour miraculeuses. Nous nous contenterons de donner ici un aperçu de quelques actes authentiques qui en furent dressés.
M. Colomb, chanoine de la cathédrale, ayant été À] atteint d'une fièvre continue avec redoublements (Guérison de ï F < MM. Colomb violents, le 12 avril 1657, et concevant de grandes & à hévet. | inquiétudes le quatrième jour de ce mal, eut tout chanoines du coup la pensée que, s'il se recommandait aux Puy. prières de M. Olier, sa ficvre cesserait bientôt, et qu'il pourrait entendre l'oraison funébre du serviteur de Dieu, qu'on devait prononcer quelques jours après dans la cathédrale. Il l'invoqua, se trouva sans fièvre, et assista en effet à l’oraison funèbre. C'est ce qu'il a certifié lui-même dans un rit signé de sa main, le premier du mois suivant (2).
Un autre chanoine de la même église, M. de Bget, était atteint d'une fausse pleurésie, et d'un mal de côté fort pressant, qui l'empèchait de
(1) Attest, aut.
(2) Déclaration de M. Colomb.
Atlest. aut. p.1.
(1) Déclaration de M. de Béget.
Attest. aut. p.3.
Guérison de Charles de
Feugerolles.
Lettre de M.
de Saint-Antoine,
(2)Déclaration, p. 9.
#99 PARTIE 111. LIVRE X. — 1657 et suiv.
changer de position. Ayant appris depuis quelques jours la mort de M. Olier, et se souvenant qu'il conservait dans son cabinet une de ses soutanes, il se la fit apporter, n'étant pas en état de se lever pour aller la prendre lui-même; et à peine l'eut-il appliquée sur son côté, qu'aussitôt la douleur cessa totalement. La guérison fut même si parfaite, qu'il se leva sur le champ, mit sur lui cette soutane, et n'éprouva, durant tout le jour, aucune atteinte de son mal. Mais le soir, après l'avoir quittée, il sentit revenir sa première douleur, aussi aigué et aussi pressante qu'auparavant. « Incontinent, dit-il dans » sa déclaration, je la repris etla mis sur mon côté, » et tout aussitôt ma douleur cessa, et depuis je ne » l'ai plus ressentie (1). »
L'opinion que chacun avait de la sainteté de M.Olier fit diviser cette soutane en plusieurs morceaux , et, par leur attouchement, Dieu daigna opérer d'autres guérisons semblables. Un jeune ecclésiastique du séminaire du Puy, Charles de Capponi de Feugerolles, âgé de vingt-trois ans, fils du comte de Feugerolles +, d'une des plus illustres familles de Florence, fixée alors dans le Forez (2), fut guéri de la manière suivante. Depuis longtemps il était tourmente d'un violent mal d'estomac que tout l'art des médecins n'avait pu ni guérir ni diminuer. Un soir, que la douleur l'empèchait presque de respirer, il s'adressa à M.Olier. le priant de lui obtenir sa guérison, si Dieu en devait tirer sa gloire. En même temps, il appliqua un morceau de cette soutane sur son estomac, etil se leva, quelques moments après, pour se prome-
+ Le comte de Feugerolles eut cinq fils, qui embrassèrent l'état ecclésiastique ou l'état religieux, et quatre filles qui furent religieuses. Vie des religieuses de la Visitation, t. xiu, in-4 {au premier monastère à Paris. Vie de Françoise de Feugerolles.
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