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rtant de ce faux elle a éerit plu:
ue la paralysi A châtiment € ustifier la Mère gs, aimèrent à\ son scrmon Sul ine: « M.Olier, ; d'ennuis qu'il trop facilement r quoi, il lui en 1e, M. Gauterÿ.
juce M, Olier ail
M. OLIER ET LA MÈRE DE MATEL. 545 jamais porté ce jugement sur la cause de sa paralysie, c'est unê, idée de la Mère de Belly, que nous ne trouvons dans aucyn des monuments de sa vie; et comme elle a écrit cette remarque: dix-sept ans après sa conversation avec M, CGautery, cfle"prend sans doute ici ses propres conjectures pour la 1e md de cet ecclésiastique, et sa persuasion personnelle pour celle de M. Olier.
Il faut savoir, En eflêt, que Cette bonne sœur, considérant facilement des afllictions temporélles en général comme un malheur "ù cMâtiment du, s'est attachée à montrer, dans à émaires . que toutés lé8 personnes qui ont conedit, méme ifinôgemment, la Mère de Matel, ou agi contre les iNgd ets ee son couvent. en ont été punies dès cette Vie, C'esp une®des fins qu'elle s'est proposées en les écrivant, voulant digCulper ainsi la Mère de Matel de la suppression de son couvent de Paris, et se consoler elle-même des tribulations de plus d'une sorte, qu'elle avait eues à souffrir dans ces tristes circonstances. Voici en peu de mots quelle fut l'occasion de cette suppression, Plusieurs communautés de filles de la capitale ne pouvant se soutenir, surtout par défaut de sujets, M. de Pérefixe, archevêque de cette ville, sous la juridiction duquel était passé le faubourg Saint-Germain, décréta leur suppression en 1670, aussi bien que celle du monastère du Verbe Incarné, et ordonna que toutes les religicuses de ces communautés scraient réunies dans ce monastère, pour ÿ vivre sous l'autorité d'une supérieure commune, dont il s'était réservé à lui-même la nomination. Une Ursuline de Châtillon-sur-Sadne, au diocèse de Langres, Christine Lenet, désira d'occuper cette place : et comme elle avait deux frères auprès du prince de Condé, dont l'un, auur de Mémoires sur la l'ronde, avait servi utilement ce prince dans des négociations délicates (1), elle les fit agir auprès de lui: et le prince demanda à l'archevèque et obtint en effet pour elle cette supériorité. Mais son entrée dans ce couvent du Verbe Incarné donna licu à une suite de débats regrettables et afigeants, qui accélérèrent la mort de la Mère de Matel, arrivée le 11 septembre de cette année 1670, et firent enfin supprimer tout-à-fuit le monastre, dont les biens furent incorporés à l'hôpital général de Paris, en vertu d'un arrêt du 4 septembre 1671, et les religicuses furent transférées dans une petite maison au faubourg Saint-Vicior, pour y être entretenucs jusqu'à la fin de leur vie (2). Après cinq ou six ans de séjour dans ce lieu d'exil, la Mère de Bellv entreprit, en 1676 ou 1678, de composer l'histoire de ces troubles (5), et voulut montrer que toutes les personnes qui avaient concouru, de près ou de loin, à cette suppression, où occasionné quelque déplaisir
Ton. nr.
Fondement et occasion de cette opinion.
(1) Mémoires de Petitot, 1. Lin, p. 6, 7.
(2) Mém. de la sœur de Belly,t.
1, eh. XAX, XXXI, AXAI, NAN,
(3) Ibid, 1. 1, el xANXI, p 172,
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à la Mère de Matel. en avaient été châtiées de Dieu des cette vic.
XL. « Pour rendre homiaage à la vérité, écrit-elle, je dirui que Prétendues » plusicurs ont remarqué aussi bien que moi, que toutes les » personnes quin'ont pas bien usé avec notre Mère fondatrice, » ont été châtiées dès ce monde, par des afflictions très- » sensibles, et qu'il est arrivé dés honneurs et mille pros- » pérités à ceux qui lui ont reñdu quelque service (1), » Conformément à ce principe. elle assure, entre autres exemples, que Madame la présidente Le Coigneux, Madame
(11 Mém. de la 1 comtesse de Brienne, un religieux, et fe Prieur de l'absœur de Belly, Paye, pour avoir fait consentir la Mère de Matel à un arran Lu,eh. x, p. gement qu'ils pensaient dévoir être utile au mon: stère, 296. —T.1,elh. mais que la Mère ne jugeait pas tel, furent châtiés de J'iv : VV, p.219. Que Madame de Brienne mourut au bott de deux ans, dans
la soixante-troisième année de son âge; qée Madame Le Coigneux termina sa vie, peu après, à la rampagne, âgée de cinquante ans, quoique jusqu'alors elle jouit d'une très bonne santé; que le religieux fut déchiré par des calomnies ; et que le Prieur de Saint-Germain n'alla pas au-delà
(2) Hbid. t. n, de six mois (2. D'après cette religieuse, M. de Péréfixe eut ch. 1, p. 4, b; aussi sa part de ces châtiments divins, le premier dimanche eh, \,p. 26, 21; du mois d'août 1670, lorsqu'un sacrilége assassin, qui avait AURAS résolu de le tuer, perça d'un coup d'épée, au moment de pi ne Hé r H Va l'élévation, un prêtre qu'il avait pris pour l'archevèque, ct
à qui il servait la sainte Messe à Notre-Dame, pour exécuter plus aisément son affreux dessein. € Le souverain pasteur » des âmes, disait-celle, fit connaitre, par cet accident, qu'il » n'approuvait pas les vexations, que les officiers de l'ar- » chevèque nous faisaient à son insu, sous son autorité, le
(3) Ibid. ehap. » frappant de sa houlette, pour le réveiller et lobliger à xx, p. 20h et » veiller de plus près sur la conduite qu'ils tenaient à l'csuiv, » gard de notre maison (5). » Enfin, M. de Péréfixe étant
Gall. christ mort le 17 janvier 1671, à l'âge de soixante-cinq ans, et en- Ecel. Paris. res on vaut Le
(5) Mém, de la ViTOn quatre mois après la Mère de Matel, elle conclut de sœur de Bellg, à que la défunte l'avait appelé devant,le tribunal de la justu, p. 80. tice divine (4).
XII. Les magistrats du Parlement de Paris, pour avoir dé bouté Îles religieuses de leur appel, furent aussi punis à leur tour, L'avocat général Talon se vit obligé de s'aliter: trois conseillers moururent peu après le jugement rendu (5: le premier président, Guillaume de Lamoignon, éprouva des pertes dans le naufrage de vingt vaisseaux, et sa fille mou rut la même année ; le procureur général, Achille de Harlay. son gendre, perdit son père; et un autre de ses gendres. en se rendant à une de Ses terres, fut volé en chemin. « Tous » ces sujets d'affliction, ajoute la Mère de Belly, arrives » dans la famille de M, le premier président, incontinent
preuves de cette opinion:
plusicurssont châtiés.et l'archevèque luiméme.
Prétendus châtiments, otlicicrs de la justice, et de la maison de Condé.
(6: Ibid, t. 1, p. 61.
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ux ans, dans Madame Le agne, âgée de , d'une très r des calona pas au-delà Péréfixe cut ier dimanche sin, qui avait iu moment de rchevéque, et pour exécuter rerain pasteur iccident, qu'il Meiers de l'aron autorité, Île et l'obliger à tenaient à l'e- Péréfixe étant nq ans, et en ble conclut de unal de la jus-
bour avoir de aussi punis gé de s'aliter:
nent rendu (5 à, éprouva des t sa fille mou hille de Harle ses gendres.
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M. OLIER ET LA MÈRE DE MATEL, DAT » après la perte de notre procès, furent cause que plusieurs » personnes dirent que Dirt le visitait à son tour, pour le » faire repentir du tort qu'il nous aVait fait, ct le disposer » à le répargr. Mais il resta toujours endurci, jusqu'à sa » mort, arrivée quelques jours après que je lui eus proposé » Iles moyens de rétablir notre couvent (1), c'est-à-dire le 10 » décembre 1677, six an’,aprèsila perte du procès (2). » La nouvelle Supérieure, nommée par l'archevèque, à la demande du prince de Condé,-avait été conduite au couvent par Madame de Tourville, dame d'honneur de la princesse, et au rapport de la Mère de Bélly, toutes ces personnes furent châtiécs de Leu. « Sept mois après l'entrée de cette Supé- » ritüre, on nous apprit, rappôrte-elle, que Madame la prin- » © 6 avaitété ipsultée dans son hôtel par l'un de ses » pages, quiavait eu l'insolence de la blesser de son épée, » parce qu'elle avait voulu l'empêcher d'en tuer un autre, » ce qui avait fait prendre le dessein au prince son mari » de l'envoyer hors de Paris. Cette bonne princesse, en » effet, en sortit après sa guérison; ct, depuis ce temps, » clle est exilée de son hôtel, comme nous le sommes de » notre monastère, depuis sept ans. Et Madame de Tour- » ville, sa dame d'honneur, fut aussi exilée de ce monde par » une prompte mort qui l'en tit sortir quelques mois » après (3. On nous apprit aussi (le 25 avril 1671) que le » roi et toute la cour avait diné à Chantilly, chez M. le » prince de Condé; mais que la fête avait été un peu trou- » bléc, à cause que la marée était arrivée si tard que le roi » ne put se mettre à table qu'à cinq heures: ce qui avait » été un sujet d'inquiétude à Son Altesse, et un tel chagrin » à son maitre d'hôtel, qu'il s'était poignardé dans sa cham- » bre, C’est la deuxième action violente ct tragique, arrivée » chez M. le Prince, depuis qu'il à permis à Messieurs » Lenct de se servir de son nom, pour établir leur sœur » dans notre couvent (4). Je serais trop longue, si je voulais » m'arrêter à écrire les autres accidents, arrivés à ceux qui » ont contribué à la ruine de notre monastère de Paris (5), »
Ces traits, et d'autres semblables que nous omettons, montrent assez combien la Mère de Belly était portée à prendre pour des faits avérés les conjectures de son imagination, et autorisent à dire qu'elle en à fait ainsi de la paralysie de M. Olier. Elle à vu dans cette paralysie un châtiment de Div, et, pour !& rendre plus plausible et plus frappant, son imagination lui à fait supposer des circonstances qu'elle regarde sans doute comme incontestables, mais qui toutes sont démenties par les monuments contemporains de la vie de M. Olier. « Le dessein de cette visite » échoua, dit-elle, parce que M. Olier se trouva en ce temps » subitement attaqué d'une paralysie de tous ses membres,
(1) Mém. de la sœur de Belly, Lou, ch. xx, p.
(?) Gazette de lrance, 11 dé:
cembre 1677.
(3) Mém. de la sœur de Belly, Lou, eh, xxx, p. 193.
(4) Aid, tan, ch. x, p. 54,55.
(5) Ibid. ta, ch, xIX, p. 104.