M. OLIER ET I A MÈRE DE MATEL
4° Elle assure qu'il fut at'aqué d'une paralysie de tous ses membres : c’est encore une nouvelle méprise, la paralysie n'äyant affecté que le côté gauche, comme il est rapporté dans sa vie, Elle ajoute que cette infirmité dura l'espace de sept ans: + autre méprise. En ayant été atteint le 26 septembre 1655, et étant mort le 2 avril 1657, il n'a pu demeurer paralytique qu'environ trois ans ct demi.
On comprend difficilement comment la Mère de Belly, qui, au temps de la paralysie et de la mort de M. Olier, demeurait sur la paroisse dg Saint-Sulpice, a fait un récit si inexact de circonstances qui étaient de notoriété publique dans tout le faubourg. Il n'y,a d'autre moyen de l'excuser qu'en disant que sa mémoire, dont elle ne se défiait pas (car on ne peut suspectér sa sincérité), la trompait et l'égarait étrangement,.par suite de la préoccupation d'esprit où elle était de justifier sa supérieure, En terminant, nous ferons cependant remarquer, que si clle suppose que tant de personnes auraient été châtiées de Dieu, elle est loin de les condamner toutes pour cela, avouant que plusieurs avaient agi dans de bonnes intentions; et dans ce nombre elle met M. Olier, dont elle parle d'une manière très-respectucuse et très-honorable, Il n'est mème aucun personnage, parmi tous ceux dont elle fait mention, qu'elle ait autant loué que lui: elle l'appelletour à tour : un bon ct pieux curé ; un grand homme de bien, fort estimé pour sa vertu et sa grande piété ; un fidèle, un grand serviteur de Dieu, en très-haute réputation, qui passait dans le monde pour un saint homme, aux saintes privres duquel la Mère de Matel se recommande, et qui a fait une très-
+ La Mere de Belly a fait cette crreur, dans une addition à la Vie de la Mère de Matel (1), compose par elle-même, ct où elle a consigné sa propre conversation avec M. CGiautery. Elle n'eut connaissance de cette Vie manuscrite que le 19 octobre 1675 :2), et son entretien avec cet ceclésiastique ayant eu lieu dix-sept ans auparavant, à la fin de l'année 16:57, quelques mois avant la mort de M. Olier. elle l'a rapporté, par erreur, à l'année 16.9, en rappelant qu'elle était alors supérieure de ce couvent. Elle l'était, en effet, mais son triennat ayant duré de 1656 à 1659, elle à confondu ici la dernière année avec la m'uuicre, et a conclu de cette fausse date que la paralysie de M. Olicr avait duré l'espace de sept ans, à partir de la visite de 1652, où elle supposait qu'elle avait dû commencer. Aussi, dans ses Mémoires, apres avoir donné la vraie date du voyage de M. Gautery (1566, elle réduit à quatre ou cing ans la durée de cette meme paralysie (5), parce qu'elle suppose toujours qu'elle commence en 1653, immédiatement après la visite de son monastere.
Hommage rendu à Ja sainteté de M.
Olier par la Mère de Belly clle-même.
4, Vie ms.tt, p. il.
(x) Mém. dela
cœur de Bellg, Lt, ch, xaat, p. 12,
8) {bid. t, 1, ch, avi,
(A) Mém, de la
sœur de Belly, ch. XVI, — Addition à la Vie de la mère de Matel, 1, un, p.
# 550 PREMIER APPENDIGÉ.
heureuse mort (1), En sorte que, loin de nuire, dans ses écrits, à la réputation de sainteté dont M. Olier jouit pendant sa vie et après sa mort, elle la contirme de plus en plus, et en est elle-même un témoin irrécusable, C'est même à cause de cette haute cet universelle rép@tation du serviteur de Dieu, qu'elle a cru devoir faire sa Vie de la Mère de M.tel, d'abord une première addition, que nous avons citée, afin de dissiper, par un suffrage d'un sk grand poids, les jugements défavorables que quelques personnes pouvaient avoir portés d'elle; puis une seconde, pour rappeler qu'au témoe gnage de M. Gautery, M. Olier avait admiré la bonté et la générosité de cette humble fondatrice. Ce sont les seules additions qu'elle ait faites à cette Vic; et comme elle y ajortait un grand prix, elle a signé l’une et l'autre, et a terminé la dernière par ces mots : Sur quoi je me suis Cru obligée de rendre mon témoignage. Sœur Lucrèce de Belly, dite Jeanne de Jésus.
lels sont les faits qu'il était bon de rappeler pour expliquer la conduite que M. Olicr à tenue à l'égard de la Mère de Maïel, Loin de nous toutefois la pensée d'élever le moin dre vus sur Ia conduite de la vénérable fondatrice du Verbztrcurné dont la vie renferme tant de choses édifiantes et adr ira ts,
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