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(t)Histoire de Pierre deBérull.
par Tabaraud, Préface, p. 1.
(2) Vie du cardinal de Bérulle par l'abbé de Cérisy,in-4°,liv.nt, ch. 1V, p. 677.— Vie dumêmepar le P. Lerat, Hs.
Sa dévotion en-
vers la sainte Vierge.
(3) Supra, 1"° part. Fleurs de la congrégation deJésusetMarie, t.1, p. 28, Ms.
(4) Mém. aut.
de M. Olier, t.1,
80 PARTIE 1. LIVRE 1. — 1649 et suiv.
leurs mérités, et se joignant à nous toutes les fois que nous l'offrons sur nos autels, aïnsi que la foi de l'Église et sa liturgie sacrée nous l'apprennent ; nous pouvons par conséquent l'offrir conformément aux demandes qu'ils adressent eux-mêmes à Dréu. Il est vrai que l’objet de leurs demandes nous est’inconnu ; mais la connaissance explicite n'en est pas nécessaire, puisqu'il suffit au ministre du Sacrifice de s'unir en général aux intentions de la pr Rues pour qui il a dessein d'offrir.
Au reste, un autre motif qui doit rendre cette p'atique recommandable, c'est qu'elle a été particulièrement chère aux Pères de Bérulle et de Condren, favorisés l'un et l'autre de lumières extraordinaires; le premier ayant mérité, selon l'expression 1 pape Urbain VIII, le titre d'Apôtre du Verbe incarné(1); et ses vues sur la très-sainte Vierge ayant passé pour être plutôt angéliques qu'humaines(2); le second ayant reçu de Dreu des lumières non moins sublimes, au témoignage des plus habiles docteurs de son temps (3). « Lorsque je parlai au » Père de Condren, dit M. Olier, de l’obligatiôn où » j'étais de célébrer, par vœu, une Messe à l’inten- » tion de la sainte Vierge, les samedis, ou le jour le » plus libre quand le samedi est empêché, il me dit » que défunt monseigneur le cardinal de Bérulle » s'était pareillement obligé, par vœu, à la même » chose. IT ajouta que l'intention du Memento des » défunts devait être pour les âmes du purgatoire » qu'elle avait eues en sa sainte conduite. C'était » précisément là mienne, sans la lui avoir spéci- » fiée (4). » Cette pratique de dévotion était en grand honneur à l'Oratoire, au moins dans les premiers temps ; puisqu'on compte parmi les traditions provénant du cardinal de Bérullé l'usage où étaient tous les prêtres d'offrir, une fois chaque mois, le saint Sacrifice dans les intentions de la sainte Vierge, usage auquel se conformaient ceux qui n'étaient pas prêtres, en appliquant aux mêmes fins une de leurs
3 les fois la foi de nt; nous Jént aux DrEu. Il s est'in- 1 est pas Sacrifice >ersonne
dre cette té partide Conextraor— pression Verbe inrgeayant aines(2); res non s habiles parlai au ratiôn où à l'intenle jour le il me dit Bérulle la mème ento des rgatoire +, C'était ir spécien grand bremiers ons proétaient mois, le Vierge, aient pas de leurs
communions (1). M.Olier y fut toujours inviolablement fidèle. 11 faisait même célébrer chaque jour, dans cette intention, trois Messes dont le fruit était
mis entre les mains de la très-sainte Vierge con- ?
sidérée, dans la première, comme reine de l'Eglise triomphante ; dans la seconde, comme reine et avocate de l'Eglise militante; et dans la troisième, comme reineet consolatricedel’Eglise souffrante (2). Son désir était, sans doute, que non-seulément ses disciples, mais encore tous les prêtres se rendissent familière cette pratique de dévotion, puisque dans sa Journée chrétienne, marquant les diverses intentions que l'on peut se proposer en offrant le saint Sacrifice, il assigne celle-ci pour le samedi * (3).
Un serviteur de Marie si dévoué ne pouvait séparer de cette Reine des vierges le chaste Epoux que le Ciel lui avait uni, et ne pas donner aussi pour patron au séminaire un Saint dont la vocation a eu des rapports si particuliers avec celle des prètres (4). « C'est aux prêtres surtout, dans lesquels » DrEu réside en sa fécondité pure et vierge, dit-il, » àse conduire sur le modèle du grand saint Joseph, » à l'égard des enfants qu'ils engendrent à Dreu. » Ce grand Saint conduisait et dirigeait l'ENFANT- » Jésus dans l'Esprit de son Père, dans sa douceur, » Sa sagesse, sa prudence. Ainsi en devons-nous » faire de tous les membres de JÉsus-CHRIST qui » nous sont confiés, et qui sont d’autres Christs, » les traitant avec la même révérence que saint Jo- » seph traitait l'ENFANT-JÉSUS (5). »
Considérant le séminaire comme un cénacle où l'Esprit de Dieu devait descendre de nouveau, pour y former des hommes apostoliques qui renouvelassent la connaissance et l'amour de JÉsus-CHRIST, M. Olier voulut que tous ses clercs s'efforçassent d'entrer dans les sentiments et les dispositions des saints Apôtres, et qu'ils en étudiassent sans cesse les vertus (6). Il les fit représenter, comme on a vu, sur le tableau principal de la chapelle, afin que le Tom. mi. 6
(1) Recueil des
sept assemblées de l'Oratoire. in- 4°, 1654, Vitré, + 210.
Olier, par le P.
Giry,2p.ce vi. — Année Dominicaine. — Rem.
hist.,tunr,p.488,
* NOTE 9, p.
(3) Journée chrétienne, p. 1"
Saint Joseph donné pour patron au séminaire. Dévotion aux saintsApôtres
(4) Vie, par le
. Giry. ibid. ,p.
(5) Panégyri-
que de saint Joseph. Ms. aut.
de M. Olier.
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
(1) Esprit de M.
Olier,t.u,p.237, 555, 556.
(2) Lelt. aut.
de M. Olier, pe 194, 199.
82 PARTIE 11! LIVRE 1. — 1649 et suiv.
séminaire eût recours à eux, comme à des canaux très-abondants de la grâce apostolique, dont ils avaient reçu les prémices pour les siècles futurs, et qu'il les honorât d'un culte particulier, comme étant, après JÉsus-Cnrisr, les fondements de l'Eglise (1). Ce fut pour cela qu'il établit l'usage, invariablement observé depuis, de chanter une grand'messe les jours de leurs fêtes. Plusieurs de ses confrères désirèrent mème que l'on plaçât sur la porte d'entrée de la maison les statues de saint Pierre et de saint Paul, avec cette inscription : Collegium apostolicum, pour montrer qu'on y faisait profession d'étudier les vertus et les maximes des saints Apôtres. Ce projet n'eut pas lieu. « Je ne » pense pas, écrivait M. Olier, que, si l’on met une » inscription sur le frontispice, on doive en choisir » une autre que celle de Séminaire de Saint-Sulpice, » puisque c'est le nom sous lequel il est connu. Mon » avis serait de ne lui en donner aucun. Il vaut » mieux que l'œuvre se fasse qualifier par ses effets » ct sa vérité que par son nom. Je demande à Notre- » Seigneur que la chose parle d'elle-même, et que » les sujets, par leur conversation, leurs mœurs, » leurs instructions et leurs œuvres, soient ainsi » connus de Dreu et de l'Eglise ; et qu'il soit dit de » la maison : Nomen habet quod vivat (2). »
‘L'avis de M. Olier, plus conforme à la vie cachte dont le séminaire devait donner l'exemple, fut préféré à l'autre, et l'on ne mit au dehors d'autre inscription que ces paroles, pour servir d'exhortation aux séminaristes et aux directeurs : Spes messis in semine. Mais, voulant leur rappeler sans cesse la dévotion envers les saints Apôtres, et la nécessité d'imiter chaque jour leurs vertus, il fit graver, dans l'intérieur du bâtiment et tout autour de la cour, l'inscription suivante : Jam non estis hospites et advenæ; sed estis cives Sanctorum et domestici Dei, superædificati super fundamentum Aposiolorum et Prophetarum, ipso summo angulari lapide Christo
canaux Jesu (1). Application heureuse, qui leur rappelait (1)Esprit de M. dont ils en même tempsleur vocation àcesublime ministère, ier:t11,p.557. turs, et exercé successivement par les Prophètes ,: par Jé-
comme sus-CurisT et les Apôtres, avec lesquels ils étaient
del'E- ! destinés à entrer à leur tour en socitté de fonctions, ge, in- comme les pierres d’une maison composant un seul er une et même édifice avec les fondements sur lesquels. eurs de |! elles reposent. Il voulut encore qu'il y eût dans le çât sur À séminaire douze personnes appliquées à honorer desaint chacunc l'un des douze Apôtres, et dont les princin : Col- pales pratiques de dévotion, à cet égard, fussent de y faisait respecter en eux l'abondance de la grâce apostomes des l lique, de remercier Drevu de les avoir choisis pour
«Jene % annoncer son Evangile au monde, et surtout de lui metune 3 demander, par de ferventes prières, quelque pra- | choisir ticipation à leur esprit pour toute l'Eglise de Dre,
Sulpice, et particuliérement pour les ecclésiastiques de la (2) EepritdeM.
au. Mon maison (2). Enfin il désira que les douze premières Oiertn,p.151.
Û (3) Lett, aut.
Il vaut chambres portassent chacune le nom de quelqu'un d M Of v
es effets des douze Apôtres (3).
à Notre- En donnant la très-sainte Vierge pour première XXI. , et que patronne au séminaire, M. Olier choisit commefète LaPrésentamœurs, li principale ce la maison celle de sa Présentationau tion de Marie nt ainsi temple, . à cause des rapports que son grand esprit re ee ee it dit de de foi lui montrait entre la consécration de Marie à séminaire. Ré- A. Dreu, et celle que les ecclésiastiques font d'eux- novation des » cachte * mêmes en entrant dans l'état clérical. I considérait, promessesclcfut pré- ; en effet, le mystère de la Présentation comme le mo- LL Le tré to D déle le plus accompli de la séparation du siècle et jiers éerits de ortation ! de la consécration à Dieu (4) qui forment l'essence M.Olier, Ms.,inist de la profession cléricale. Pour honorer un mystère *”* ll: #7. cesse la si cher à tout le clergé, comme aussi pour porter écessité tous les ecclésiastiques du séminaire de Saint-Suler, dans À pice à entrer dans les dispositions de Marie s'offrant la cour, à Dieu dans le temple, il établit une cérémonie as- LS et àd- sez semblable à celle qui était en usage dans la pluici Dei, À part des maisons religieuses, pour se renouveler um ‘ét dans l'esprit de l'institut; ce fut une rénovation Christo publique des promesses cléricales, que tous de-
(1)Viede M, 0:
lier, par M. de Bretonvilliers,t, ut, p. 85, 86.
(2) Esprit de M.
Olier,t, 11, p.36,
‘8) De la Présentation. Ms.
aut. de M. Olier.
Première rénovation des promesses clé-
ricales.
(4)Florentinus, Notæ in Martyrologium vetus Hieronymi,1668 p. 855.
84 PARTIE It. LIVRE !1. —= 1650
vraient faire en ce jour (1). Il voulut donc que chacun, s'unissant aux dispositions intérieures de la Fille bien-aimte du Roi des rois, vint de nouveau se donner au Seigneur par le dépouillement du cœur le plus sincère, et le renoncement le plus universel (2), en prononçant de nouveau, aux pieds de quelque Evêque, les paroles : Dominus pars hæreditatis meæ, etc. « Les clercs, dit-il, contempleront » la sainte Vierge se présentant au temple comme » patronne de la cléricature, comme pleine de son » esprit, et donnant l'exemple de la séparation du » siècle et de l'application à Dreu. Possédée de l'Es- » prit de DrEu tout-puissant, tout ardent, tout » amour , elle monte seule les degrés du temple à » trois ans +, nous apprenant par là que Drevu est » le supplément de nos infirmités, et elle vient rati- » fier solennellement en ce jour ce qu'elle avait fait » dans le premier moment de sa vie. Elle entre » dans un oubli du monde, une mort d'elle-même, » dans un abandon à DIEU, un amour et un zèle qui » ne se peuvent comprendre. Elle ne regarde point » derrière elle; elle ne pense point, en quittant le » monde grossier et corrompu, si elle aura besoin » de rien au service de DrEu, si ce grand Dreu lui » suffira pour toutes choses ou non. Elle ne pense » point à sa maison, à ses parents ; elle s'abandonne » toute à DIEu, dans une confiance merveilleuse, » sans retour quelconque sur elle, ni sur rien de » créé ; et elle nous apprend ainsi à vivre en l'Esprit » de Notre-Seigneur JÉsus-Curisr, entièrement » abandonné aux soins de son Père (3). »
Quelques jours avant la fête de la Présentation, M. Olier, par un mouvement de sa tendre confiance envers la très-sainte Vierge, eut le désir d'aller à Notre-Dame l'inviter à se rendre présente à cette
+ On croit communément, dit Tillemont, que la sainte Vierge fut présentée au temple, âgée seulement de trois ans (4). Mémoires pour servir à l'Histoire Ecclésiastique, t. 1, pag. 61.
que chares de la nouveau tdu cœur js univer— pieds de airs hœrempleront le comme ne de son ration du e de l'Esent, tout temple à » Dreu est ient ratiavait fait lle entre le-même, nzèle qui rde point
ittant le ra besoin à Dieu lui
ne pense bandonne veilleuse, rien de l'Esprit iérement
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onfiance d'aller à te à cette
la sainte nt de trois stique, t. 1;
cérémonie (1). Il voulut que chacun s'y préparât en jeünant la veille ; et c'est un jeûne de règle, qu'on a toujours pratiqué depuis. Enfin, le 21 novembre, jour de cette solennité, le Nonce du Pape ceélébra pontificalement les saints Mystères dans la nouvelle chapelle(2); et ce fut aux pieds de ce représentant du Vicaire de Jésus-Curisr que M. Olier, et après lui tous les ecclésiastiques du séminaire, vinrent renouveler ainsi, pour la première fois, la profession qu'ils avaient faite en recevant la tonsure, et se consacrèrent de nouveau, sur les pas de Marie, au service de Dev, l'unique partage des clercs *.
La ferveur extraordinaire dont tous les ecclésiastiques se trouvèrent pénètrés fit comprendre à chacun que cette rénovation serait une nouvelle source de grâces pour le séminaire. « On ne l'a ja- » mais renouvelée depuis, écrivait dans la suite M. » de Bretonvilliers, sans une bénédiction toute par- » ticulière, comme l'expérience l'a fait voir. » M. Olier dit lui-mème dans ses Mémoires : « Le soir de » notre fête, comme plusieurs me témoignaient » avoir été touchés extraordinairement, et que, re- » merciant la grande bonté de la très-sainte Vierge » d'avoir cté présente à notre solennité, je lui de- » mandais ce qu'elle désirait de moi et ce que je » pouvais faire qui lui fût agréable, n'y ayant rien » que je ne voulusse faire pour son contentement ; » elle me fit l'honneur de me dire : Prépare-moides » cœurs; et ensuite elle me faisait sentir que rien » ne lui tait plus agréable que d'avoir aussi des » cœurs, afin de servir son cher Fils dans l'E- » glise (3). »
Pour consolider l'œuvre du séminaire, il ne restait plus qu'à obtenir l'enregistrement des lettres patentes accordées par le Roi en 1645. Quoique les membres du Parlement eussert donné jusqu'alors mille témoignages d'approbation au nouvel établissement, ils avaient cru ne pouvoir fermer les yeux sur plusieurs défauts de forme qui semblaient an-
Olier, par M. de Bretonvilliers,t.
— Mém. aut, de M. Olier, 1. vi, p.
(2)Rem. hist., t.1, p. 46. — Rcglem. des prètres de la paroisse de S.-Sulpice, p. 3, nole.
* NOTE 10, p.
(3) Mém. aut.
de M.Olier,t. vi, p. 16,17,18. — Vie de M. Olier, par M. de Bretonrilliers, t. 11, p. 8.
Nouvelles démarches pour faire enrcgistrer les lettres Patentes du séminaire,
og
(1) Ibid.,t.u,
pe 91.
Choix d'un protecteur
temporel pour le séminaire.
Enuregistre-
ment des lettres patentes.
(2) Mém. aut.
de M. Olier, t. vi, p. 21.
86 PARTIE 1j. LIVRE 11. — 1650
nuler ces lettres patentes : en sorte que M. Olier avait abandonné ses poursuites, sans aucun dessein de les reprendre jamais (1). Maïs le surlendemain de la rénovation des promesses cléricales, 23 novembre 1650 , il crut que la très-sainte Vierge lui donnait ordre de continuer ses instances, ct qu'elle l'assurait du succès. « Etant allé voir un des » principaux officiers du Parlement, dit-il, et de qui » dépendait cette affaire, ce magistrat me fit d'abord » de grandes difficultés; mais après un mot qué je » lui dis, et qui m'avait été mis en l'esprit à l'orai- » son, son cœur s'épanouit, et aussitôt, $e jetant » sur moi à bras ouverts, il me dit : Oui, je le ferai; » je vous remercie de l'ouverture que vous me » donnez de finir ‘heureusement ma charge par » cette occasion de servir Dieu. Il sortait effective- » ment de charge. Et ce qui marque que ce senti— » ment subit était l'ouvrage de la grâce dans ce » magistrat, c'est qu'il était tout élevé à Dieu dans »ce moment, et tout rempli de la suavité de son » Esprit. »
Voyant déjà l'heureux succès de ses démarches, M. Olier résolut d'aller incontinent en témoigner sa reconnaissance à sa puissante protectrice dans l'église de Notre-Dame des Veértus, et douta d'abord s'il était convenablé que, selon l'usage des communautés d'alors, il choisit un protecteur pour le séminaire. « Dans l'oraison j'étais en peine, dit- » il, si je devais prendre un protecteur visible, vu » la protection invisible et efficace que nous ressen- » tons tous les jours de la part de la très-sainte » Vierge. Je craignais de blesser en quelquechose » cétte puissance, qui est si chère à notre famille; » mais la divine Maîtresse, qui aime l'ordre et qui » veut tout dans l’ordre, me fit entendre que nous » trouverions sa protection dans M. le premier Pré- » sident, que j'avaisintention de prendre pour pro- » tecteur, ét que telle était sa volonté (2). » M.Olier, parle ici de Mathieu Molé, son parent. Il alla donc
M. Olier un desrlendesales, 23 e Vierge ncés, Ct r un des et dequi t d'abord ot qué je à l'oraise jetant ele ferai; vous me arge par effectivece senti— > dans ce Dieu dans ité de son
marches, émoigner rice dans outa d’'aisage des teur pour eine, ditsible, vu s ressenès-sainte quechose 8 famille ; re et qui que nous ieér Préour prolla donc
le visiter, accompagné des directeurs du séminaire, « rendant hommage, dans la personne de ce magis- » trat, à la puissance ct à la grandeur de Dieu, dont » les juges sont les images, » et sanctifiant par des vues de foi une démarche qui d'aoord lui avait paru tenir trop de la prudence de la chair. Lorsqu'il fut en la présence de ce mag'strat, il lui parla en ces termes : « Monsieur, voil1 les Messieurs de » notre séminaire qui viennent chercher la protec- » tection de Dieu en vous qu'il! a choisi pour le sou- » tien et pour la défense de son œuvre; et, comme » vous leur servirez de père en Dieu, ils auront » aussi pour vous tout le respect, tout l'amour et » toute l'obéissance qui leur seront possibles. — Ce » grand personnage, continue M.Olier, a reçu cette » proposition dans le même esprit que notre divine » Maîtresse me l'avait assuré, et à la moindre ou- » verture que je lui en ai faite, il s'est trouvé rempli » pour nous de toute la charité, la tendresse ct la » force que nous pouvions désirer, et quenouseus- » sions pu espérer de la divine Mère. Car la bonté » de ce magistrat, qui voyait toutes les difficultés » de notre affaire, a voulu les couvrir, comme une » mère qui voit et qui cache les défauts de ses en- » fants. Il me semble qu'il est à présent comme un » manteau visible qui couvre et quienvironne cette » famille, et la met à l'abri de beaucoup d'attaques »et d'injures qu'elle pourrait souffrir dans ce » temps (1).
» Ainsi, cette affaire, qui était comme le fondement » de notre établissement, a été conclue par une pro- » tection spéciale de Notre-Seigneur et de sa très- » sainte Mère, quoiqu'elle parût impossible, à cause » des difficultés quis’y rencontraient. Tout est pos- > sible à Dieu; nous n'avons qu'à nous abandonner » à lui pour qu'il nous conduise : il a assez d'amour » pour s'intéresser à nous, et assez de puissance pour surmonter tous les obstacles. Ce quia paru » merveilleux en tout ceci, c'est qu'au moment de
(1) Mém. aut.
de M. Olier, 1. vi, p. 22,23. — Vie de M. Olier, par A. de Bretonvilliers, 1.1, p. 04,
(t) Mém. aut.
de M. Olier,t.vi, p. 24, 25.
(2) Mém. aut.
de M. Olier, p.