‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 62 sur 331 · OBSERVATION DU RÉGLEMENT · texte numérisé non relu

OBSERVATION DU RÉGLEMENT

» lui-même : et quand ce que le supérieur ordonne » ne serait pas selon le bon plaisir divin, Dieu ne » vous le ferait point connaître, et vous feriez » une œuvre qui lui serait très-agréable en obéis— (1) Ibid, pag. » sant (1). » 222 De là, il inspirait en général de l'éloignement pour tout ce qui était extraordinaire ; quelquefois même, pour corriger les esprits naturellement portés à l'amour du merveilleux, il employait le ton de la plaisanterie, et cette sorte de correction, tout enjouée qu'elle paraissait être, ne laissait pas de produire son effet. On voit par le trait suivant que l'esprit de Dieu lui suggérait envers certaines âmes cette manière de les reprendre. Quelqu'un, éprouvant pendant une nuit des douleurs aux mains, se mit à penser que Notre-Seigneur voulait peut-être renouveler en sa faveur la grâce accordée autrefois à saint François d'Assise, en lui imprimant les sacrés stigmates. Il lui fut aise de revenir de cette folle extravagance et de se convaincre bientôt de son orgueilleuse présomption. Mais ce qui l'humilia bien davantage, c'est que le jour mème, se rendant chez M. Olier, avant qu'il eût parlé à personne, il fut prévenu par celui-ci qui, se présentant à sa rencontre et ouvrant la porte de sa chambre, lui dit en souriant : Hé bien, Mon- () Vie, par sieur, avez-vous les stigmates aussi bien que saint m.'de OR François (2) ? liers,t.1,p.413.

Pour inspirer à ses disciples l'amour de l'obéis- XI. sance, M. Olier avait toujours à la bouche quelque Fidélité à parole à la louange de cette vertu , leur disant, par RAS ds exemple, qu'elle est la vie des enfants de l'Eglise, le précis de toutes les vertus, le chemin assuré du ciel, un moyen certain pour connaître la volonté divine, une forteresse où le démon n'a point d'aces, l'un des plus rudes, mais en mème temps des : plus aimables martyres, parce qu'elle nous rend PA et parfaitement conforme à Jésus-Curisr (3). {1 vou- p.450, 451,628. lit, entre autres choses, que personne ne sortit de Tom. im. 9

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la maison, ne fit ou ne reçût de visites qu'avec

PA l'agrément du supérieur (1), et que chacun surtout : je fût scrupuleusement fidèle à l'article du réglement qui prescrit l'observation du silence. « Ç'a été ‘ pee » pratique de toutes les communautés bien réglées. $ che » dit M. de Bretonvilliers son successeur, et l'on d 4 » voit même, ajoute-t-il, que dans notre séminaire, FA | » quoique nous soyons ordinairement plus de cent M RE A » personnes, l'on n'y entend pas un seul mot hors & A Ne » des récréations ; et c'est ce que notre cher Père. A » M. Olier, nous a si souvent recommandé : tel est ns PA 4 » l'esprit de la maison + (2). » Enfin M. Olier avai Tape x, Montréai coutume de dire que celui qui pratique fidèlement habttic p. 4, 1676. sa règle est comme inaccessible à l'ennemi ; au lie fs ère que celui qui l'enfreint pour satisfaire ses caprices, Ant pe s'expose lui-même à ses assauts et court grand ibées risque d'y succomber. Un jour qu'il était à la cam- HR pagne avec quelques ecclésiastiques, on lui fit aper- - Pa. cevoir au loin une brebis qu'un cavalier poursuivait + Soie Après qu'il l'eut regardée attentivement en témoi- Ne gnant de la joie de ce que cet homme ne pouvait > déréat l'atteindre ; enfin, comme il l'eut vu abattre d'un ; nn coup de feu: « Voila, dit-il en se tournant vers = te

1 i ilé j arrivei

» ceux qui l'accompagnaient, voilà ce qu a HOUR | ME } VOUS vi + « Monseigneur Ile prince de Condé, ajoute M. de Bre- Entre | » tonvilliers, et douze ou treize personnes de condition

» venaient avec lui deux ou trois fois la semaine au sémi plus effic » naire, pour traiter d'œuvres qui regardaient la gloire dt homme 4 » Dieu : il arriva qu'après quelques années, un jour au SE loux de » tir de la conférence, comme nous étions dans le corridor que chacu 4 » devant le grand escalier, quelqu'un demanda combit adorables » nous étions dans la maison. Leur ayant répondu qu He Mo » nous étions plus de cent personnes, ils avouèrent tous es fonctic » qu'ils avaient été extraordinairement édifiés et méomme de » beaucoup touchés du silence qu'ils avaient remarqu nettoyer la » dans la maison et de n'avoir vu personne sc promener de le pain as (3) Lettres de » passer dans le corridor, comme aussi de ce que chacui comme en

M. de Bretonvil. * étant ainsi dans sa chambre, on voyait, par un coup de liers, aut. xm >» cloche, les corridors pleins d'ecclésiastiques qui mar” de celles de M. » chaicnt avec zèle ct ferveur pour aller au lieu où ils étaient! Tronson, p. 37, y appelés (3). »

pour exemr Sant Paul :

es qu'avec un surtout réglement C'a été la en réglées.

ur, et l'on séminaire,

lus de cent M

1 mot hors cher Père, dé: tel est Olier avai fidèlement ni ; au lieu ss caprices, urt gran( t à la cam- Lui fit aperoursuivait.

en témoine pouvait attre d'un rnant vers ui arrive

> M. de Bre- 1e condition ine au sémi- L la gloire de jour au s0r s le corridor nda combi répondu qui ouèrent toi és et méêmt nt remarqu promener OÙ > que chacui r un coup de es qui mr où ils étaient!

jp STvEr par des vues de foi,

ls fonctions les plus “mme de balayer d nettoyer Ja vaisselle, l pain aux Pauvr “mme en tout Je Pour exem Sant Paul de JÉSUS-Crrrisr. Car d

PRATIQUES D'HUMILITI 151

leur ennemi enfin

perd. Cet accident ne serait » pas arrivé à cette Pauvre brebis, si elle eût mar—

» ché avec le reste du troupeau, et fût demeurée * auprés de son pasteur (1). »

La fidélité constante moyen dont Dieu se séminaire de Saint-Sul ecclésiastiques qui ré diocèses, la bonne odeur de la piété terent ainsi, avec l'amour des exer l’heureuse nécessité d'une vie d'o CES pois, habitudes sacerdotales qui peuvent seules assurer XXx, p. 259, la persévérance d'un jeune Prêtre dans le monde. Aussi l'avis Capital que M. Olier leur donnait, avant leur sortie de la maison, avait Pour objet la fidélité à un réglement. « Si vous observez un bon régle- » ment de vie. fidélement et Par amour pour Je » Seigneur, leur disait-i], VOUS avez tout à espérer, ? VOUS vivrez pour Drew. Mais si vous n'avez point (3) Avis salu. » de réglement, ou Si vous n'êtes Pas fidèles à l'ob- taires aux mi.

{ nistres du Seiautant que les CITCONS- Gneur, n. 1.

» fances le Peérmettent, vous av

€Z tout à craindre Manuel du sémi- É hariste, in-12, * Pour votre Salut; ce n est pas pour Dieu QUE 1893, ft. u, p. ” VOUS vivez (3). » 443.

Entre les vertus chrétiennes, plus efficace Pour faire homme : c'était aussi cel] kloux de faire Pratiquer que chacun d'eux,

» CEUX qui aiment Ja singularité :

» les surprend et Jes

servit pour

Pice, une Multitude de sai

nts ft. 1u, p: 40, Pandirent, q

ans les divers (2). Ils contrac-

l'humilité est la Mourir en nous le € que M. Olier & nine à ses enfants, I] établit PIS à l'humi- Pour honorer

vieil M. Olier ex-

DE lité. Exemples les humiliations adorables de Notre-Sei

; qu'il leur don- ISNnEur, exerce 6 ne de cette Ï à la Nature, vertu.

de laver et de

le, de donner

bien, en cela #)Mém. de M.

‘ À Baudrand, p.

Proposer lui-même 64.

ans la maison , de servir à tab ES (4). I] pouvait reste, se ple et dire, avec la ‘ Soyez mes

A) Esprit de à toutes les règles fut le M.'Olier, 1, ut,

), 20.— Lettres former, dans le ! + Tronson,

(2 La gloire cices spirituels, de Re rdre, et de 2 p.ch.

(1) Esprit de M, Olier, t, im.

(2)Attest. aut. touchantM.Olier — Vie de M. de Lantages, liv. v.

n, XIV, p. 17.

M. Olicr ne || voulait point qu'on parlât de soi en mal pour s'hu -

milier.

(3) Esprit de M. Olier, t, 11,

pe 295.

(4) Ibid, p.

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à tous les chritiens, il ne se trouvait dans aucun: compagnie. qu'il ne se tint aux pieds de tous er esprit, s'il ne pouvait s'y mettre autrement. « Nous » l'avons vu dans le séminaire, dit M. de Breton- » villiers, nous essuyer les souliers à genoux et tète » nue, nous baiser les pieds, et nous rendre ave » une ferveur très-édifiante d'autres services dk » cette nature (1). » M. de Lantages rapporte en effet, de lui-mème, qu'arrivant un jour tout crott.

de Vaugirard et entrant dans cet état dans |

» che » ner

» les » Die

Nonl du bi venait cham] ou il 4 nière (

chambre de M. Olier, celui-ci prit un linge, | louanç essuya les pieds et les baisa ; faisant cette action douleu

paraiss rencon person des tou porter }

genoux et nu-tête (2). Ces marques peu commines d'humilité étaient accompagnées de tant « simplicité et de charité dans l'homme de Dn qu'elles paraissaient n'avoir rien d'extraordinaire

Il n'approuvait pas que ses disciples parlasse

d'eux-mêmes en termes humiliants, persuadé qu d'enfer la faiblesse humaine, par une intention qu'elle envers déguise souvent, ne laisse pas, par ce moyen, qu'on |

tibles a parlant

rechercher l'estime (3); et, s'ils s'humiliaient ququefois, il voulait que ce fût dans l'intention si-

cère de perdre la bonne opinion qu'on avait concu comme

d'eux. Un jour, quelqu'un croyant faire un gra en désig acte d'humilité, dit en sa présence et devant un ayant € assez nombreuse compagnie, qu'il était un miser »nya] ble pécheur. M. Olier, pour lui apprendre à s'hu- » c'est | milier tout de bon, prit la parole et lui di » quant « Quand on veut s'’humilier véritablement, on n » viteur » se contente pas de s'accuser en termes si génc- S'il s'c » raux, mais on déclare en particulier quelqu'un que des » deses fautes. Car dire qu'on est un misérable à Jugemer » un grand pécheur, ce sont là des paroles for eux la v » compatibles avec le désir de la gloire, et qui pet: allât pu » vent très-bien cacher un fin orgueil (4). » Dan l'autel ,

une autre rencontre, queiqu'un lui racontant ave là sourc empressement le bien qu'il avait fait, M. Ole âmes. « après l'avoir écouté quelque temps, se leva de so! » le dess sitge, et lui dit avec beaucoup de douceur: « Mu » ristie

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