PONCTUALITÉ AUX RUBRIQUES
eut l'avantage d'être secondé, en ce point, par des hommes d'un mérite peu commun. Outre M. de Bassancourt, dont nous avons parlé, Dieu lui donna encore un saint religieux, très-versé dans cette partie du culte divin qu'il était allé étudier à Rome, auprès du célèbre Gavantus: ce fut le Père Bauldry, de l'ordre de Saint-Benoît, connu par le cérémonial Romain qu'il a donné au public. Etant revenu en France, il se retira dans l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, d'où il se faisait un plaisir de venir enseigner les cérémonies au séminaire de Saint-Sulpice: ce qu'il continua pendant longtemps (1). On les y pratiquait avec tant d'exactitude que M. Bourdoise, sur la fin de ses jours, quelque expérience qu'il en eût, venait consulter les directeurs sur certains points (2), qui auraient pu paraître de peu d'importance à tout autre qu'à cet homme si pénètre de la vertu de religion. Nous ne devons point omettre ici que ce grand zclateur du culte de Dieu, ayant recu à Liancourt, et gardé pendant trois mois, treize ecclésiastiques que M. Olier lui avait envoyés, à l'occasion du siôge de Paris, ne laissa pas, quoique infirme, de les former pendant ce temps aux cérémonies ecclésiastiques, et de leur inspirer l'esprit paroissial +. « Ce que j'ai appris de ses maximes, dans le temps » que la Providence me fit être auprès de lui à » Liancourt, disait dans la suite M. de Lantages, » m'a servi en bien des rencontres à l'avantage de » la cléricature'(3). » M. Olier, en envoyant ces
+ Ces ecclésiastiques ne furent pas les seuls qui allèrent se réfugier dans ce licu: « Comme personne n'était alors en » sûrcté dans Paris, un grand nombre vinrent à Liancourt, » dont treize de Saint-Sulpice, qui furent logés au château: » M. Bourdoise en reçut autant qu'il put. en la communau-
À . F î » te, ct fit beaucoup d'honnéteté aux uns et aux autres (4).»
Dans ce temps d'alarme et de disette, saint Vincent de Paul envoya le séminaire interne ou le noviciat de la Mission, à lu maison de son institut, à Richelieu (5,
Bourdoise, Ms.
in-4°, p. 886.
Ms.in-{°,p.1136.
(2) Ibid. in-f° p. 1136, 1137.
(3) Ibid, p.
Bourdoise. 1714 in-4°, Liv, LV, p.
(b) Lettres de feu M. Vincent, 25 Juillet 1619, p. 177,
Bourdoise, in-f° liv. iv, chap. 4.
M.Olier compose son Explication - des cérémonies de la grand'messe.
(2) Actes intérieurs , 2 vol.
in-18, Ms.
140 PARTIE NI. LIVRE 111. — 1649 et suiv.
Messieurs à Liancourt, leur avait remis, pour M. Bourdoise, une lettre qui est un témoignage authentique de son estime et de sa profonde vénération pour son ancien maître. « Mon très- » honore Père, lui disait-il, je vous prie d'avoir
agréables les services que nos clercs vont rendre
à Dieu dans votre église. Ils sont obligés de se
retirer de Paris; mais ils cherchent un lieu de
discipline et d'exemple, ce qu'ils espèrent trouver chez vous, et, dans leur désolation, ils se consolent d'approcher d'un lieu où se pratique exactement la cléricature. Ils ont fait leur premier apprentissage à Paris, mais ils vont 6e perfectionner à Liancourt, auprès de celui qui
» en à donné les premières teintures à ses serviteurs, et, entre autres, à ce pauvre novice qui vous écrit (1). »
Non content de montrer à ses disciples la lettre des cérémonies ecclésiastiques, M. Olier avait aussi à cœur de leur en découvrir l'esprit et les mystères cachés. Un homme qui enseignait à rapporter à Jisus-Crrisr les actions les plus indifférentes, et qui en avait donné à ses disciples des méthodes particulières (9), devait bien, sans doute, leur offrir aussi ce secours pour les aider à faire saintement l'action la plus auguste de la religion? « Drev le » Père, disait-il, ne peut prendre plaisir à rien sur » la terre, s’il n'y voit quelque chose de son Fils: + les Juifs n'ont rien fait qui n'ait été une figure
de Jésus-Cnrisr: Omnia in figura contingebant
illis. Pourquoi aurions-nous pour lui moins de religion? Et comme partout, même dans leurs œuvres les plus communes et les plus grossières, par exemple, dans ia nourriture de la manne, ils devaient voir Notre-Seigneur et l’adorer par la foi: nous qui avons l'avantage d'avoir reçu son
Esprit pour en remplir nos œuvres, devons bien
plutôt considérer dans nos actions ordinaires
Notre-Seigneur , et le respecter intérieurement
» en a té sant de pa des occu tions catioi fruit.
les d vrai sance ètre q parai comb les éd loign usage avec plus lisons langas où il e rieux.
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