GRAINTE DES SAINTS ORDRES
Prêtres (1), parce que, le jour de l'Octave, on fait l'Office en l'honneur dle tous les saints prêtres et lévites de la nouvelle loi (2). On voulait par là offrir à tous les jeunes aspirants at: sacerdoce autant de modèles des dispositions saintes avec lesquelles ils doivent se préparer au ministère des autels. La plupart étaient, en effet, remplis de crainte aux approches des saints Ordres, en sorte qu'il fallait presque employer la violence pour les faire avancer (3). Ces dispositions étaient trop conformes aux vœux de l'Église et à l'exemple des Saints, pour que M. Olier ne fût pas charmé de les voir dans
| tous ses disciples ; au moins ne pouvait-il approu-
à ver l'empressement inquiet que certains aspirants : font quelquefois paraître ; et nous rappellerons ici 2 une occasion assez remarquable qui lui donna lieu
de mettre à découvert ses sentiments à cet égard. M. de Sève, dont nous avons parlé, et qui donnait de si touchants exemples de religion à la paroisse,
M voyant que, malgré sa persévérance toujours sou—
} tenue, il n'était point invité à se préparer aux Or-
dres sacrés, fut un peu trop sensible à ce retard.
et en témoigna sa peine à M. Olier par une lettre qu'il lui écrivit. M. Olier lui répondit aussi par letà tre (4), et s'efforça de lui fairecomprendre que, dans ÿ une affaire de cette importance, il ne devait pas M prendre conseil des mouvements de la nature, mais
Sabandonner à la conduite de ceux à qui Dieu donnait son Esprit pour le diriger. « Quand vous étiez » président, lui dit-il, et que les portes fermées » vous traitiez des affaires de conséquence en votre cour, vous n'eussiez pas souffert qu'un valet ou un laquais prit séance ou donnât son avis dans vos sacrés conseils. La sainte Trinité ne veut pas admettre dans son conseil une infime, une haran- » gère insensée, pour y faire vacarme et pour troubler la paix et le calme qui préside dans le conclave de la grâce. C'est une imsensée et une folie * Que la nature; il faut la laisser et l'asandonner
(1) Lett. dir.
de M. Tronson,
(2) Officia propria Seminarii S.Sulpitii, xx111 Julii, Octar. Sacerdot.
(3) La manière dont on se comportait au s:rn1naire de Saint- Sulpice, etc. in-
1%) Grandet, Vie Ms., 1.1, ap.
la préface,
Sentiments de M. Olier sur l'empressement inquiet pour les saints Ordres.
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aux portes de notre cœur, et lui laisser faire ses vacarmes parmi les peuples. Les ministres de Drev ne font point cas de ces murmures; ils né coutent que la voix de Jésus, qui parle avec douceur et avec paix dans l'âme qui est en silence Vous savez par expérience quelle est la joie de votre cœur, quand ce grand Tout y préside ety parle : in pace locus ejus. Votre âme est alors en
paix, et rien ne l'inquiète. Mais quand, au con- BR
traire, la nature, cette esclave révoltée et cette libertine insensée, vous parle, elle ne porte dan le cœur qu'inquiétude, qu'ardeur, que chagrin que murmure, et elle trouble la paix et la suavit qui doivent vous accompagner toujours.
» Mon cher Monsieur, l’on connaît la sagesse du serviteurs, quand ils attendent en'paix les ordres de leur maître, qui voit ce qui se passe dansk maison, et ne révèle ses desseins que dans k moment qu'il lui plaît. Puisque notre gran Maître voit les besoins de son Église, et veill continuellement sur les sujets qu'il désire avarcer, il faut le laisser faire. Il enseigne dans l'Evangile la méthode de se conduire, disant:
chacun de prendre la dernière place en sa maison et à sa table: Recumbe in novissimo loco; et i ajoute qu'il faut se laisser presser pour monte plus haut. Notre-Seigneur tient toujours un même méthode : comme il a donné ses conseik à toute son Église, il ne s'en dément pas, de peur d'infirmer sa conduite, et d'en ôter l'estime, li force et la créance dars l'esprit de ses disciples Personne, dit-il, ne doit se presser , ni se promouvoir soi-même ; il faut qu'il se laisse appeler. il faut qu'on le presse, qu'on le sollicite, quo
lui fasse instance. Et comme c’est JÉsuSs-Cmrist
seul, qui. pénétrant le fond de nos cœurs. voi la pureté, la sainteté, la force, la sagesse, le zele véritable, la profonde humilité et le reste des vertus évangéliques nécessaires pour être dign
» de se son Ê » VoitE
» An » tience » tre, q » possid » mais | » de vot » vertu.
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> ce qu | » courag » » où tot L» deman È > aux m
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M. Olier.
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les mettr d'autre qi qu'on lui tre: Joc fut si ch:
er faire ses inistres de ‘es; ilsné.
e avec douen silence st la joie de réside et y est alors en d, au corce et cette porte dan ue chagrin, t la suavit rs.
sagesse dé x les ordres isse dans li que dans k otre gran se, et veilk ésire avane dans l'E- , disant i n sa maison loco; et | our monter ujours un ses conseils pas, de peur l'estime, li ks disciples ni se prosse appeler.
cite, quot SUS—CHRIST œurs. voit esse, le zele e reste des être digne