‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 73 sur 331 · INSTRUCTION CHRÉTIENNE DES ENFANTS · texte numérisé non relu

INSTRUCTION CHRÉTIENNE DES ENFANTS

per en eux les germes du zèle des âmes, Ctait, sans contredit. les catéchismes qu'ils faisaient aux enfjants du faubourg Saint-Germain, comme on l'a dit dans la seconde partie de cet ouvrage. Aussi M. Olier regardait-il cet exercice comme le complément de l'éducation qu'on devait leur donner au séminaire. Dans un écrit de sa main, qu'il a intitulé: Projet de constitutions, il s'exprime en ces termes : « On recevra dans la maison toute sorte , d'ecclésiastiques qui auront la volonté d'acquérir , la science et de se former à la pratique des ver- « tus nécessaires à leur état; et outre les exercices » spirituels d'oraison, de lectures, de conférences » spirituelles, et la pratique des vertus, ils s'exer- » ceront aux catéchismes, aux prônes et aux autres » fonctions cléricales (1). » — « A voir les services » que ces ecclésiastiques rendent à la paroisse, di- » sait un écrivain du dernier siècle, il semble qu'ils » ne viennent de toutes les parties de la France » que pour travailler à l'édification et au salut des » àmes des paroïssiens. Ce sont les plus anciens » d'entr'eux qui, environ au nombre de soixante » et dix. vont dans les différents quartiers du fau- » bourg enseigner à la jeunesse les premiers élé- » ments de la religion chrétienne. Ce sont eux qui » les disposent à recevcir les sacrements de Confir- » mation et de Communion, et qui préparent » ceux qui les ont reçus à approcher avec fruit de » la sainte Table, aux communions du mois., Tous » les dimanchés et fêtes, ils font le prône aux en- » fants des Ccoles, et ils instruisent les écoliers des » pensions. En Carème, ils font des conférences » aux ouvriers et aux domestiques; pendant la » Semaine sainte. ils donnent une retraite aux écoliers; enfin tous les jours, ils font des conféren- » ces aux jeunes clercs de la paroisse (2). »

Le zèle pour la sanctification des enfants inspira a un grand nombre de ces ecclésiastiques la pensée de demander à Dieu de saints maitres d'école pour

(1) Projet de constilutions, p.

(2) Calendrier hist. à l'usage de la paroisse de S. Sulpice, 1718, p. 9. — Histoire des Ca-

téchismes de S.

Sulpice, p. 126.

— Vie de M. de

la Salle,

dis-

cours prélimi-

naire, {.

68, 1tn-4°.

2 dun ot a IE

on ai ni TE

D ge nete gt 12 #

res RTE :

Lo ere prirent

mm er

Le A LA Ve es

D gr Em

159 PARTIE Ut. LIVRE II.

la classe la plus indigente de la société. C'était l’un À institut

des vœux les plus ardents de M. Bourdoïse. Il ne puiser

pouvait voir de sang-froid qu'on entretint des éco- société.

les de charité seulement pour apprendre à lire et éprouv

à écrire aux enfants. « On ne doit pas s'étonner, affectio disait=il , si dans la suite , on en voit si peu qui que S01

vivent en chrétiens. Pour qu'une école devint d'abord

utile au christianisme, il faudrait des maîtres qui M nauté;

travaillassent à cet emploi en apôtres. et non EM de Sai pas en mercenaires, comme si c'était un chéti l'agrège

métier du commun, inventé afin d'avoir du fonctio

(1) Vie de M. » pain (1). » Pour obtenir de tels maîtres, il ima- RS} remme ee gina une association de prières, qui fut établie er demand 1649, probablement pendant le séjour que firent: EN rable G Liancourt les ecclésiastiques que M. Olier y avai sainte vi

envoyés ; du moins, l'historien de M. Bourdois SN et qui rapporte qu'ils furent les premiers qui embrasse des e 1fa

rent cette association, le 15 mars de cette année | pare‘ile Elle fut mise sous l'invocation de saint Joseph, pa- encore dl tron et modele de tous les instituteurs de l'enfance. Ni grégatio

et se composa bientôt de soixante-dix ecclésiasti- France. ques. « Comme les prêtres et le clergé négligent les provi beaucoup l'instruction des enfants, écrivait l'un autant d de ces pieux associés, DiEu, qui a soin de son serviteur Église, veut peut-être pourvoir à ce défaut par A ct. aprés quelque moyen extraordinaire, et susciter des SN entier à | maitres et des maïtresses d'école qui s'acquit- RS ment à L tent de notre devoir; et c'est pour cela sans DS d'écoles « doute qu'il envoie son Esprit de prières dans les nues en par Ibid. page cœurs de tant de personnes (2). } de Saint YXVI. On ne peut douter que le Ciel n'ait exaucé, en Midi (6). Dixu suscite effet, ces vœux ardents, quand on voit, peu après. Sous | des congréga- de nombreuses congrégations de iaïques, voués à Saint-Su tions qui se ce ministère jusqu'alors si négligé. I1 paraît même & rité, aux nee que le séminaire de Saint-Sulpice, où ce zèle était et chacu chrétienne de Comme héréditaire depuis M. Olier, contribuaaRSS Mncorpor l'enfance. l'accomplissement des desseins de la Providence: miers dis car, pour nous borner à quelques exemples plus était tell connus, ce fut à cette école que M. de La Salle, grands 1

était l'un ise. Il ne L des écoe à lire et s'étonner.

si peu qui le devint aîtres qui 5, €t non un chéti ‘avoir du *s, il imaétablie er ie firent:

ier y avai Bourdois em brassette année >seph, pa- : l'enfance :cclésiasti- : négligent ivait l'un oin de son défaut par sciter des s'acquitcela sans >s dans les

PXaucé, en peu apres.

F, VOUS à raît mème zèle était pntribua à ovidence :

nples plus : La Salle,

Page 1