OUVRAGES SPIRITUELS DE M, OLIER
Quoique, en les composant, il n'eût pas exclusivement en vue le clergé, qui est appelé à retracer dans ses mœurs toute la perfection du christianisme, il y nontre nettement et sans adoucissement, la voie de la perfection fondée sur la pure doctrine de l'Évangile, cest-u-dire, sur la mortification des passions et la vie de Jieus-Crrisr dans nos âmes
Nous avons déjà fait connaitre trois de ses ouvrages, son Caléchisme chrétien pour la vie intérieure, qui sert comme de fondement à toute sa doctrine spirituelle: sa Journée chrétienne, où il ipprend à agir en union à l'Esprit de Notre-Seismeur., cet fournit diverses considérations qu'il wait promises à ses disciples dans son Catéchisme ; entin son /ntroduction à la vie et aux vertus chrétiennes, Où il enseigne à pratiquer dans l'Esprit de Notre-Scigneur les véritables vertus. Ces trois ouvrages ne tendent qu'a former de parfaits chretiens, C'est ce qui fait dire à l'un des crateurs et des docteurs de Sorbonne les plus renommés de ce temps, M. Picrre de Berthier, évèque de Montauban, dans l'approbation qu'il donna à ce dernier uvrage : « L'on ne saurait apprendre mieux que » dans cette introduction à la vie chrétienne, cette » espèce de piété dont saint Paul à recommandé » l'exercice aux fideles, en cerivant à Timothée en ces termes: Æxerce;-vous à la piété: elle sert » à tout ; et qui la pratiquera, peut se promettre les » avantages de la vie de ce monde et ceux de l'autre. » Je souhaite que ce livre où cette vertu cest si bien représentée, ait beaucoup d'humbles lecteurs, » qui se laissent conduire à l'Esprit de la grâce cè- » leste, si visible dans la doctrine qu'il contient, et à laquelle l'auteur de ces pensées picuses n'appelle pas moins fortement les chrètiens, que cette > trompette de l'ange, qui faisant ouvrir les tom » beaux au dernier jour du monde, appellera tous les hommes à la vie ressuscitée (1). » M. de Maupas, évêque du Puy. dans l'approbation qu'il don-
(D lntrodue.
lion à lave et aux vertus chretiennes, in- 12, Paris, 1661, — Approbation di 3 Mars 1657.
1e nant an
(1) Introduction à la vie et aux vertus chrétiennes, in-1%, Paris, 1661, — Approbation du à avril 1607,
Comment M.
Olier composait ses ouvrages.
(2) Mémoires de M.Baudrand, p. 7à.
na au même ouvrage, dit en géncral des écrits de
166 PARTIE 11, LIVRE Hi, 1642 ct suis
M. Olier :,4 On y trouve cette onction abondante » de grâces, qu'on ressent dans quelques livres, » qui sont comme une source de la vie dévote: » Combat spirituel, l'Imitation de Notre-Seigneur » la Philothée, le Théotime et les autres écrits du » grand serviteur de Div, François de Saies » L'auteur dont je parle imprime fortement dans » les cœurs le mépris des maximes du siècle, l'es- » time de la foi, la dignité de nos mystères, l'amour » de la religion, notamment par ce premier ouvra » ge de l'Introduction à la vie chrétienne que je » viens de lire avec admiration (1). »
Nous venons de dire que ces trois ouvrages, quoique adressés aux laïques aussi bien qu'aux ecclésiastiques, ne tendent cependant qu'à former de parfaits chrétiens, tels que devraient être tous les aspirants à la cléricature. Pour l'usage particulier des clercs, M. Olier composa un autre écrit connu sous le nom de Traité des saints Ordres. Il y park de l'excellence de chacun d'eux, avec une sublimite de penstes et de sentiments qui convenait à un homme suscité de Dieu pour la réforme de l'Ordre ecclésiastique, et on peut dire que ce livre répond à la grandeur de son sujet.
Tous ces ouvrages furent moins le fruit de ses réflexions et de ses recherches, que des lumières dont Div le remplissait dans l'oraison. Il écrivait. pour l'ordinaire après ce saint exercice, et avec une facilité et une rapidité si extraordinaires, qu'on l'a vu écrire à genoux cinq ou six heures de suite, sans être jamais incommodé par cette sorte de composition. « Sa plume, dit M. Baudrand, » suivait l'impctuosité de l'Esprit de Dieu qui l'e- » clairait, et traçait sûrement sur le papier ces ve- » rités divines, que les dons de sagesse et d'intelli- » gence qu'il avait reçus, lui découvraient en foule » et tout d'un coup (2). » C'est pour cela sans doute que, dans cette rapide composition, il s'attachait
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