‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 100 sur 235 · COMM: IGEMENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE · texte numérisé non relu

COMM: IGEMENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE

ecclésiastique, où que ceux à qui où en coniia la direcuon

manquassont (les qualités necessaires pour en assurer le suc— cès, ces sûminaires S'éteignirent d'eux-mêmes ; et si quel ques-uus subsistaient encore, is avaient dégénéré en collèges, Saint Vincent de Paul, vers l'an 1636, avait ctabli un sémi-naire de ce geure au collése des Bons-Enfants ; et il reconnut bientot qu'en formant des sujets trop Jeunes eneore nour pou voir connaitre leur voralion , on me procurerait qu'un faible avantage à l'Eglise, écrivait, le 6 février 1641 , que les sé minaires de celle espèce, n'avaient pas réussi ; que ceux de Bordeaux et d'Agen étaient déserts , el que l'archevèque de Rouen , dans l'espace de plus de vingt années, n'avait pas tiré sx prêtres de ce grand nombre de jeunes gens qu'il avait fait élever avec tout le soin possible, On peut encore allèéguer l'exemple du séminaire fondé par MM, de Ventadour, au dio— cèse de Limoges, qui n'avait pas produit un seul prètre depuis près de vingt ans qu'il était établir,

Les essais impuissants des Pères de l'Oratoire contribuaient aussi à faire regarder l'établissement des séminaires conme une œuvre impraticable. Leur maison de Saint-Magloire, à Paris , fondée depuis vingt-deux ans comme séminaire diocésain, n'avait pu encore Commencer ses exercices. Ces pères se bornaient à enseigner, dans quelques-uns de leurs collèges, le théologie à ceux de leurs écoliers qui se destinaient à l’état ecclésiastique, et leur faisaient faire seulement la retraite de dix jours avant les ordinations, Saint Vincent de Paul avait établi aussi l'usage de ces retraites à Paris, à Anneci, à Saintes, à ‘Alet, à Richelieu, à Troyes, à Créci, et après qu'on avait vu saint François de Sales et M. Alain de Solmimhac, évèque de Cahors , ne pouvoir réussir à fonder un sé- Miuaire dans leurs diocèses, ces exercices étaient alors tout ce qu'on attendait des prélats les plus zélés et les plus pieux. Il

elaut done pas étonnant que lorsque M. Olier et ses coopéra— teurs commencèrent l'établissement d'un séminaire à Vaugi-

ru, chacuu regardàt cette entreprise comme impossible,

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M. Bourdoise lui-même, qui l'encourageait si hautement, nartageait néanmoins l'opinion commune, et avec d'autant plus de raison, qu'ayant essayé en vain, pendant plus de trente ans, d'établir nn séminaire, il n'avait pu faire autre chose que de former une communauté de prêtres de paroisse à Saint-Nicolas-du-Chardonnet,

Aussi M. du Ferrier appelle-t-il l'établissement de Vaugirard le premier séminaire qui «it élè formé en France. Les consuls de Langeac, dans leurs lettres au souverain pontife, attestaient pareillement que M. Olier fut le premier qui établit des séminaires dans ce royaume, Lepère Hilarion de Nolay dit encore que celte œuvre avait été réservée au serviteur de Dieu, et que Îes séminaires commencèrent en France sous ses auspices. Nous faisons cette observation ponr montrer l'accomplissement de la prédiction de la mêre Agnès, lorsque cette grande servante de Dieu dit à M. Olier, dans leur première entrevue à Langeac: J'avais reçu de la sainte Vierge l'ordre de prier pour votre conversion ; DIEU vous ayant destiné pour jeter les premiers fondements des séminaires du royaume de france. Mais si M, Olier commença le premier cette œuvre, saint Vincent de Paul le suivit de près. Voyant Jos succès si incertains du séminaire des jeunes enfants qu'il avait commencé en 4636, et la nécessité d'établir d'autres séminaires pour les ecclésiastiques déjà promus aux saints ordres, ou dans la disposition prochaine de les recevoir, saint Vincent demandait à Drau de pourvoir à cette nécessité pressante de l'Eglise. IH s'en ouvrit un jour au cardinal de Richelieu, qui gonûta ce dessein, l'exhorta à entreprendre lui-même un tel séminaire, et lui donna niille écus pour commencer. Saint Vincent, qui avait encouragé M, Olicr, ne balança pas à entreprendre lui-même la bonne œuvre, quoiqu’ilne la regardât que comme accessoire au but de sa compagnie. Mais, selon sa coutume , il se proposa de faire un simple essai, et seulement pour douze séminaristes, en les réunissant aux plus jeunes du collège des Bons-Enfants. Enfin le cardinal de

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