COMMENCEMENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE
ticholieu donna aussi au père Bourgoing, général de l'Ora-
toire, une somme qui fut destinée à commencer trois sSéminai-
res du méme genre, l'un à Toulouse, IC second à Rouen, le
troisième à Paris, Mais le premier n'alla pas au-delà d'un an ;
lesccond, où l'on enscigna aussi les humanités aux jeunes
4 ceres, ne fut pas non plus de longue durée; et le troisième, D œlui de Saint! gloire, que lon ouvrit enfin cette année D 1022, n'eut que de faibles commencements, le cardinal étant DU mort peu après, sans avoir assigné des fonds pour sa subsis-
lance, Ainsi, contre toutes les aprarences humaines, l'on vit s'ac- D comotir à la lettre la prédiction du père de Condren, lorsqu'il D assurait que le séminaire formé par ses disciples inspirerait nulation à l'Oratoire et même au clergé de
une sainte e!
b France,
pour former de semblables établissements : « Ce
» bon père, dit M. Glier, regardait Ja formation de notre nais- MD » sante société comme sa principale vocatiem, et comme de-
» vant réveiller lezèle de la congrégation de FOrataire et du
» clergé, Le propre des diverses sociétés, dans l'Eglise, est de » s'exciter mutuellement au service Ge Dieu, comme les an
» ges dont parle Daniel, qui battaient des ailes les uns au-
À » dessus des autres. À l'exemple de la petitesociété de Vau- » girard , l'Oratoire et la congrégation de la Mission ont » travaillé avec ferveur à l'œuvre des séminaires. » Si M. Olier parle de la sorte, ce n'est pas qu'il ait jamais eu la pensée de comparer sa petite troupe à ces illustres congrégations , ou qu'il ait porté envie aux grâces que Dieu versait sur elles. Bien au contraire, il souhaite à l'une et à l'autre mille bénédictions, et confesse avec une humble gratitude que sa compagnie, la petite servante du clergé, ancillula cleri, et la moindre portion de l'Egiise, leur doit tout ce qu'elle est dans l'ordre de sa vocation : les membres qui la composent n'étantque comme de petits rejetons de ces deux grands arbres. Lorsqu'on vit le succès si inattendu de l'établissement de Vaugirard, il n'y eut qu'une voix pour confesser que c'était
l'œuvre de Dieu. M, Bourdoise ne douta point que M. Olier