I. PART, 4642.—COMMENC, DES SÉMIN, EN FRANCE
ne fat destiné à jeter les fondements de quelque nouvel institut, et que la Providence ne Fy eût préparé par ces rudes et huniliantes épreuves, dont il avait été lui-même témoin, La confiance de M, Olier fut surtout fortifiée par les pères Farrisse et Bataille, Le premier ayant déclaré, de la manière Ja plus formelle, aux solitaires de Vaugirard, que cette œuvre était l’œuvre de Dieu, et qu'ils devaient tout souffrir plutot que de l'abandonner : à peine eurent-ils entendu sa réponse, qu'ils se sentirent remplis d’une nouvelle ardeur pour la poursuivre. {ls ne se possédaient plus eux-mêmes, en retournant à Vaugirard ; ils tressaillaient de joie, et, dans les transports de leur allégresse, ils ne pouvaient s'empêcher de dire tout haut, dans le chemin : Nous faisons la volonté de DrEu, nous fuisons la volon é de Dieu : tant leur cœur était comme pressé par la force ct la vivacité de ce sentiment. Le père Bataille ne leur parlait pas avec moins d'assurance. «Il regarde notre pe- » tit institut, écrivait M. Olier, comme l'instrument d'un re- » nouvellement de l'Eglise dans ces contrées. Il ne peut, dit » il, oter dé son esprit la vue d’une maison régulière dans » laquelle grand nombre d’ecclésiastiques fort assidus à la » prière, recevront mille bénédictions que Du versera sur » eux, & d'ou sortiront de très-pieux personnages, qui, par » leur zèle tout de feu, produiront dans l'Eglise des eflets » aussi puissants qu'admirables ; il assure avoir vu en Dieu » tout ce qu'il nous prédit touchant notre dessein. J'ai sujet » de croire ce qu'il me dit, et cela pour deux raisons : la pre- » mire, c'est que je vois déjà ce zèle ardent brûler dans le » cœur de ceux qui vivent parmi naus. Ils ne parlent que de » faire ce qu'ils appellent des folies pour Dieu, de se faire pen- » dre pour son service, et d'aller souffrir le martyre en Ca- » nada; ce sont des commencements bien fervents et qui me » donnent de bons augures ; la seconde, c’est que Dieu sem » ble m'avoir préparé à ce que mon directeur me promet de » sa part, en m'assurant que Dieu veut se servir de moi pour
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