BA
de n
Frar ouve d'ôtr
légie
plus ir
temps ( Vaugii humain
n'est p
« M Sul qui
le pr
le sec
trois qu'il les p les a:
l'étal
cune
cun
ceux et se:
lui-n l'Egl un li
» celle
tière.
» Je répa tous enivo neut la ct
le que est-à- LOPSee tqu'ail était e celui dait-il, il pas cuir se CUIS , res, ne
iC HOUS
‘er à la Proviitrelois arfaite ‘cuper, , et l'élergé ;
il ya aus un Sous de t bien ige me lace de Lt saint Les ; et néCes— ‘LreUXx.
Saintqu'elle le zèle à Capiservir
es
ne en UT ST UEe
1642,—-CURE DES. SULPICE OFFERTE A M. OLIER, 163 de modèle, non-seulement à Paris, mais encore à toute la France, Que Dieu soit béni de nons donner ces grandes ouverture:, et qu'il nous fasse la grace de correspondre et d'être fidèles à des desseins d'une miséricorde si privi-
légiée, » Cette prédiction, vérifiée depuis de la manière la
plus incontestable, est d'autant plus remarquabie, qu'au
temps où M, Olier l'écrivait, c'est-à-dire avant d'avoir quitté
Vaugirard , elle ne pouvait passer aux veux de la prudence
humaine que pour le comble de l'extravagance, Ce qu'il ajoute
n'est pas moins digne d'attention.
«€ Main eaant que nous allons prendre la cure de Saint- Sulpice, Dieu, ce me semble, me manifeste ma vocation, qui est de ranimer par trois moyens la piété chrétienne ; le premier sera l'instruction et la sanctification du peuple ;
le second, la sanctification des docwæurs et des prêtres ; et le
» troisième, la formation des jeunes clercs, I nous montre
» qu'il veut former dans ce lieu un séminaire ouvert à toutes
les provinces , ou au moins un modèle de séminaire pour les autres diocèses et royaumes. Voilà pourquoi Du veut
» l'établir dans un lieu qui n'est ni borné ni rétréci par au
cune juridiction particulière, car cette paroisse n’est d'au— cun diocèse : elle ne relève immédiatement que du Pape, et ceux qu'il commet pour la servir sent comme ses substituts et ses membres , qui suppléent à ce qu'il ne peut faire par lui-méme. Ce séminaire étant destiné pour le service de l'Eglise universelle, il était convenable qu'il fat fixé dans un lieu qui n'eût d'autres bornes ni d'autre dépendance que
» celle du saint siège , à l'honneur duquel il se consacre en-
tièrement.
» Je sens de si grands désirs de sauver tout Ie monde, de répandre le zèle de l'amour et de la gloire de Dreu dans tous les cœurs ; je pense tant à avoir mille sujets pour les envoyer porter partout l'amour de Jésus-Curisr et l'hon-— neur du très-saint Sacrement ! et quand je considère que la cure qu'on me présente pourra servir à ccla, et à com
wi
164% 1. p. 1642.—M. OLIER ACCEPTE LA CURE DE S. SULPICE,
» muniquer ce zèle à Paris et à toute la France, je suis ravi » de joie et je ne désire plus autre chose que de faire glorifier » mon maitre, surtout dans ce mystère où il a été si mé- » prisé ».
Instruit des desseins de Dieu sur lui et sur sa société, M. Olier conclut enfin avec M. de Fiesque, le 25 juir, durant l'octave de la Fête-Dieu, le traité de permutation de la cure de Saint-Sulpice, dont il ne devait néanmoins prendre possession qu'après avoir reçu ses provisions de Rome, selon l'usage de ses prédécesseurs, Cependant les parents de M. Olier jugeant des dignités ecclésiastiques par l'éclat qui les environne, se crurent beaucoup humiliés de l'acceptation qu'il venait de faire d’une cure d'un faubourg de Paris, qu'on regardait alors, malgré son étendue, comme une cure de village , et ne lui dissimulèrent point, dans cette occasion , leur mécontentement et leur chagrin. Sa mère, encore plus blessée ue les autres de le voir curé, après qu'il avait refusé l'évêché ie Châlons et la pairie, vint à Vaugirard, et lui fit à luimême et à ses amis des plaintes vives et amères, bien propres à l'ébranler , s'il eût été moins invariablement résolu à écouter que la voix de Dieu, « J'ai beaucoup de peine, » écrivait-il à son directeur, à dire ici ce que Dieu a permis » à mon égard, de la part de ma mère et de mon frère aîné. » Ce que je dirai n’est point à leur condamnation , parce » qu'ils ne font que ce qu'ils croient avoir raison de faire. Il » y à plus d'innocence dans leurs procédés , que dans la plu- » part des actions que je fais à chaque instant. Je les crois » irès-innocents en cela. Ma bonne mère voyant que J'ai ac- » cepté cettr cure, qui leur paraît indigne d’un homme de » naissance, ne peut plus me voir chez elle. Notre-Scigneur » permet qu'elle éprouve toute sorte d’agitations au milieu