P,1642.—M.OLIER PREND POSS. DE LA CURE DE 8, SULP
» présentant à la très-sainte Vierge pour lui rendre ma pre- » Imière visite, avant d'aller saluer les dames de la paroisse, » jeluien demandai la permission ; et il me semblait qu'elle » voulait que j'allasse les voir, comme si c'était elle-même, » la regärdant dans leur personne, Ce fut ce que j'éprouvai » sensiblement dans ses visites : car je ne pensais nullement » aux créatures, et la sainte Vierge m'occupait l'esprit d'elle » seule en leur parlant, Madame la duchesse d'Aiguillon, qui se propose de faire de grands biens à notre paroisse, vint d'elle-même s'offrir à moi, pour aller avec madame la princesse de Condé, et les dames de la paroisse, adoucir l'esprit de ma mère, et lui rendre autant d'honneur qu’elle croit en avoir perdu par le ravalement prétendu de son fils dans la charge de curé. C'est une nouvelle preuve de la
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bonté avec laquelle Diru conduit cette affaire. » Enfin le jour de l'Assomption, commença l'établissement du séminaire de Saint-Sulpice et celui de la communauté des prêtres, qui devaient partager avec M. Olier les fonctions pastorales. La plupart de ces ecclésiastiques partirent ce jourlà, de grand matin, de Vaugirard, et vinrent occuper les bâtiments que M. Olier avait fait disposer pour leur usage. Selon les désirs du père Bataille, il présida lui-même, au milieu de son clergé, à l’eflice et à la procession solennelle ; et chacun admira le profond recueillument et la modestie angé- Hique du nouveau pasteur.
« Notre-Scigneur, dit M. Olier, prit plaisir, dans cette » solennité, à réparer les abaissements prétendus dans les- » quels j'étais entré pour son service : Comme si notre sainte » maîtresse eût voulu rendre toute sa maison participante de » sa gloire et de son honneur. Je ne sais comment il se fait » que tous les grands s’humilient devant nous. M. de Cha- » vigny ( ministre d'Etat), qui se trouva ce jour-là à mon » sermon, vint me faire offre de ses services, Comme il est » maintenant beaucoup dans la piété, et qu'il est un des plus » considérables de notre famille, il témoigne partout que je
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