‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 121 sur 235 · ÈLE DE M. OLIER POUR L'ORDRE SACERDOTAL · texte numérisé non relu

ÈLE DE M. OLIER POUR L'ORDRE SACERDOTAL

er des + ; PETER LES » une entière servitude, c'est irrévocablement que je l'ai faits » vœu nes Fa | » ie suis à vous sans partage : je me livre maintenant tout de it être Fe ; » nouveau pour jamais, sans me réserver aucun droit de ; » pouvoir révoquer le don que je vous fais de moi-même. a for- è . Fe L ï » Vous disposerez de moi selon votre bon plaisir, comme un » pro— | ‘ . , : - Ù » maitre et ur: seigneur dispose d'un serviteur ou d’un esurtout » clave, »

former : FAR DES , si + s bi Dieu inspirait à M. Olier un zèle si ardent , parce qu'il ISSC— EN RE L | le destinait à travailler lui-même à cette grande œuvre, et us ar- “ comme il voulait se servir de lui pour donner l'impulsion au rLerons

clergé des autres paroisses de la capitale, il lui concilia d’a— bord, d’une manière assez étonnante, l'estime et même le

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aida respect de tous les curés. Il n'y avait que quinze jours que

dit tés M. Olier était établi dans sa paroisse, lorsque ceux-ci, dans

rmi les | uue assemblée qu'ils tenaient le premier lundi de chaque

de ct U mois , lui députèrent l'un d’entre eux pour lui donner mille

res , le ) témoignages de la confiance la plus particulière , et le prier de

voulez vouloir bien prendre place dans leurs réunions. « J'ai vu par-

: » là, ajoute M. Olier, la grande ouverture que la bonté de

Les » Dieu nous donne pour le servir. Car messieurs les curés ||

| & …. » m'ont déjà prié de leur communiquer nos réglements, pour fl

» Jes établir en leurs paroisses. Ceci m'a confirmé dans la lle, ap- » première vue, qui me fut donnée dès qu'on me propose la L'TER uelques » cure de Saint-Sulpice : je voyais que, par la bénédiction | rs avec » de Dieu, les paroisses de Paris se formeraient sur la nôtre, | tabli le » ei qu’elle pourrait servir de modèle, non-seulement à la NAT » Capitale, mais à toute la France. Que Dieu soit béni de ite et le » nous donner ces grandes nee , et qu'il nous me la ail scsi » grâce d'être fidèles à ses ÉNTRARIES ne nous ! J'ai " LA Éstputo » dans le cœur de messieurs les curés une si grande satis- » faction et une inclination si particulière , qu'on ne saurait R

s: Les » rien y ajouter. Ils s6nt, par la grâce de Dieu, tous charmés à pe : » de nos propositions, et j'espère que sa miséricorde achè-

» vera le reste. Pour moi, je me tiendrai toujours dans ma

» petitesse , j’ai connu cia.rement que c'était là ce qui m'avait 8°

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» entièrement gagné leurs cœurs. Mon Dieu, que votre Es- » prit est puissant, qu'il produit de grands effets sur les » âmes! car, en leur parlant, je sentais d'une manière pal- » pable que c'était votre Esprit en moi qui leur parlait; et je me voyais, parmi ces grands docteurs, comme un enfant » dont vous vouliez vous servir pour leur communiquer ves » lumières, »

M. Olier n'avait, en effet, que trente-quatre ans, et il était manifeste que Diru ne disposait ainsi tous les esprits en sa faveur que pour lui donner plus de facilité de travailler à la sanctification du clergé, et à l'établissement des séminaires dans le royaume. On n’imaginerait pas jusqu'où l'on portait pour lui l'estime, le respect et la confiance. Il était lui-même surpris et confondu , de voir que, malgré son âge peu avancé, des personnes du premier mérite, dont plusicu”s étaient des plus considérables de l'Etat, ne laissaient pas de le consulter sur des affaires très-importantes : jusque-là que, cette même année 1643, nombre d'évêques de l'assemblée générale vinrent à l'envi lui demander avis sur la manière d'établir et de composer leur séminaire, et que la Reine, après la mort de Louis XIII, résolut de n'élever aucun sujet à l'épiscopat, qui n’eût passé quelques années dans le séminaire de saint Vincent de Paul , ou dans celui de Saint-Sulpice. Mais ce qui devait contribuer surtout à établir la réputation de M, Olier, dans la direction de ces établissements, c'était la réforme du faubourg Saint-Germain.

Jamais pasteur ne vit peut-être autour de soi plus de scandales à arracher, ni plus de vices à combattre : ce faubourg, qui comprenait la plus grande partie de la paroisse de Saint- Sulpice, était alors le rendez-vous de tous ceux qui voulaient vivre dans le désordre, comme si c'eùt été un lieu destiné à servir de théâtre aux plus grands excès. C’est un fait avéré, qu'il n'y avait point de quartier dans la capitale, où il yÿ eût autant d'hérétiques, d’athées et de libertins. Cette paroisse fut la première en France où les Huguenots commencèrent à

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1643. — TABLEAU DU FAUBOURG SAINT=-GERMAIN. 179 établir une église ; et, depuis ce moment, elle devint un lieu de refuge pour les ministres ; et, pour Île parti, an lien de ralliement, où il lui était permis de tout oser. Ceux qui venaient de Genève ou d'Aïlemagne à Paris, y trouvaient un asile ; enfin les Huguenots y avaient un cimetière particulier, ils y étaient en si grand nombre, et y vivaient avec tant de liberté, que le faubourg Saint-Germain était communément appelé da petite Genève.

L'esprit de prosélytisme, dont ces hér“tiques faisaient alors profession , leurs discours, et les écrits qu'ils répandaient, avaient affaibli considérablement la foi dans un grand nombre de catholiques, avaient inspiré à ceux-ci de la haine pour les ecclésiastiques, du mépris pour tous les religieux, et en avaient précipité même plusieurs dans le gouffre affreux de l'athéisme, Ces athées affectaient eu France le nom de Politiques, comme les impies du siècle dernier, se cachaient sous celui de Philosophes ; et ce qu'il y a de bien surprenant, c'est la parfaite identité de langage des uns et des autres : en sorte que nos impies modernes semblent n'avoir été que les sim— ples échos de ces athées ou politiques dont nous parlons. Nulle part, dans Paris, cette exécrable secte n'était aussi répandue que dans la paroisse de Saint-Sulpice. « Elle était, dit Abelly, » la sentine non-seulement de Paris, mais presque de toute » la France, et servait de retraite à tous les libertins , athées, » et autres personnes qui vivaient dans le désordre et l’im- » piété, » Comme il n'y a pas ordinairement de peuple plus superstitieux qu’un peuple devenu impie, il n’y avait point aussi de paroisse à Paris où la magie et la superstition fussent plus accréditées. « La dépravation y était si horrible, que, » selon le témoignage d'une personne qui vit encore, écrivait »: en 1687 le père Giry, on vendait impunément, à une des » portes de Saint-Sulpice, des caractères de magie, et d’au- » tres inventions superstitieuses et diaboliques. »

Mais les athées et les personnes abandonnées à la pratique de ces-superstitions révoltantes, étaient en bien petit nombre,

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