PEN VE
indigents ; les premiers samedis, pour le soin des pauvres es- B°Y08 tropiés, aveugles, paralytiques et autres , les deuxièmes jeu- ne. de dis, pour assigner en faveur des petits enfants, des distribu- |» saier tions de lait et de farine, et donner des nourrices à ceux que | » firm leurs mères ne pouvaient pas élever. Enfin des ecclésiastiques E étaient chargés, à certains jours, de la délivrance des pri- » es. | sonnicrs; et de vertueuses dames, du soin de placer les filles 5 » soul sans ouvrage. =: dit, Jamais pasteur ne montra plus de zèle et de vrai dévoue- 1 » ardè
ment dans l'exercice de sa charge. Considérant comme ses n » fois maitres tous ceux qui avaient recours à sa charité, il quit'ait | »O0,: tout pour les écouter, les recevait avec un respect mêlé d’'hu- | » Dr milité et de religion ; et, quelle que fût leur condition, il 1 D puis!
les servait avec une cordialité parfaite, Il était quelquefois ac- L »hom cablé du grand nombre de personnes qui venaient le visiter ? Ce fl
ou le consulter ; et lorsqu'à la fin du jour, ses confrères, le : nistère voyant tout épuisé de fatigue, lui proposaient d'en renvoyer des na quelques-unes au lendemain : « Le temps n’est pas à nous, lité, s'a
Fate EE
manière
upations Is les be— écautions olicitude à fait conit chaque manches, celles des t des pau- ‘inquième ants pau— sièmes dicharilable ’autres les es malades auvres esèmes jeu— s distribuà ceux que isiastiques des prir les filles
ii dévoucomme ses il quit'ait élé d’hudition, il uefois acle visiter frères, le renvoyer s à nous,
1649—1650.—M. OLIER PERFECTIONNE LES AMES. 913 » répondait-il, il appartient à Jésus-Curisr. Il faut en em- » ployer tons les moments selon ses ordres, et puisque sa di- » vine providence permet que ces personnes viennent main- » tenant à nous, bien loin de les refuser , nous devons , par » hommage et par soumission à cette providence adorable, ies » recevoir avec joie et avec amour. »
Cet empressement à servir le prochain était, dans M. Olier, la marque d'une charité si éminente, que M. de Maupas a cru devoir en faire mention dans l’oraison funèbre de saint Vincent de Paul, et rendre à l’un et à l’autre ce beau témoignage : « Je n’ai jamais rien vu de pareil à feu M. l'abbé » Olier et feu M. Vincent. Étant surchargés d'affaires, et » toutes affaires importantes à la gloire de Dreu, sitot que » l'on demandait leur secours , vous eussiez dit que toutes les » affaires cessaient , et qu’ils n’avaient plus rien à faire , si- » non de consoler votre cœur affligé. Avez-vous quelque » peine extraordinaire ou d'esprit ou de corps? Adressez- » vous à M. Vincent, ou à M. l'abbé Olier,, et je dirai de l'un » etde l’autre, ce que saint Anselme et Théophylacte di- » saient de saint Paul : Patilur suas , el simul aliorum in- » firmilales tolerat et solatur : tolerat infirmilates singulo- » rum, el simul de communi salule et de toto orbe sollicitus » est. Il souffre ses peines, et en même temps il a soin de » soulager celles de tout le monde. Combien de fois a-t-on » dit, en sortant de leur conversation : Nonne cor nostrum » ardèns eral in nobis, dum loqueretur in via? Combien de » fois a-t-on dit, en adorant l'infinie bonté de notre Dieu! » O, que le cœur de Dreu est bon! à, que le cœur de » Dieu est aimable, puisqu'il a formé desi bons courages, » puisqu'il a logé de si bons cœurs dans la poitrine des » hommes. »
Ce fut cette charité vraiment pastorale qui attira sur le ministère de M. Olier les plus abondantes bénédictions. On vit des magistrats, des seigneurs, des damesde la plus hante qualité, s'appliquer tous les jours à l'oraison mentale, à la lecture
spirituelle, et adopter l'usage des exercices les plus édifiants, sans toutefois que les devoirs propres de chaque condition en souffrissent le moindre préjudice, et qu'une dévotion mal en tendue donnât lieu de décrier la piété. Entre une multitude d'exemples, nous citerons le trait que rapporte M. du Ferrier au sujet de la duchesse d'Aiguillon, « Cette seule action, dit- » il, fera juger du fond de sa piété, Une nuit, j'allais dans F'é- » glise de Säint-Sulpice, devant le saint Sacrement, et j'en— » teudis qu’on ouvrit la porte de l'église : Je ne m'en mis pas » Cu peine, sachant que, dans cet'e paroisse, on est souvent » obligé d'aidministrer les sacrements aux malades la nuit. » Uu peu après, quelqu'un vint se mettre à genoux derrière » moi fort doucement, Lorsque j'eus achevé mes prières, je » me levai, et trouvai que c'était madame d'Aiguillon toute » seule. Je ui téinoignai mon étonnement de la voir là, à une » heure après minuit, et lui en demandai la raison, Elle me » dit qu'apres avoir été toute la journée dans les affaires, re—
» venant du Palais-Royal {où était alors la cour ), elle avait » voulu faire son oraison , n'ayant su trouver du temps du » rant le jour ; et que, pour être plus recueillie que chez elle, » en s'en retournant, elle avait prié le sonneur de lui ouvrir » l’église. J'honoraï sa piété, et m'en allai pendant qu'elle » continua. »
M. Olier était fort opposé à la maxime, si universellement autorisée dans le monde, que la perfection n'est que pour les ecclésiastiques, ou pour les personnes consacrées à IMEU par les vœux de religion; et, pensant qu'une erreur si pernicieuse ne pouvait avoir que l'esprit de ténèbres pour auteur, il ne cessa, pendant tout son ministère, ou plutôt jusqu'à son dernier soupir, de la combattre et de la détruire. Il engageait les personnes qui n'éprouvaient pas d’attrait particulier pour le mariage, ou pour la vie de communauté, à pratiquer néanmoins la vie parfaite au milieu du monde. Il exhorta, avec succès, un grand nombre de ses paroissiens à suivre un ré-
glement de vie, qu'il traça pour eux, et leur assigna certaines
heur saint des e veille:
dome.
ple, le tinenc mena de les par les ches et blemer
destie.
différe:
tionnt comnit leur ét:
usage « comte
digne pl
glise da
sévère 1
mière ç
rienis q pas difli gilant, i toutes le tribunal Poar un Mais, à accompa Saient ja M. du que, qui M. Olier
jifiants, ition en
1 mal en iultitude
1 Ferrier tion, ditdans léet jen n mis pas t souvent ; la nuit.
x derrière rières, Je lon toute r là, à une n, Elle me ffaires, re— , elle avait temps du e chez elle, Jui ouvrir ant qu'elle
irseliement ue pour les à L'Eu par v si perni-
ur auteur, jusqu'à SON Lengageait culier pour quer néanorta, avec ivre un réna certaines
4549-—10650.—1L FORME LA COMPASNIE BE LA PASSION. 215 heures, soit pour de pieuses letures, soit pour visiter le trèssaint Sacrement, soit pour aller assister les nauvres, les malades et les prisonniers Il recomman sit à tous les maitres de veiller fidèlement sur la conduite et sur les mœurs de leurs domestiques, de respecter et de faire respecter ,par leur exem=ple, les lois de l'Egiise, en particulier, celles du jeñne, de l'abstinence, de la sanctiBcation des dimanches et des fêtes: menaçant des nlus grands malheurs ceux qui, non contents de les transgresser , les faisatent ou les laissaient transgresser par les autres. Il exhortait tes pères de famille, surtout les riches et lesgrands, à régler leur maison, Fleur table, leur an:eublement, toute leur dépense, en un mat, selon les lois de la modestie chrétienne, et de la sobriété évanséfique ; à pacifier les différends ; à racheter Purs péchés par des aumoônes propor= tionnées à leurs facultés; à remplir fidélement et les devoirs comriuns à tous les chrétiens , et ceux qui étaient propres à leur état ; à sanctifier enfin toutes fours journées par le bon usage d’un temps dont lis devaient rendre un jeur à Dieu un compte sévère, Par respeel pour Fa présence et les avis de ce digne pasteur, ii n'y avait presque personte qui ne vint à Péglise dans une mise tout-à-fiit conformeaux règles de la plus sévère modestie; et l'on vorait même des dames de la pre mière condition se dépouilier auparavant de certains ornerients que les personnes chrétiennes, de leur rang, ne faisa'ent pas difficulté de porter, Ilest vrafaue, comme un pasteur vi-
gilant, il ne négligeait jamais de donner des avis particuliers
tribunal de Dieu, on ne ui reprochèt, de n'avoir pas fait, pour une seule de ses onalles, ce à quoi sa charge l’obliseait, Mais, à moins d’un scanlale publie, ses avertissements étaient accompagnés de tant de charité et de douceur, qu'ils n'offensaient jamais personne.
M. du Ferrier rapporte quelques traits dignes de remarque, qui montrent la liberté tout apostolique avec laquelle
M. Olier traitait les grande aussi bien que le peuple, dans les
> rpm arte I eo
choses qui concernent le salut. « Nous établimes, dit-il, nn » réglement inviolable , ce fut de ne marier personne, que les » contractants ne fussent venus trouver M. Olier, afin d'ap- » prendre leurs obligations, et de répéter leur catéchisme. La » mère conduisait sa fille, et le fiancé y venait seul. Ils réci- » taient les commandements de Dieu , et les points nécessai- » res de la doctrine chrétienne. Les grands seigneurs le fai » saient avec beaucoup de civilité et de respect. On » recommandait aux ecclésiastiques de la communaut: (i'in- » terroger leurs pénitents sur les articles de la foi, que plu- » sieurs ignorent. Je puis dire que je trouvai un des premiers » seigneurs de la cour, que j'interrogeai sur son catéchisme, » et qui confessa ne l'avoir jamais appris. Je lu’ en donnai » un, que j'allai lui faire répéter , comme à un pe‘: enfant : » ce qu'il faisait avec humilité. »
Persuadé , avec tous les saints personnages des derniers temps, que les exercices de la retraite étaient un des moyens les plus efficaces pour établir les âmes dans la solide piété, M. Olier avait eu dessein , dès la première proposition qu’on lui fit de la cure de Saint-Sulpice, d'établir une maison où les personnes du sexe pussent méditer dans le silence les gran— des vérites du salut, « J’ai pensé, dit-il, que par-là nous leur » fournirions l’occasion de se désabuser l'espace de dix jours » de toutes leurs vanités. Leurs plaintes ordinaires sont que » les hommes peuventfaire des retraites dans des maisons reli- » gieusses, et qu'elles ne trouvent pointde lieu où elles puissent » se retirer pour cela. » Lorsqu'il fut établi dans la paroisse, il réalisa ce dessein, d’abord pour les personnes du commun, et plus tard pour les dames de qualité. Ce fut Marie Rousseau qui commença la première de ces œuvres, et la continua jusqu’à sa mort avec beaucoup de bénédiction. « Cette sainte » âme, dit M. Olier, après avoir travaillé en Dreu seul par » beaucoup de soins et de peines, beaucoup de veilles et de » souffrances à nous assembler et à nous faire connaitre la » voronté de Dieu, va s'appliquer à l’œuvre où Dieu l'appelle
» ma ) de:
» con >» non perso Filles Sœurs
Mai le pro; en tra contri.
Dieu] procui en au don d’ pratiq plus e« dre l’e appare posa € miére ( res, et que Di son ser turels 1 donné, extérie son qui à tracé » dioci » plexi
dit-il, nn 1e, que les afin d'aphisme. La . Is récinécessaiirs le faipect. On auté «'inque plus premiers atéchisme, en donnai 4 enfant :
s derniers les moyens lide piété, ition qu’on aison où les ce les gran nous leur dix jours s sont que aisonsrelies puissent a paroisse, commun, Rousseau tinua jus— ette sainte u seul par eilles et de pnnaitre la u l'appelle
PORTRAIT DE M. OLIER. 217 » maintenant, qui est de former des assemblées de filles et » de veuves, pour le soulagement des églises et des paroisses, » comme faisaient autrefois, dans l'Eglise de Dieu, des veuves » nommées diaconesses. » Elle s’associa en effet plusieurs personnes animées du même zèle, qui furent d'abord appelées Filles de la très-sainte Vierge, et ensuite plus communément, Sœurs de l'Insiruction chrétienne.
Mais pour accréditer hautement la piété, M. Olier conçut le projet d’une association composée de gentilshommes , qui, en travaillant à leur propre sanctification , se proposassent de contribuer à celle de toute la noblesse, selon les moyens que Dieu leur en donnerait, c="nme aussi d'empêcher le mal et de procurer tout le bien qu'ils pourraient , toutes les fois qu'ils pn auraient l'occasion. Ce zeélé pasteur avait reçu de Dieu le don d'inspirer le goût de la vertu , et de faire embrasser les pratiques de la vie chrétienne aux personne, du monde es plus engagées dans le siècle , ou les plus exposées à en prendre l'esprit, Aussi parvint-il à réaliser ce projet, si difficile en apparence ; et, ce qu’il y a de plus étonnant, c'est qu'il composa cette société d'environ cent gentilshommes de la première distinction, la plupart connus par des exploits militaires, el encore engagés dans l’armée ou à la cour. Il est vrai que Dieu, voulant se servir de lui pour attirer les grands à son service, ne l'avait pas seulement pourvu des dons surnaturels nécessaires pour éclairer et toucher les âmes ; il lui avait donné, comme pour préparer les voies à la grâce, les qualités extérieures les plus propres à gagner les cœurs. M. Baudrand, son quatrième successeur dans la cure de Saint-Sulpice, nous a tracé son portrait en ces termes : « Il était d'une taille mé- » diocre, avait le port libre, dégagé, avantageux ; sa com- » plexion était sanguine, délicate, quoique forte et robuste, » s’il ne l’eût altérée par ses jeùnes , ses longues veilles, et » ses rigoureuses pénitences. Son teint était blanc, mélé de » vermeil, son visage plein, son nez aquilin, son front large
» et serein. Il avait les jeux vifs, remplis d'un feu doux et en-
» gageant , la physionomie fine , la bouche d’une grandeur » médiocre, les lèvres vcrmeilles, la voix belle, argentine, » flexible; la prononciation libre, insinuante; le geste natu— » rel et dévot, soutenu d’une éloquence mâle , élevée , et si » heureuse, que, sur-le-champ, sans étude, il ravissait les es- » prits et enlevait les cœurs. Enfin, il avait le visage beau, » agréable et bien proportionné, accompagné d’un air rempli » de tant de grâce, de majesté et de modestie, qu’il était im- » possible de l’approcher, sans en concevoir de l'estime et du » respect, et sans en être élevé à Dieu. »
M. Olier se servit de l’ascendant que lui donnaient ces heureux avantages, pour exécuter un dessein plus étonnant en— core que celni dont nous venons de parler. Jusqu'’alors, on avait essayé de réprimer la fureur des duels par de grands exernples de sévérité; ef, néanmoins, cette espèce de démence sanguinaire se montrait toujours avec ia même frénésie, Pensant à y apporter quelque autre remède, M. Olier imagina de suppléer à l'insuffisance des lois, en opposant l'honneur à l'honneur même. Il conçut le projet hardi de former une asso— ciation de gentilshommes éprouvés par leur valeur, et de les engager, sous la religion du serment, et par un écrit signé de leur main, à ne jamais donner ni accepter aucun appel, et à ne point servir de seconds dans les duels qu’on leur proposerait. Le nüréchal de Fabert et le marquis de Fénélon furent ceux sur qui il jeta les yeux pour les mettre à la tête de cette association d’un genre si extraordinaire, La réputation de bravoure et d'intrépidité dont l'un et l’autre jouissaient, n'était pas le seul motif qui inspirait ce choix à M. Olier : le marquis de Fénélon, aussi bien que le maréchal de Fabert, avaient eu le tort de se rendre trop célèbres par leur empressement à montrer leur valeur dans les combats singuliers. On affecta même de n'admettre, dans cette association , que des militaires connus par des actions brillantes à l’armée ; et M. Olier les persuada si parfaitement, par la bénédiction que Dieu donna à ses paroles, qu'ils résolurent de-donner le plus grand
D» Caus » gnac >» chos.
» del] » tienn >» toute » autan » étant » foi ce D» EUX, ( Cette chaux dd tèrent ei ecrire et conférer rait tire dresser d » et exa » pour é{ » vel Edi ment est Plessis-Pr
grandeur rgentine , ste natu— vée , et Si sait les es— age beau, air rempli | était imime et du
nt ces heunnant en— a’alors, on de grands le démence nésie. Penimagina de honneur à r une a880— r, et de les rit signé de appel, et à ir propose élon furent te de cette ion de brant, n'était le marquis avaient cu essement à On affecta es militai-— et M. Olicr que Dieu plus grand