‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 138 sur 235 · SO Ÿ SO · texte numérisé non relu

SO Ÿ SO

240 Il, PART, 14652. — PAROISSE.

naissons pas les circonstances qui purent en accompagner l'accomplissement. Celui qui fut fait par M. Picoté, au nom de la Reine , eut beaucoup d'éclat ; on lui a même attribué la cessation des troubles du royaume : au moins il est certain que , presque dès ce moment, on vit changer tout-à-coup la face des affaires. Le même mois, la capitale rentra dans la soumission, et le reste du royaume ne tarda pas à suivre son exemple; en sorte que, dans le cours de l'année suivante, Ie Roi était aussi tranquille et aussi absolu , dans toute l'étendue deses États, que s’il n’y eût jamais eu de mécontents. Après l'entrée triomphante du Roi dans Paris, la Reine étant venue au Val-de-Gràces, le 8 décembre 1652, jour de l'Immaculée Conception, M. Picoté profita de cette circonstance pour lui faire connaître le vœu qu'il avait fait par ses ordres ; et, pour l'exécuter, il proposa quelques religieuses , réfugiées à Paris, à la tête desquelles était Catherine de Bar connue sous le nom de Mechtilde du Saint-Sacrement. Ces religieuses qui professaient la règle de saint Benoît, prirent alors le nom de Filles du Saint-Sacrement, et se fixèrent près de l’église de Saint Sulpice. À la céremonie de leur établissement, où la Reine ct toute la cour assis'erent, le très-saint Sacrement ayant été exposé dans la chapelle, la Reine y entra le flambeau à la main, ct, la première, y fit réparation publique et amende honorable à Jésus-Curisr.

Telle-fut l'origine de ce nouvel institut, si glorieux à la religion, et qui contribua à augmenter, dans la paroisse de Saint-Sulpice, la dévotion au très-saint Sacrement, et celle envers la très-sainte Vierge, dont cet institut devait faire une particulière profession. Une autre communauté, n’y répandit pas moins l'édification publique, ee fut ceile des religieuses de Notre-Dame-de-Miséricorde, que M. Olier y établit au milieu du feu de la guerre civile, et malgré les obstacles qui semblaient devoir empêcher l'exécution de ce dessein. Non content de les avoir aidées à s'établir, il consentit encore d'après leur vœu unanime et le désir du père Yvan leur saint

TA de li, Se

UE y AR ce UT RE SLE TR

» VO » m » da que, cond!

minai de dir auCur abnég

Anna Not sanctif ploya nouvel Progrè nautés

lant D damné surtout de ce jt

l'Eglise

Mais se

tous 59 dont pl

ompagner , au non ittribué la st certain -à-coup la ra dans la suivre SON aivante, le te l'étendue ents. Après étant venue l'Immaculée ice pour lui es; et, pOur sices à Paris, » sous le non s qui profesnom de Filles ise deSaintà la Reine et nt ayant èlc ambeau à là ue et amende

ieux à la relia paroisse de rent, et celle vait faire une NY répandit es religieuses y établit au obstacles qui dessein. Non it encore d'aan leur saint

CE RENE Ce EC

SES or Es AE Re AS

A Sn EN Mo TT SSSR É

pires te

HE

SON ZËLE CONTRE LE JANSÉNISME, 241 instituteur, à les diriger dans les voies de la perfection religieuse. Ce père, parvenu déjà à un âge avancé, voulut même lui donner le gouvernement de tout l’ordre. « Si Dieu eût » fait un homme tout exprès, écrivait-il à M Olier, il sem- » ble qu'il ne l’eût pas fait plus selon mon cœur, à cause de » la pureté d'intention que je vois en vous, et de votre con » formité à l'état du Fils de Dieu crucifié. Or, maintenant, » n'ayez pas seulement soin de votre congrégation apostoli- » que, mais encore de l'institut des filles de Notre-Dame-de- » Miséricorde, et soyez autant content de vous en revêtir , » que moi de m'en dépouiller. Je crois que Dieu veut que je » vous en donne la direction, voyant en vous cette vertu » merveilleuse de gagner les àmes et de les remettre d'abord » dans le sein et dans les mains de Dieu. » Il ne paraît pas que, malgré les instances du père Yvan, M. Olier ait pris la conduite de cet ordre, peu compatible avec celle de son séminaire et de sa compagnie. Il se contenta , en qualité de curé, de diriger la maison établie sur sa paroisse, et ne négligea aucun moyen pour exercer ces saintes filles à la plus entière abnégation. C'est le témoignage que lui rend l'auteur des Annales de l'Institut.

Nous ne saurions exposer les travaux de M. Olier pour la sanctification de sa paroisse, sans parler des moyens qu'il employa pour la préserver du Jansénisme, qui parut alors. Cette nouvelle hérésie sur la grâce faisait en effet de trop rapides progrès, soit parmi les simples fidèles, soit dans les commu nautés de la capitale, pour ne pas alarmer le zèle de ce vigilant pasteur, Après la bulle d'Urbain VIIT, qui avait condamné la doctrine contenue dans Île livre de Jansénius, et surtout après les brefs d'Innocent X, pour presser l'exécution de ce jugement, M, Olicr, comme tous les vrais enfants de l'Eglise, tenait ces erreurs pour légitimement condamnees, Mais ses confrères dans le ministère pastoral n’imitérent pas tous son exemple : la division semit parmi les curés de Paris, dont plusieurs se tournèrent du côté des novateurs, et en vin-

Let

Dos MS ET RE TE

Page 1