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rent même jusqu'à condamner ceux qui ne suivaient pas ces opinions nouveiles. Après M. Olier, les principaux , que les Jansénistes affeciaient de représenter comme fauteurs d’un schisme, étaient Abelly, curé de Saint-Josse , depuis évêque de Rodez , et les curés de Saint-Germain-l'Auxerrois et de Saint-Jacques-de-la-Boucherie. «Ils en viennent , écrivait » M. Olier, parlant des nouveaux seetaires, jusqu'à regarder » comme des hérésies , si l'on préche que Jésus-Curisr est » mort pour tous ; que les commandements sont possibles ; » que l'on résiste souvent à la grâce, disant que les proposi- » tions contraires sont de la foi. Is publient hautement que » je fais schisme dans l'Eglise, n'étant pas avec eux, et prè- » chant une autre doctrine ; et ainsi je suis le chef des schis— » matiques, parce que je suis uni au gros de l'Eglise, qui » n'est pas de leur parti, et qui s'élève contre cette nouveauté, » Ils nous accusent même d'être Pélagiens où Sémi-Péla- » giens, disant que nous donnons tout à la nature et rien à la » gràce, et qu'ainsi nous sommes hérétiques. C'est de la même » sorte que les Huguenots imposent à l'Eglise pour la rendre » méprisable, quand ils disent que æous sommes idolètres, et » quenous adorons les images et les saints. Nous répondons » à ces messieurs que nous ne donnons rien à la nature de » toutes les choses surnéturelles , que nous reconnaissons que » la grâce en est seule le principe ; que nous ne sommes pas » suffisants d'avoir de nous une bonne pensée, selon saint Paul; » que c’est & Div de nous donner de quoi vouloir et parfaire » en sa gräce ; Car nous ne sommes pas plus capables de nous- » mêmes, de vouloir et d'accomplir les chôses surnaturelles , » que de les penser. Il faut grâce en tout et partout, et nous » ne pouvons rien sans la grâce de Dreu; que peut-on donner » davantage à la grâce ? Ils nous veulent imposer que nous ne » croyons pas cela, pour avoir droit de nous venir brouiller, »
De tous ces novateurs, le plus animé contre M, Olier était M. du Hamel, curé de Saint-Merri. Henri du Hamel, esprit déguisé, souple et flatteur, parut aux sectaires un homme
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