‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 153 sur 235 · BEI PONS · texte numérisé non relu

BEI PONS

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IL FORME DES SUJETS POUR LES ÉVÈQUES. 301 ans, trente ou quarante sujets , pleins de zèle , de talents , de piété, et surtout de détachement apostolique. Les uns portaient une partie des travaux de la cure, les autres promettaient déjà, par leur ferveur , tous les fruits qu'on vit naître de leur zèle pour la gloire de Dieu, et pour la réforme du clergé, dans plusieurs grands diocèses du royaume , et pour le salut des infidèles, ainsi que la suite le montrera.

Il réunit ces derniers dans une maison de probation connue depuis sous le nom de Solitude , et ce noviciat était ouvert, non-seulement à ceux qui désiraient devenir membres de la société, mais aussi à tous les ecclésiastiques que les évêques adressaient à M. Olier , pour les former à la conduite des séminaires. La confiance que lui témoignaiten cela le corps épiscopal , et les bénédictions de Dieu sur ses premiers travaux pour le clergé, faisant connaître de plus en plus à M. Olier, que la société devait contribuer à l'établissement des séminaires en France , il crut que le moyen le plus prompt, pour arriver à ce but, était de former des sujets de divers diocèses, et de les rendre capables de fonder et de diriger ces maisons, sous l'autorité de leurs évêques respectifs. « Le séminaire de » Saint-Sulpice, écrivait-il à un évêque, ne travaille qu'à » former des disciples à JÉsus-Cnrisr : c’est tout son emploi. » Se voyant établi à Paris, qui est le rendez-vous ct le cœur de toute la France, il se trouve à même d'ouvrir son sein à » tous les sujets des provinces et des différents diocèses , qui » viennent dans cette capitale ; et ces sujets, étant une fois for- » més eux-mêmes, s’en vont après, pour servir les saints pré- »

lats dans les emplois et le service des séminaires , nous leur

joignons parfois de nos sujets , qui vont les aider pour un

temps et travailler avec eux , et qui ensuite reviennent ici, » ou sont envoyés ailleurs; et c'est la voie que j'ai conçu fa » plus utile pour le service des diocèses, la plus naturelle , et » celle qui peut le mieux réussir pour la rénovation entière » du clergé. »

Cependant se défiant de ses propres lumières , malgré l'es-

392 HI. PART, — SÉMINAIRES, time si générale qu'on faisait de lui partout, M. Olier crut que pour bâtir sur un fadement solide , il devait soumettre aux évêques du royaume la constitution de sa société, ses réglements et tout son esprit, et qu'étant destinée pour le service des prélats, c'était de leur part qu'elle devait recevoir son approbation solennelle. L'assemblée générale du clergé, commencée l’année précédente 4659, étant encore réunie à Paris, il profita de la conjoncture pour faire connaitre à ces prélats la fin de sa petite société, toute consacrée à l'œuvre que Notre-Seigneur formait et avançait tous les jonrs, l’établissement des séminaires dans le royaume ; et, pour mettre plus à découvert ses sentiments et ses desseins , il accompagna de la lettre suivante le recueil des réglements qu'il leur présenta.

« Messeigneurs ,

» La maison de Saint-Sulpice ne s'est pas sitôt vue tirée » de son néant, que les premières impressions et opérations » de sa vie l'ont portée au respect , à l'amour et à l'obéissance » envers vos personnes sacrées : semblable en cela aux en- » fants qui sont portés à l'amour envers leurs parents , par les » premiers instincts de la vie raisonnable. Si la providence » de Div l'a fait naître dans un lieu exempt et de nul diocèse, » ce n'est pas en effet pour la tirer du respect et de la sou- » mission qui sont dus à la puissance épiscopale ; mais au » contraire pour lui donner plus de moyens de la servir. Car » cêtte maison n'étant d'aucun diocèse qui puisse s'en reven- » diquer les sujets , il reste qu'elle soit à tous messeigneurs les » prélats, et qu'ils aient droit d'y venir puiser comme dans » un réservoir commun et propre à tous également. Elle leur » est tellement consacrée, que , hormis une douzaine de per- » sonnes qu'elle se réserve toujours présentes, pour conserver » l'esprit de sa vocation, elle prépare au saint service du » clergé tous les autres qu'elle reçoit ; en sorte que messei- » gneurs les prélats y en trouvent toujours de prêts à les scr- » vir dans leurs diocèses. Elle n’en élevera aucuns, quelque

, Olier crut t soumettre iété, ses répour le serait recevoir » du clergé, ore réunie à anaitre à ces l'œuvre que , l'établissemettre plus à npagna de la r présenta.

sitôt vue tirée ; et opérations à l'obéissance cela aux enrents , par les la providence e nul diocèse, et de la soupale ; mais au la servir. Car isse s'en r'even- Lesseigneurs Îles br comme dans ment. Elle leur uzaine de perpour conserver hint service du ‘te que messeiprêts à les scrcuns, quelque

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