PR EE
APPROBATION DE L'INSTITUT DE SAINT-SULPICE. 309 érigée en congrégation , de peur qu'elle ne sortit de cet esprit de servitude, en cherchant quelque chose pour elle-même dans ses travaux, et en aimant son propre Corps avant tout autre. «La maison de Saint-Sulpice, dit-il, est née seule- » ment pour former des sujets à messcigneurs les prélats ; et » quelque nombreuse qu'elle puisse être, elle fait profession » de ne se point ériger en congrégation, pour n'avoir d'ap- » plication et d'amour que pour l'Église de Jisus-Cunisr , » et surtout pour son saint clergé. Elle ne pense pas , par la » gràäce de Dru, être quelque chose d'étranger au clergé, » où séparé de ce corps. Quoique très-indigne, elle est mêlée » et perdue dans lui, en sorte que si, pour le bien de l'E- » glise, elle venait à donner tous ses sujets , elle ne se croi- » rait pas vide ou stérile pour cela. Ses sujets seront ainsi » sans maisons dans les diocèses , et sans prétention de faire » des établissements qui soient unis entre eux, pour préten— » dre faire un corps. La liaison et l'unité seront dans l'esprit » qu'ils porteront partout où ils iront, » Ce n'est pas cependant que M. Olier refusat absolument de faire des établissements de ses prêtres , nous verrons même qu'il en forma plusieurs ; mais ce ne fut que pour obéir aux évêques qui l'en sollicitaient. Aussi ne prit-il aucun moyen pour s'assurer la conduite de ses maisons, ne voulant les conserver qu’autant que les évêques l'auraicnt agréable , et étant toujours prêt à les céder à d'autres ouvriers. Ce fut l'esprit qu'il s'efforça d'inspirer à sa compagnie. « C’est là notre véritable disposi- » tion, écrivait M. T'ronson son second successeur, et vous savez » que ça a été toujours la vue de M. Olier et l'esprit de la » maison, qui ne cherche point à se multiplier, mais à servir » messeigneurs les évêques autant qu'ils le souhaitent, »
Non content d'avoir soumis à l'examen des évéques les règles de la société et du séminaire de Saint-Sulpice , M. Olier voulut mettre encore sous leurs yeux celles qui avaient dirigé jusqu'alors ses ecclésiastiques, dans la formation de plusieurs séminaires diocésains. Après tous les essais qu'on avait faits
jusqu'alors, sans pouvoir parvenir à donner à ces établissements une forme convenable, il désira que les évêques, comme juges naturels, prononçassent sur cette matière, et fissent connaitre dans leurs réponses les moyens de les asseoir enfin sur un solide fondement. Dans ce dessein , il composa un écrit que nous ferons bientôt connaitre ; et en l'offrant aux évêques , il leur disait : « Comme par la miséricorde de Dieu, » la maison de Saint-Sulpice emploie tor: ses soins à former » des ecclésiastiques qui puissent être capables de servir mes- » seigneurs les prélats, dans le dessein de leurs séminaires, » et qu'elle a été souvent sollicitée et appelée pour cela en di- » vers diocèses : elle expose, Messeigneurs , à votre assem- » blée, ce qu'elle a déjà proposé à ;''sieurs de messeigneurs » les prélats qui ont voulu essayer de ses faibles sujets pour » leur service. Elle vous soumet ces petits projets , non-seu- » lement afin que vous justifiiez par votre approbation com- » mune S'ils sont de Dieu et conformes à l'esprit de l'Eglise, » mais encore afin qu'il vous plaise d'examiner, Messeigneurs, » dans la plénitude et l’unité de vos conseils , les choses que » vous croyez devoir être pratiquées par les sujets que vous » désirez employer en vos saintes maisons. »
Ce Mémoire que M. Olier présenta , d'abord manuscrit , à quelques uns des prélats en particulier, leur parut si propre à assurer le succès de l'établissement des séminaires , qu'ils désirèrent qu'on l’imprimät sans délai , afin que les membres de l'assemblée , sur le point de se séparer, pussent en emporter des exemplaires dans leurs diocèses. M. Olier n’en avait achevé encore que la première partie : il obéit néanmoins, et dans un avertissement au lecteur, il rendit ainsi compte de l'imperfection de cet ouvrage : « L'écrivain s’est soumis sans » résistance , par le respect et l'obéissance qu'il rend à mes- » seigneurs les prélats. Il fait profession de les reconnaitre » comme ses vrais supérieurs, et de se soumettre à eux en » toutes choses, s'étant jusqu’à présent voué et consacré à » Dieu pour leur service et pour leur préparer des prêtres
2e ra Le ARE as ET
» qu
» fid
» ch
» Sai
» sen
» rie
» dur » la c
» cler Lor minait dans | Vabre:
George Cun de le rem » pagr des vu l'esprit penser « Les
» des li » de |’ » Com » se ré » mag » à Din » de JÉ » de ce » abon » forme » naître » de lui » traite
es établissees évêques , matière, et le les asseoir , il composa l'offrant aux »rde de Dieu, ins à former le servir mes- ; séminaires , ar cela en divotre assem-— messeigneurs es sujets pour ets, non-selobation comit de l'Eglise, Messeigneuss, les choses que jets que vous
manuscrit, à arut si propre inaires , qu'ils e les membres sent en eMpPOTlier n’en avait néanmoins , €t nsi compte de st soumis Sans | rend à meses reconnaitre ettre à eux el
et consacré à er des prêtres
AN En de