SÉMINAIRES DE CLERMONT ET DE SAINT-FLOUR
is ce lieu de Clermont, après une faveur dont la très-sainte Vierge l'avait a main de la uonoré, un jour qu'il était en oraison dans l’église cathédrale ésies, par le de cette ville. Car elle avait daigné lui faire connaitre qu'elle
‘; étant vrai désirait de le voir travailler dans ce diocèse, pour la gloire de »s et à toutes son Fils. M. Olier ne connaissant point le genre de services
teté et en fi- qu'il devait y rendre à Dieu, ni les moments marqués par sa nu dans ces providence, se contenta d'attendre ses ordres sans vouloir les is notre divin prévenir ; et quoiqu'il lui füt aisé de prévoir que le moyen le
lonné autre- plus sûr de réforme serait l'établissement d'un séminaire, il s'abstint de faire aucune démarche pour procurer de lui-même laupas publia un établisseinent de ce geure à Clermont, Entin , lorsqu'il y
Après y avoir | pensait le moins, il fut invité, par l'évêque et le clergé, à jeicontrées jus- ter les fondements de cette œuvre. te doutant point alors de tqu'il plait à | la volonté de Dieu, et ravi de contribuer à cet établissement, ance , jointe à il envoya , pour en avoir la direction , M. Raguier de Poussé,
ailler sérieu- D et, peu après, M. de Quaylus.
leinement in- | Il contribua encore à la réforme de l'Auvergne, en coopéotre-Scigneur | rant à l'établissement du séminaire de Saint-Flour. Connaisection et dans ‘ sant depuis long-temps les besoins de cette contrée, où était
1i Sont COMME I. située son abbaye de Pébrac, il avait d'abord cu dessein d’en- > nosseigneurs 1 voyer M. Couderc à M. de Montrouge, évèque de Saint-Flour. ad fruit et bé D Le zèle de ce prélat méritait en effet qu’on le secourüt : dans ans leurs dico | la disette de bons ouvriers où il se trouvait réduit, ilavait tou-
ns Cette pieuse 1 jours quarante ou cinquante jeunes clercs, ou prétendants à la ue nous avons | 1 cléricature, daus un appartement de son palais , et il plaçait
gner nos des D Jes autres auprès des curés les plus pieux et les plus instruits, u'ons, par CCS pour les former autant qu'on pouvait le faire alurs. Au défaus Is avons donné de M. Coudere, M. Olier lui envoya M. Planat, qui établit,
1 séminaire de } dans le diocèse de Saint-Flour, un séminaire appelé le séiniladite charge, \ naire royal de Notre-Dame de l'Hermitage, et sur lequel Disu E L Le ‘
part, pour en répandit d'abondantes bénédictions.
istrateurs sous L'archevèque d’'Embrun, Georges d'Aubusson , avait demandé M. Planat à M. Olier, qui le promit d'abord; mais avait toujours D n'ayant pu le refuser à des besoins plus urgents, il écrivit à
du diocèse dé D ce prélat pour en obtenir un délai, « L'amour que vous avez
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»p pour l'Église, lui dit-il, et votre zèle à la secourir dans ses » plus urgentes nécessités , vous porteront à accorder à » M. Planat dispense pour quelque temps , afin qu'il puisse » étre en état de vous obéir, et de vous servir selon les désirs » de votre charité. Il est tout à vous, Monseigneur , ainsi que » le reste des sujets de la maison. Pendant le délai que je vous » demande, ils prendront de nouvelles forces pour servir » l’Église de Div, et se mettre en état de rendre leurs de- » voire narfaiis, et leurs obéissances à messeigneurs les pré- » Jats. ‘!: se :ont consacrés à eux, et à vous en particulier, » Monseigneur, cui leur témoignez une bienveillance qu'ils » ne méritent pas, dont ils se sentent très-honorés , et qui » m'oblige de vous en remercier en leur nom. »
Rien ne montre mieux cette dépendance entière, et ce respect profond pour l'épiscopat, que la conduite du serviteur de Dieu envers M. du Bosquet , évêque de Lodève , à l'occasion que nous allons rapporter. Le prédécesseur de ce prélat, M. Plantavit de la Pause, homme savantet connu par plusieurs ouvrages, avait engagé M. Olier à former à Clermont-Lodève, dans le prieuré de Saint-Paul , la seule paroisse de cette ville, un établissement pour procurer l'instruction et la réforme de son clergé. Mais M. du Bosquet ne donna point aux prêtres de cette maison, surtout à M. Couderc, leur supérieur, la mème confiance que leur avait témoigné M. de la Pause. Ilse— rait difficile d’en assigner le motif, à moins de l’attribuer à l'oppo:ition de ces ecclésiastiques pour le Jansénisme, dont on ne voit pas que M. du Bosquet ait été constamment éloigné. Sur ces entrefaites, le peuple de Clermont , très-affectionné à son curé, s'étant mutiné contre l'autorité de M. du Bosquet, qu’on savait lui être contraire , M. Olier consulta plusieurs évêques, et, d’après leur réponse, écrivit à M. Couderc de remettre sa cure entre le5 mains du prélat. Iiécrivit aussi à l'évêque de Lodève une Lettre très-respectucuse , par laquelle il lui faisait connaître ses intentions ; n’en ayant point reçu de réponse, il lui écrivit encore la suivante, que nous rapporte-
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