‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 174 sur 235 · DE PRIVAS · texte numérisé non relu

DE PRIVAS

le dans Privas, s voies de la perps : instructions et charité envers et la pratique de ire de vérité , tel sie et à ceux qui cours de la grâce onde et de ses ernbre d'hérétiques Privas quarante mission , et quels cents. Dès-lors ant d'années, fut r dans son taberité du mystère de nes pour n'avoir es, on rendit au qui lui sont dus ; riomphe dans les et tout l'appareil pe frappa beauvas; car, de mé- Ile ni processions es ne purent être ser des larmes de mille personnes, é; et depuis cette ble, tous les ans, qui demeurèrent

a joie de voir l’éa doctrine catho-

de Pénitence €l pissiens nouvelle-

MISSIONS DIVERSES. 351 ment ramenés des ténèbres à la lumière, qu'ils leur avaient été en aversion depuis leur enfance ; et le lieu qui a‘\paravant servait de prêche, changé en une église, où le regret d'avoir si long-temps outragé Notre-Seigneur, faisait souvent répaire aux nouveaux convertis des larmes en abondance. Enfin, ces missionnaires et d'autres, envoyés par M. Olier ou par ses successeurs, renouvelèrent tellement la ville de Privas, d'abord presque toute composée de Huguenots, qu'aujourd'hui ses habitants, si l’on en excepte environ la trentième partie, professent tous la religion catholique.

Le serviteur de Dieu entreprit aussi la conversion des autres lieux du diocèse , où les Calvinistes avaient le plus de partisans, et procura à ses dépens un grand nombre de missions, qui , dans l'espace de cinq ans, renouvelèrent entièrement la face du d‘ocèse. Viviers, Montpezat, Meyras, Burzet, Thueyts , le Péage, Jaujac, Valgorge, Largentière, Pradelles, Fay, Saint-Agrève, Villeneuve de Berg , le bourg Saint- Andéol, Chalançon , furent successivement le théâtre du zèle des missionnaires. Partout où ils allèrent préècher la foi catholique , on vit la grâce opérer des prodiges , qui firent admirer les immenses miséricordes du Seigneur, et ie pouvoir de sa parole , lorsqu'elle est annoncée par des hommes remplis de son esprit, car ils n'avaient, pour ainsi dire, qu'à se montrer dans une paroisse peuplée d'enfants des apostats de la foi, pour en faire des troupeaux de fidèles brebis, et de véritables enfants de la sainte Eglise Romaine.

M. Olier, sur l'avis des médecins , avait résolu d’abord de passer l'hiver dans le midi; mais ayant été invité à retourner à Paris, pour travailler à de nouvelles œuvres de la plus haute importance, il voulut consulter Dieu dans la prière, avant de renoncer à son premier dessein. « Nous prenons du temps , » écrivait-il, pour peser , en la présence de Div, la solidité » d'un très-grand nombre de fortes raisons que l'on me mon- » tie, pour m'engager à partir : je dois d'autant plus les » examiner , que je ressens une grande joie de ce projet de

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