‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 18 sur 235 · PART. 1627. — ÉTUDES DE M, OLIER · texte numérisé non relu

PART. 1627. — ÉTUDES DE M, OLIER

» n’ayarit jamais rien épargné pour mon avancement dans » les études. » Son père lui donna même pour préçepteur particulier un docteur de Sorbonne , également recommandable pour sa pièté et pour sa science, et qui fut professeur de théologie dans cette école. M. Olier retira de ces études de grands avantages : la langue grécque, dans laquelle il était fort versé, lui facilita beaucoup l'intelligence des divine Écritures, et en particulier celle des pères grecs qu'il lisait daus leur langue originale; et l'étude de la théologie scholastique lui fut très-utile, pour acquérir non-seulement la connaissance du dogme, mais aussi une certaine intelligence des mystères de Jésus-Curisr, Il pensait que la scholastique, étudiée dans des vues pures et simples, était une excellente préparation à cette haute et sublime théologie. « J'estime h » scholastique, disait-il, comme elle ie mérite, et j'avou » que je lui suis beaucoup redevable pour l'intelligence et » l'appui des mystères. »

Les succès qu’il obtint dans ses études ; d'autant plus flatteurs pour ses parents, qu'ils étaient plus justement acquis, leur inspirèrent bientot le désir de le produire dans le monde. Naissance, talents, réputation, qualités de l'esprit et du cœur, tout en lui concourait à faire un sujet de grande espérance; et la haute considération dont jouissaient ses proches, semblait, selon les fausses maximes du siècle, lui permettre de prétendre aux premières dignités de l'Eglise ou de l'Etat. C'était la perspective qu'ils lui mettaient souvent devant les yeux, et la piété dont ils faisaient profession n'était point assez pure pour écarter tout ce qui pouvait jeter dans son cœur des sentiments d'ambition et de vaine gloire. On lui parlait tan tot de se produire à la cour , et de se mettre sur ies rangs pour parvenir ; tantot des démarches qu'on faisait, et de celles qu'il devait faire lui-même, pour seconder les vues qu'avaient sur lui des personnes puissantes. Son père, qui ne négligeait aucune occasion de lui donner de l'éclat , avait obtenu pour lui, outre le prieuré de la Trinité de Clisson, au

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