‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 187 sur 235 · TOMBEAU DE M. OLIER · texte numérisé non relu

TOMBEAU DE M. OLIER

Son cœur, qu'on avait séparé de son corps, fut mis dans une boîte en plomb, renfermée ensuite dans une autre en argent doré, sur laquelle sont gravés les monogrammes de Jésus, Marie , Joseph , entourés de flammes ; sa langue fut mise aussi

dans une boite d'argent , et ces deux portions de son corps sont les seules que possède aujourd'hui le séminaire de Saint- Sulpice. Le cercueil ayant été enlevé dans les troubles de 1795, pour en aveir le plomb, le corps fut porté apparemment dans quelque cimetière , malgré les mesures qu'avait prises M. Emery pour le conserver. La Providence toutefois semble avoir voulu dédommager le séminaire de Saint-Sulpice, en substituant aux restes de son fondateur, ceux du vénérable cardinal Pierre de Bérulle, instituteur de l’Oratoire, et le premier suseité en France pour travailler à l'éducation du clergé. Aujourd'hui que cette société ne subsiste plus , il était, ce semble , convenable que le corps de son saint instituteur pas— st à une compagnie destinée à continuer l'œuvre qu'il avait

eu tant à cœur, et qui d’ailleurs paraissait avoir, par son origine même , des droits particuliers à une succession si précieuse. Le père Edme Cloysault, de l'Oratoire , parlant de l'union qui devait régner entre les membres de ces deux sociétés , rappelle en effet qu'ils ne formaient au fond qu'une même famille , « étant les unes et les autres les fils du rème » père, dit-il dans la Vie du père de Condren , les héritiers » du même esprit, et pouvant dire avec vérité : Hilii sanc- » {orum sumus. »

Nous terminerons cet ouvrage par le récit de diverses grâces surnaturelles que Dieu accorda à M. Olier. L'une d'elles fut le don de lire les secrets des consciences. « Je ne » puis écrire ici, dit M. de Bretonvilliers , toutes les choses » de cette nature qui se sont passées : mais je puis assurer » devant Dreu, et le prendre à témoin, qu’une infinité de » fois, pour ainsi dire, durant l'espace de quatorze ans, » M. Olier m'a découvert à moi-même les pensées les plus » secrètes de mon àâme : ce qui ne m'était pas d’une petite

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