‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 189 sur 235 · SECRÈTES · texte numérisé non relu

SECRÈTES

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GUÉRISONS ATTRIBUÉES À M. OLIER. 391 dance, qu'il iui est arrivé de ne pouvoir proférer dans cet état une seule parole. Elle ajoute qu'en lui parlant, elle avait été plusieurs fois délivrée de diverses imperfections habituelles , dont elle ne lui avait rien dit, et sans que de son côté elle eût fait aucun effort pour les détruire.

M. Olier eut aussi le don de calmer les personnes agitées de peines intérieures , et même celui de guérir les malades en les visitant, comme on le vit par un grand nombre d'exem-— ples. La mère de Saint-Gabriel , don: on vient de parler, déclare, dans un écrit signé de 5a main , qu'étant atteinte d'un grand crachement de sang, on employa vainement pour l’arrêter, la saignée aux pieds et plusieurs autre remèdes ; mais que M. Olier l'étant venu voir, lorsqu'elle était au lit, bien affaiblie par cet accident qui continuait toujours, et lui ayant dit ces paroles : Ma fille, je vous défends de cracher du sang davantage : non, je ne le veux pas; l'accident cessa dès ce moment. « Je certifie , dit-elle, que je n'ai jamais plus rendu » de sang , quoiqu'il se soit écoulé environ dix-huit ans de- » puis ; et qu’à l'heure même je fus guérie de ma maïiadie. » Je déclare que cette relation est véritable, et je suis prête à » l’attester avec serment. »

M. Olier rapporte lui-même la guérison d'un jeune séminariste, M. de Villars, depuis archevêque de Vienne , que ls médecins avaient abandonné. « Dans le temps que je lui dornnais l’Extrême-Onction , dit-il, il sentait en soi des effets extraordinaires , à cause des grâces qui se répandaient en lui par les paroles que Notre-Seigneur me mettait dans la bouche; tandis que les médecins eux-mêmes le condamnaient , Notre-Seigneur me dit : Je Le le rendrai, comme » il est arrivé ; ce qu’ensuite les médecins ont jugé être » un miracle. Depuis cet accident , on voit ce jeune homme » avancer à vue d'œil dans la vertu, » On lit d’autres exemples semblables dans les Mémoires de M. Olier. Très souvent les malades qu'il visitait se trouvaient guéris à mesure qu’il leur parlait, quoiqu'il n'eût aucun dessein de de-

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392 IV. PART. —- GUÉRISONS ATTR’ ES À M. OLIER. mander à Du leur guérison. « Cela me fait voir, ajoute-t-il, » combien les ministres de Jésus-Curist ont peu de part aux » opérations de sa bonté ct de sa puissance, puisqu'il pro- » duit des effets très-saints par des sujets souvent très-impar- » faits et très-impurs , et dont il n'attend point le concours, » ni même les désirs. »

Ces guérisons avaient inspiré aux paroissiens de Saint- Sulpice une si vive confiance aux prières de M. Olier, que plusieurs se regardaient comme sauvés, dès qu'ils s'étaient recommandés à lui. Une personne qui avait éprouvé les effets de ses intercessions auprès de Dieu, dit dans une déclaration signée de sa main : « Lorsque tout le monde me condam- » nait, et que les médecins , après avoir usé de tous les re- » mèdes imaginables , n’attendaient plus autre chose que ma » mort, mon grand recours fut à M. Olier, aux prières du- » quel je me recommandai par mon confesseur ; car M. Olier » vivait encore. J'avais tant de vénération pour lui, qu’il me » semblait qu'avec le secours de ses prières , il n’y avait rien » de fâcheux que je pusse souffrir ; et j'avais tant ue con- » fiance en sa protection auprès de Dieu, que je fus toute » soulagée après m'être recommandée à lui. » Une autre paroissienne , parlant de cette même confiance aux prières de M. Olier, dit, au sujet de sa sœur : « Comme on craignait » qu'elle ne passât pas la nuit , ma mère voyant le danger où » elle était, et l'alarme du médecin, courut chez M. Olier, » pour le prier de venir la voir, connaissant sa grande dili- » gence à visiter les malades, et sa grande charité pour eux. » Il y vint, et dit avec assurance que la malade n’en mourrait » pas. Chacun regarda cette parole comme une assurance cer- » taine de guérison : le confesseur de ma sœur vint me l'ap- » prendre ; et en effet elle recouvra la plus parfaite santé. » Vous ces exemples font assez comprendre pourquoi beaucoup de fidèles, après la mort du serviteur de Dieu , ont eu la même confiance en ses prières, et se sont adressés à lui pour obtenir des guérisons. On en rapporte un assez grand

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