‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 200 sur 235 · CHAPITRE INÉDIT D'ABELLY · texte numérisé non relu

CHAPITRE INÉDIT D'ABELLY

» proches qu’il en recevait. Au contraire, pour pratiquer l’hu- » milité, et tout ensemble faire paraître l'estime qu'il avait de » M. Olier, et la part que sa charité lui faisait prendre en tous » ses intérêts, qu’il estimait très-justes , il prit le parti dudit » sieur Olier et de MM. ses ecclésiastiques. Il défendit leurs in- » térêts plus chaudement et bien mieux qu’il n’eût fait les siens » propres ; et, lorsqu'on les blâämait et qu’on leur donnait le » tort, il leur servait d’apologiste, et disait tous les biens qu’il » pouvait de leur vertu et de la sainteté et utilité de leurs em- » plois : en sorte que, pour conserver leur réputation, il exposa » volontiers la sienne, et ne fit point de difficulté de mettre en » quelque façon sa compagnie à la merci de cet orage, pour tà- » cher d’en exempter M. Olier et les siens, et leur procurer la » paix et la tranquillité. Ce procédé de M. Vincent, qui semblait » si contraire à la prudence humaine, étonna diverses personnes; » ct, quelqu'un de ses amis lui avant demandé pourquoi il avait » agi de la sorte , il lui répondit qu'il pensait que tout chrétien » y était obligé, et qu’il croyait qu'en se comportant come il » avait fait, il avait suivi les maximes de l'Evangile. C'était l’es- » time très-grande qu’il avait de la vertu de M. l’abbé Olier, qui » lui donnait ces sentiments, et qui lui faisaient regarder ses » Saintes entreprises, non comme un ouvrage particulier, mais » comme un bien public, à la conservation et défense duquel un » chacun était nbligé,

» Quelque temps après cet accident , M. l’abbé Olier voulant » donner une plus ample matière à son zèle, jeta les fondements » de ce grand séminaire qui a servi et sert encore tous les jours » à former tant de bons ecclésiastiques de toute sorte de condi- » tions, dont plusieurs se répandent dans les provinces pour y » communiquer, au grand avantage de l'Eglise, les grâces et les » bénédictions qu'ils ont puisées dans ce saint lieu.

» Pour toutes ces grandes œuvres de M. l'abbé Olier, dont » nous venons de parler, et pour les rares et excellentes vertus » dont DIEU Pavait doué, M. Vincent l'avait en grande vénéra- » tion , et le regardait cofime un saint et le publiait partout » comme tel. Quand il plut à DIEU de retirer à soi ce sien grand » serviteur, M. Vincent se trouva à l'extrémité de sa maladie et » à sa mort, et fut un de ceux qui regretta davantage la grande

» perte que l'Eglise avait faite en la personne de ce saint abbé: » et depuis il a toujours continué, dans la même affection, de servir MM. de sa communanté, qui s’assemblèrent plusieurs » fois avec lui et avec d’autres personnes considérables , pour

aviser aux moyens de maintenir et perpétuer ce que M. Olier

CA

avait si dignement commencé. »

'RANSLATION BE LA SAINTE MAISON DE LORETTE. (Page 18,

On sera bien aise de trouver ici un précis de l'histoire dela translation de la sainte Maison de Lorctte. Ce fut sous le Pontificat de Célestin V, et lorsque les chrétiens avaient entièrement perdu les saints licux de la Palestine, que la petite maison où s’est opéré le mystère de lIncarnation dans le sein de Marie, fut transportée par les Anges, de Nazareth dans la Dalmatie, ou l’'Esclasouie, sur un petit mont appelé Tersato. Les miracles qui s'opéraient tous les Jours dans cette sainte maison, l'enquête juridique que les députés du pays allèrent faire à Nazareth méme, pour constater sa translation en Dalmatie, enfin la persuasion universelle des peuples qui venaient la vénérer de toutes parts, semblaient être des preuves incontestables de la vérité du prodige, DIEU voulut néanmoins en donner une nouvelle, qui eût en quelque sorte Pitalie et la Dalmatie pour témoins. Après trois ans et sept mois , la sainte maison fut transportée à travers la mer Adriatique au territoire de Recanati, dans une forêt appartenant à une dame appelée Lorette ; et cet événement jeta les peuples de la Dalmatie dans une telle désolation, qu'ils semblaient ne pouvoir y survivre. Pour se consoler, ils bâtirent , sur le même terrain, une église consacrée à la Mère de DIEU, qui fut desservie depuis par des f'ranciscains, et sur la porte de laquelle on mit cette inscription : Æic est locus in qua fuit sacra Domus Nazarena quéæ nunc in Recineti partibus colitur. 11 eut même beaucoup d’habitants de la Dalmatie qui vinrent en Italie fixer lenr demeure auprès de la sainte maison, et qui établirent la compagnie du Corpus Domini , appelée, pour cela , des Esclavons, jusqu’au pontificat de Paul INT.

Ce qu’i de p Lort men nat qui en r cou] de 1 Se t mais peti Anti part tran publ lée I

de ce saint abbé:

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tETTE. (Page 18,

de l'histoire de la ut sous le Pontifient entièrement petite maison où sein de Marie, fut Dalmatie, ou l’Es- Les miracles qui naison , enquête faire à Nazareth itie, enfin la pervénérer de toutes ibles de la vérité une nouvelle, qui ur témoins. Après nsportée à travers ans une forêt 2pévénement jeta les tion, qu'ils semis bâtirent , sur ère de DIEU, qui sur la porte de la-

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