‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 210 sur 235 · FF · texte numérisé non relu

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PRÉCIS DE LA RETRAITE QUE FIT M. OLIER. 435 et de ma mé-

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» sées, il a plu à la bonté de mon maître de me communiquer » cette disposition intérieure, et je m'en sris vu tout revêtu,

gvuvcrner en » ressentant non-seulement la tristesse, mais encore l'humilité

ls ionten 108 Æ dans laquelle je dois vivre, et les bas sentiments qui doivent st l'humilité ; L. , FT DARReE) en , il n'a paru que je devais être dans la paroisse, en / 4 disposition de souffrir avec grande douceur tous les mauvais

4. OÙ : traitements qu'on pourrait jamais exercer sur moi. hargé des pé-

re me disposa » Le troisième jour de ma retraite, continuant ma méditation L » h €

e pensée dont »* sur l’imitation de Notre-Seigneur, dont je dois être une reent que Dieu D' présentation aux veux des fidèles, j'ai vu que je devais imiter » sa modestie : or cette madestie « pour principe le respect dû à » DIEU, et procède du Saint-Esprit , qui, lorsqu'il possède le

» > corps aussi bien que l'âme, le compose et le recueille parfaite-

e, de manger » Jinceul myséchés de toute

cet en pleurer > ment, donnant pipes de la piété à tous Fe spectateurs, et jede son époux, M’ tant autant de traits d'amour de DIEU, qu'il v ads cœurs suses, comme des D” ceptibles d’éprouver les mouvements de la charité. Elle redoit £ que ce saint l point être mondaine, ni l'effet de la propre complaisance; c'est pour #0n pro- à » la modestie affectée du vieil homme: il faut, on contraire, que spouse , dont il » ce soit une vertu du nouveau, nne be insiste HR . nait l'exemple » naissant de celle même de JÉSUS-CHRIST, qui, habitant en “ant elle-même M’ tous, la répand sur nos membres, et règle notre extérieur sur égitime, entre À L le sien, dans la démarche , la manière de parler, de prendre

» nos repas et dans tout le reste ; c’est là ce qu’on appelle modesant chargé des Pi tie chrAtenne, Son excellence parait dans les effets puissants re des consola- li" qu’elle produit , comme de gagner les cœurs, de les porter à imême ri, au DIEU, en un mot, tous ces effets admirables dont parle saint e pouvaient le > Paul, lorsqu'il conjure le peuple par la modestie de Notrehaït sans cesse Seigneur, si puissante sur les esprits. étueux de nos ” Aujourd’hui j’ai appris que , dans le mystère de la Transteurait conti- P figuration que nous célébrions hier, Notre-Scigneur avait ur ses peuples, Ë s parlé de sa croix, pour montrer qu’il était venu principaledems-sesorsi- À ment pour la prêcher aux hommes, et que, de plus, comme par exemple ; À un maitre excellent, ve était béni nous en is la pratit rempli de re- pe. C'est pourquoi il est écrit dans A ss ” sde la res , ilne quit- D lransfiguration : Loquebatur excessum, voilà lPenseignequi le tenait L'mentide la croix ; guem compteturus erat in Jerusalem, voilà it de ces pen- 4 la confirmation (le l’enseignement par Fexemple. has hier , je D voyais, pendant mon oraison, Natre-Scigneur foulé aux pieds,

se:

» on est » révoq

» frappé , jeté à terre par les Juifs, et je me voyais moi-même

» dans cet état, traité de 11 même sorte par le monde, En méme ko

. . . ., . se 2 », Cor » temps, je contemplais les dispositions intérieures de Notre. @ ” €Prou » Seigneur, pendant qu'il endurait toutes ces afflictions et ces @ ” M app » souffrances, C'était une douceur et une patience extrême, di- & ? soit be

» Sant en soi-même qu'il méritait bien d'être traité de la sorte, Fe > UHR » puisqu’ils’était chargé des péchés de tous; je voyais qu'il s'é- MN ? CEVOir

» tait chargé , non-seulement des péchés que les hommes ont À ” cette? » commis contre DIEU, mais de tous ceux dont ils se sont ren- M” Héla

° , . . 5e » dus coupables envers le prochain, comme le larcin, la trahi- M ” chés

» son , les infidélités que les larrons , les domestiques , etles M ? monde » sujets peuvent exercer contre fes hommes , les maitres et les M ” senti » rois, Or, comme un voleur, un domestique infidèle , surpris M ” JC devr

» en flagrant délit, cst maltraité et chargé d'affronts et d'igno- M ? Vous i » minies, j'apprenais que Notre-Scigneur s'étant chargé de tou- M ” honte

» tes ces sortes de péchés, voulait en porter la peine et le juste À | » voir rie » châtiment, :ivec autant de douceur que de patience ; qu’ainsi il » dredi » je devais n' résoudre à porter moi-même toutes sortes d'igno- F » tement » minies et d'affronts, puisque je voulais me charger des pé- M ? disais

» chés de tous les peuples de l'Eglise, et m'abandonner, comne : » place d » victime , entre les bras de la justice de DIEU, pour recevoir M ? bout di » Sur moi les vhâtiments qu’il voudrait exercer sur ces peuples, » 10 néan

» Je ne puis taire l'amour que Notre-Seigneur m'a donné pour M ” entière » Sa croix pendant lon oraison , et la grande joie qu'il m'a fait M ” Seigner

» éprouver eh m'assurant que, dans la cure de Saint-Sulpice où Ne ai dem

» je vais entrer, j'en aurais un grand nombre. Cette assurance Mf ” NE PuIs |

» me transportait tout hors de moi, et n’obligeait de m'offrir à » etestn » son amour avec des élans et des paroles semblables aux senti-M ? tout mc » ments de saint André : © bona Crux, dit desiderata! Pour ” NC puis » me confirmer dans la promesse de ectte grâce, il a plu à DrevMf ” l'honne » me remettre dans l'esprit la vue d’une croix qu'il m'avait ” PEU. | » montrée déjà, et que je porterai quand il lui plaira de la * toute gl » mettre sur mes épaules. Je crois qu'elle s'approche, d'après ce » dérober » que j'entends dire d'un certain homme fort irrité contre moi ” l'honne

+ » aonc h » Vous se » sirez la

» de curé,

» et qui menace de faire imprimer contre nous des libelles, dont » il semble que notre directeur ait eu déjà quelque connaissanc@ » anticipée. Ce matin, lorsque j'étais dans la ferveur de l’oraison » et que je méditais sur l'abandon aux croix et aux souffrances

ais moi-même nde, En méme ires de Notrefflictions et ces e extrême, diiité de la sorte, ovais qu'il s'ées hommes ont ils se sont renarcin , la trahicstiques , et les

s maitres et les 4 fidèle , surpris k. ronts et d'igno- li : chargé de tou- M peine et le juste 4 tience ; qu’ainsi #

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