‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 211 sur 235 · PRÉCIS DE LA RETRAITE QUE FIT M. OLIER · texte numérisé non relu

PRÉCIS DE LA RETRAITE QUE FIT M. OLIER

onest venu n’apprendre que M. le curé de Saint-Sulpice avait

révoqué sa parole touchant le traité de sa cure; alors , sans

éprouver aucun sentiment de déplaisir , j'ai dit à celui qui

n’apportait cette nouvelle : Elle vient à la bonne heure, DIEU soit béni de tout : la bonté de mon maitre prend ainsi plaisir à

. me mettre dans les dispositions les plus convenables pour re- , cevoir ce qui doit m’arriver de fâcheux le jour méme, Mais

cette nouvelle était fausse.

» Hélas! Seigneur , maintenant que je me vois chargé des péchés de tout ce peuple, qu’on dit être le plus dépravé du monde, si vous me faisiez cette miséricorde de me donner les sentiments d’humilité, de confusion et d’anéantissement, que je devrais avoir à cause de cette charge , à mon Sauveur , je vous imiterais en ce point. Hélas! n'est-ce pas une grande honte à moi, que de tenir votre place dans l’Eglise ct de n’avoir rien qui vous représente et retrace vos vertus ? Le vendredi 8 août, le matin, dans mon oraison , j'ai vu si distinc-

es sortes d'igno- ; v Ten mon néant , et j’en Al été \element ponvalneu, que je charger des pé- à » disais à mon maitre, que si jen FARHEAlS pas qu'il tige ma donner, comme D ” place dans la charge qu'on me présente, je m'enfuirais au pou recevoit ; » bout du monde, plutôt que de l'accepter , n'ayant en moi que sur ces peuples. » le néant , l'aveuglement , l'ignorance , l'impuissance , et une ma doné pour ( » cutiere incapacité pour le servir, Il m'a semblé que ELA je qu'il ia fait A asigueut me donne une grande horreur de l’honneur ; je int Saint-Sulpice où M ” ai demandé de bon cœur la mort plutôt que l'honneur, que je Cette assurance : » ne puis accepter en aucune manière; car mon Seigneur à vécu A

ait de m'offrir à

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lables aux senti-f

esiderata ! Pour », il a plu à DIEU ix qu'il n'avait

ne

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et est mort dans la confusion et dans le mépris. D’ailleurs,

» tout mon c'ésir étant de procurer la gloire de mon maître, je

ne puis éprouver de plus vive douleur que de recevoir de

: l'honneur, puisque c’est un bien qui n'appartient qu’à mon

DIEU. Hélas! mon DIEU, poùr vous soit tout honneur et

toute gloire, et pour moi toute confusion. Si je pouvais vous dérober la honte que vous souffrez, et vous rendre tout » l'honneur qu’on vous dérohe, je serais satisfait ; faites-vous » avnc honorer par ma propre confusion, puisque vous voulez » vous servir de moi pour votre grande gloire, et que vous dé- » sirez la fonder sur mon anéantissement, sur ma future qualité » de curé, maintenant en ignominie ave le reste des fonctions

lui plaira de las

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roche, d'après ce

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rité contre mois des libelles, dont ue connaissanc@ ‘eur de l’oraisen

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aux souffrances@s

curiales, enfin sur les mépris qui me sont toujours promis dans cette condition.

» Je ne m'étonne point de l'amour qu’on doit avoir pour l'Eglise, et pour la moindre créature en tant qu’elle est partie de cet auguste corps. Quoi de plus admirable que l'Eglise? Je ne comprends pas comment on ne meurt point d'amour pour les fidèles, puisqu'ils doivent composer un jour, chacun comme partie, l'Eglise triomphante, qui louera la grandeur de Dieu éterneliement. Lorsque j'étais plein de ces pensées, on m'a présenté un enfant pour l'assister par quelque aumône; je ne sais ce que je n’eusse pas fait pour lu; , le considérant conme un membre de cette Eglise admirable et divine, ce royaume si parfait, ce trône si riche de la majesté adorable de Di£u. O bonté! que ne ferons-nous pas pour elle ! Que valontiers je voudrais répandre mon sang pour son amour , et même, s’il était à moi, celui de toutes les créatures, »

EpiTs DE LOUIS XIV TOUCHANT LES BLASPHÈMES ET LES

DUELS. (Page 220.)

On ne peut rien voir de plus chrétien que ces deux édits, et,

pour l'édification des lecteurs, nous en rapporterons ici les matifs.

Dans celui contre les blasphêmes , le Roi s'exprimait ainsi : Depuis le temps qu’il a plu à DIEU de nous appeler à la couronne, nous avonsreçu tantde grâces singulières de sa bonté,

que nous serions coupables d'une extrême ingratitude envers la majesté divine, si nous ne lui rendions des louanges et des grâces immortelles, en faisant régner sur nos sujets ses saints commandements, et en imprimant dans leurs esprits la ménx révérence de son très-saint nom, qu’il nous à gravée dans k cœur. Et parce que nous savons qu'il n'y à rien qui déroge davantage à sa bonté, ni qui s'oppose à son honneur avec plus de témérité que le blasphême , nous avons cru que noustw pouvions choisir un meilleur moyen , pour nous concilier ses bénédictions, que d’imiter, dès l’entrée de notre majorité , le

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