OLIER, 4631. — LA MÈRE AGNÈS PRIE POUR M. OLIER, J
ire de Con- "énération dans toute l'Auvergne, le Velay et les provinces nés sur Jui, oisines, et dont la vie, toute extraordinaire qu'elle a été, ne
de prépara- Mit rien avoir de suspect depuis que le saint-siège aposto-
Jique, après une longue et sérieuse discussion, a déclaré,
in » , si è ! . + | , Selon l’ex- par un décret solennel, que cette sainte fille a pratiqué toutes nernent el la les vertus chrétiennes dans un degré h£roïque, Elle ne cessait uner encore de prier pour la sanctification du clergé, et pour la conver-
e témoignait sion des pauvres habitants des campagnes, privés dans ces es historiens quartiers de presque tous les secours de la religion. Un jour idée d'un des qu'elle demandait avec larmes de sortir promptement de ce
lise. I avait monde, Notre-Scigneur lui dit: Tunes encore nécessaire #
1postoliques, : M pour la sanctification d'une àme qui doit servir & ma gloire :
isscent des Mct, peu de temps après, la très-sainte Vierge, pour qui la
tte trop tar- | bientôt ces
4% mère Agnès éprouvait un amour et une dévotion qui trouvent | 2 peu d'exemples, même dans l'histoire des Saints, lui apparut levait laisser une source de Fénélon , et
% toute revôtuc de gloire, et lui fit entendre ces paroles, qui | furent le développement des précédentes : Prie non Fils pour 1 | l'abbé de Pébrac. C'était l’abbaye de M. Olicr, à deux lieues LIFIEE de toutes les Æ} de Langeac. La mère Agnès ne le connaissait point alors, elle [11
> compagnie 4 n’en avait jamais entendu parler, et n'eut de rapport avec lui
res, @t qui # qu'au bout de trois ans de prières, d’austérités et de larmes. | | i désirée. {Il faut entendre M. Olier Jui-même témoigner à Dieu et à (| | minente, et 8 Marie sa reconnaissance pour une si touchante invention de il | Elle suppo- "#8 leur amoui. | ires ; et Ces € En l'honneur de la très-sainte Vierge , l'avocate des pés vOrtus sa > cheurs, dont je suis le premier ; protestant à ses pieds, en l uels le salut ) qualité de son indigne esclave, que je suis recevable à son En considé- » intercession de toutes les grâces que j'ai reçues, je dirai , 1 à ne doit pas > couvert de confusion, qu'à peine sorti des abvmes du pé- fl s plus zélées > ché où je nr'étais plongé pendant plusieurs années de ma | ac M, Olier, L. ) jeunesse, et jusqu'à vingt-deux ans, cette reine du ciel, Al és que pou- > plus ravissante dans sa bonté que dans sa grandeur, prit | s parlons de M» lesoin, et, si j'ose le dire, la peine de descendre sur la jf
iute-Cathe- ” terre, et de visiter une de ses servantes d'admirabie sain-
n singulière Æ$» teté, ct à laquelle elle dit: Prie mon Fils pour l'abbé de
32 1. PART. 1691,-—-LA MÈRE AGNÈS PRIE POUR M, OLIER. 1692 l'E Jude
moi, QU
» Pébrac, parlant de ce misérable pécheur ; ce que cette sainte M » fille exécuta si soigneusement, qu'à tout moment elle m'a- { destruct » vait présent à son esprit sans m'avoir jamais vu, étant à 4 k hi
d eten lan
A de ses £ » pour mes réchés abominables des peines excessives de la # » corde, » part du Fils de Dieu, qui lui faisait souffrir les impressions ÿ :
» cent lieues d'elle, et qu'elle s'immolait pour moi comme
LA LA
une victime à la justice de Dieu. Car, après avoir souffert
mon or » de sa passion et de sa mort, unique source de touté sa- « ,» gloire ui » tisfaction digne de Dieu, elle employait encore pour moi |
ë» chante v » toutes les inventions que l'amour à coutume de fournir aux | lier » âmes pénitentes, comme cilices, haires, disciplines, cein- du mèré À! » tures de fer ; et avec tant de générosité, qu'elle ensanglan-
» taitles murs de sa cellule, et que les ardillons de ses dis- » ciplines se retroussaient contre ses os, qui en demeuraient » découverts et dépouillés de chair. Tels étaient les excès de » sa pénitence, à quoi elle joignait encore ce qu’il y a de » plus précieux, les soupirs de son cœur, et des contritions "M, ;, ur sa » si violentes, qu'elles eussent brisé des rochers; et enfin » ses larmes abondantes qu’elle répandait tous les jours une ou s'il était.
» heure entière. 4 Les faveurs
1 première fl 4 il en éprout 3 en le fixan M directeur,
Mavoir Un po
Bentràt dans
» Je remercie l’ineffable bonté de Dieu, qui, non contente » des caresses qu'elle fait à mon âme, décharge encore sa confiance, » colère sur un autre que moi, et choisit dans le corps de 0 orés de Dre » son Fils, qui est l'Eglise, une des parties les plus belles 4 » et les plus délicates , afin de satisfaire pour les crimes de on honneu » la plus sale et de la plus honteuse ; car tout mon sang A » versé goutte à goutte, et tout mon corps tranché en piéces, » tous les jours de ma vie, n’eussent cîé suffisants. Si bien » que la bonté de Du chercha ailleurs à contenter sa jus- » tice; ne trouvant point en moi ni la pureté de l'amour pour 1 aux enviro
» Jui plaire, ni les forces pour suffire à une juste pénitence, ion à la p
.iesse, Enfin, a
très-sainte
dait avec {2
risée dans “quand on < 4 les pélerina ane des
» et aux emplois laborieux des missions auxquelles elle me destinait. Donc, qû’à jamais la divine bonté soit louée, bé- » nie, adorée. Que tous les anges et les saints publient à haute voix sa sainte , adorable et infinie miséricorde pour
à l’occasio à cause de
M. OLIER, e cette sainte ent eile m'avu, étant à moi comme voir souffert ssives de la impressions de touté sare pour moi fournir aux lines, cein- > ensanglande ses disdemeuraient les excès de qu'il y a de s Contritions s; et enfin es jours une
on contente re encore sa le corps de plus belles s crimes de mon sang 6 en piéces, its. Si bien nter sa jusamour pour pénitence, les elle me louée, bépublient à icorde pour
4692. — M. OLIER EST INCFRTAIN SUR SA CATION, 33 » moi, Que je cesse de vivre et d'être, pour pubuer, par ma destruction et mon silence, qu'il est au-dessus de toute
. ! nviatn , rnvts LISTES Mn louange, puisque tout ce qui Existe, converti en bouches .N eten langues , ne serait pas capable de raconter la moindre b
jt J ’ \ + rranrla nc solo Je AVOTE d de ses gloires, dont la plus grande est celle de sa miséri
D, corde. Ou'en attendant, Seigneur, mon cœur, ma vie, 4 » mon être soient convertis en mon Jésus, pour être à votre ; » gloire une hostie” de louange qui megnific votre bonté et
? Lu nivarionvrl ln chante votre miséricorde, »
M. Olier n'eut connaissance des prières et des austérités de
a" mère Agnès, qu'au bout de trois ans, lorsqu'il vit pour la
Pt
il en éprouva les cfe
première fois cette grande servante de Dieu. Déjà cependant
s dans Ja grâce signalée que Drev luifit,
Mon le firent enfin sur sa vocation. Il n'avait point encore de
recteur, et ne savait pas méme qu'il fat nécessaire d'en
avoir un pour avancer dans fa vie parfaite. Toujours incer-
Btain sur sa vocation, il doutait si Dieu ne voulait pas qu’il
entràt dans quelqu'un des ordres religieux les plus réformés,
Lou s'il était appelé à travailler dans le clergé au salut des âmes. Les faveurs dont il était déjà redevable à l'intercession de la
très-sainte Vierge, lui firent espérer qu'en l'invoquant avee
confiance , il éprouverait encore les effets de son pouvoir au-
prés de Diet , et, pour se disposer à cette grâce qu’il deman-— dait avec tant d'instances, il! entreprit divers pèlerinages en
son honneur. Il aima toujours beaucoup cette pratique auto—
risée dans tous les temps par l'Eglise, et toujours louable quand on sait en éloigner les abus d’une fausse piété. Outre les pélerinages qu'il fit à Notre-Dame de Chartres, à Notre- Dame des Vertus, à Notre-Dame des Anges et ailleurs
Œaux environs de Paris : il eut la dévotion, avant sa promo-
ion à la prêtrise, d'aller deux fois à pied à Notre-Dame de iesse,
Enfin, au mois de novembre 1632, Dieu le fixa tout à coup, à l’occasion d’un songe, que nous croyons devoir rapporter
à cause de la liaison qu'il parut avoir avec toute la suite de