PART, 1092, — M, OLIER CONNAIT SA VOCATION
sa vie, Dieu qui peut parler de raille manières aux hommes, "0
h avant sa
leur a quelquefois mi21esté ses desseins sous le langage mvs- 4, charité di téricux des énigmes et ces songes, comme on en voit tan À que mon d'exemples dans les Livres saints. Pour apprécier les motifs "6, mandat à el pénétrer tout le sens de celui dont nous allons faire le récit, à me faire c il fout se rappeler que les instituteurs des séminaires, e« ’ Deux ou
> Notre-Sc
ne sortirent ni de l'éta! religieux , ni de l'épiscopat, Dieu, quil songe. Il
France, suscités aussi pour être les réformeteurs du clergé,
voulait offrir dans leurs personucs un modèle des vertus pro "6 le ciel où
pres des ecclésiastiques du second ordre, les tira de cet ordres trone, et
même et les appliqua aux fonctions du ministère pastoral ; ct plus bas, A
parce que tel était le dessein de Dieu , ces pieux instituteurs ep quantité
ne donnèrent d'autres règles, que les canons Ge l'Eglise, a) Cela voul
compagnies qu'ils établirent pour continuer après eux la même.» maitre ét
œuvre, etexisérent qu'elles ne fussent joint séparées du corp) grands he
du clergé. Destiné à coontrer à ce grand dessein, M. Oo vertus et
n'était pos appelé non plus à la vie religieuse, quoique, de» qu'ils avai
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dans l'ordre des Chartreux, ni à l'épiscopiat, malgré les sol- L racant ; ©” licitations pressantes qu'on lui fit dans la suite, et jusqu) l'Eglise, ( sept où huit fois différentes. Devant servir de modèle aux ec» Grégoire | clésiastiques du second ordre, il était appelé à vivre dans kl» cette eCCU clergé, et à y exercer la charge curiale; et ce fut pour le dé- que celle zélé dans saint Amb
treux tous
tourner de l'état religieux qu'il voulait alors embrasser, & pour lui montrer déjà la place qu'il devait occuper un jour dans la hiérarchie de FEgiise, que Dreu lui envoya le song dont il fait, en ces termes, le récit: core m’af avoir à m
« Dans le temps où la mère Agnès priait pour moi, sun » que je le susse, j'étais fort en peine de ma vocation. Alors," saire que : » n'ayant point de directeur et n'en connaissant pas, ne ces religi » ordre de ] » SCrviraien M. Olier dans Ja cure ir les pret
» sachant pas même la nécessité, j'avais toujours eu la pen- » sée de me faire Chartreux. Il arriva qu'après que j'avai » entièrement rompu avec le péché, autant que je le connais- » Sais, un bon curé, qui avait pris soin de moi pendan! uclque temp”, fut malade à l'extrémité, et j'allai le voir
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1692, —- M, OLIER CONNAIT SA VOCATION. HE avant sa mort. Comme je savais que, dans l’ordre de la charité du prochain, iln'avait ricn de plus cher au monde que mon salut, je le priai que la première chose qu'il demandat à DIEU, en entrant dans le ciel, ee Füt la grâce de me faire connaitre clairement l'état or il veut que je le serve, Deux ou trois jours après (il y a bien neuf ou dix ans), Notre-Seigneur me fit la grâce de me le manifester par un songe, I plut à sa bonté me montrer, deux nuits de suite, le ciel ouvert, où je voyais saint Grégoire dans un grand trone, et saint Ambroise dans un autre au-dessous de lui ; plus bas, une place de curé vacante, et beaucoup plus bas, quantité de Chartreux, pour faire la hicrarchie entière, Cela voulait peut-être dire que la volonté de notre divin maitre était que je le servisse dans le clergé, où ces deux grands hommes avaient brillé avee éclat par leurs rares vertus et leur mérite, et surtout par les grands services qu'ils avaient rendus à l'ordre sacerdotal : qu'il faHait m'asscoir en un lieu au-dessous de saint Ambroise qui était vacant; c'est-à-dire, remplir cette place de curé, et cervir l'Eglise, en cette qualité, comme saint Ambroise et saint Grégoire l'avaient servie en leurs dignfés éminentes ; que cette occupation était bien plus utile et nécessaire à l'Eglise que celle d'être simple Chartreux, et qu'un curé, autant zélé dans sa condition que l'avaient été saint Grégoire et saint Ambroise dans la leur, prévaudrait à plusieurs Chartreux tous ensemble. Notre-Scigneur voulait peut-être en core m'apprendre qu'il fallait, dans cette place de curé, avoir à ma droite un ordre plus important et plus nécessaire que celui des Chartreux, qui devait être au-dessus de ces religieux pour l'utilité qu’en retirerait l'Eglise, un ordre de prêtres, de curés et d’autres ecclésiastiques, qui
M scrviraient au clergé, et le rempliraient de sainteté. »
M. Olier écrivait ce récit peu de temps après son entrée ans la cure de Saint-Sulpice, et lorsqu'il commençait à réuir les premiers membres de sa compagnie. N’en voyant
point encore l'entier accomplissement, il était naturel qu'il M