‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 36 sur 235 · PART. 14634. — PREMIÈRE MISSION D'AUVERGNE · texte numérisé non relu

PART. 14634. — PREMIÈRE MISSION D'AUVERGNE

à penser que c'était peut-être la personne qui lui était apparue,

vêtue, en effet, à la manière des religieuses de cet ordre. En- "savoir SI la mè fin , après de nouveaux témoignages de la haute vertu de k "lui était appart

mère Agnès , qui lui furent donnés à quatre lieues de Lan- “"rait rien de € geac, dans la ville de Brioude, il résolut d'aller la visiter M troupe des mis dès que les travaux de la mission lui en laisseraient le loisir, ARCOnNaIssance

Les ouvriers apostoliques arrivèrent à Pébrac, sans que a cesse de parler

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difficulté des chemins, ni les fatigues du voyage eussent di "de Pébrac, ave

minué l'ardeur de leur zèle. Ce village, situé dans les gorgs religieuses ne

d'un torrent appelé la Dége, qui se jette dans l'Allier , est entouré de montagnes escarpées et de rochers affreux, qui en

moignait tant jamais vu, ni € rendent l'accès extrêmement difficile. Dès que les missionnai- "du elle avait et res y furent arrivés , ils se livrèrent à l’œuvre qui les avait 4 l'arrivée de M. les confirma to

attirés dans ces lieux sauvages. On aurait peine à se figurer tous les travaux au'ils entreprirent et qu'ils soutinrent, allant MMPremiere visite de paroisse en paroisse, de bourgade en bourgade, à l'exemple

du Sauveur du monde, et de ses premiers disciples, pour ;

Dès que les oisir, et peu & annoncer le royaume de Div , et ramener les brebis égarés la route de Li qui y étaient en grand nombre. M. Olier préchait tous let inteté de la n jours , et ne descendait de chaire que pour aller achever, aimée où il sai confessionnal, les conversions que la force et l'onction de se MMfdui l'avait ame paroles avaient commencées dans ses instructions publiques. ile extrordin: On vit encore alors combien il chérissait les pauvres, par le de tout ce qu'o ellerie même, Pnvoyait pour I. Olier une o

œuvres de miséricorde qu'il exerçait à leur égard. El les ras-

semblait, comme un père eût rassemblé ses enfants, les servait de ses propres mains, tête nue, ct se nourrissait de leur restes. Après le repas, il allait visiter tous ceux à qui il pou-

Prieure ; mais tenir avec elle.

cependant, pa œurs, l'estime Car elle leur ri denner de sa

M. Olier s'étai Prieure vint le En se livrant ainsi aux travaux de la mission , il ne perdait BRreligieuses , le

vait être utile, les consolant, les exhortant, et gagnant ainsi,

par sa douceur, ceux qui, au mépris de la grèce de la mission, 8

ne s'étaient point rendus à la force de ses paroles, Enfin, no!

content d'avoir consacré aux œuvres du zèle toutes les heu-!

res du jour , au lieu de réparer ses forces par le sommeil à la nuit, souvent il en passait une partie considérable eh prières.

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4634. — M. OLIER DÉSIRE VOIR LA MÈRE AGNÈS. 45 pas de vue le dessein qu'il avait formé d'aller à Langeac, pour 1 savoir si la mère Agnès ne serait pas la servante de Dieu qui lui était apparue durant sa retraite. De son coté, Agnès n'ignodrait rien de ce qui concernait M. Olier. Au moment où la 1 troupe des missionnaires était partie de Paris , elle avait eu 1 connaissance de son voyage, et, depuis ce jour, elle n'avait À cessé de parler à ses sœurs de l'arrivée prochaine de l'abbé ac Pébrac, avec les sentiments d'une joie extraordinaire, Ces 1 religieuses ne pouvaient comprendre comment leur mère té-

moignait tant d'estime pour un ecclésiastique qu'elle n'avait

jamais vu, ni eu l’occasion de connaître. Elles soupçonnèrent 4 qu'elle avait eu quelque lumière surnaturelle à son sujet ; et 4 l'arrivée de M. Olier en Auvergne, qu'elles apprirent bientôt, les confirma toutes dans cette persuasion , non moins que sa “première visite au monastère.

Dès que les exercices de la mission lui laissèrent quelque loisir, et peu après son arrivée en Auvergne , il prit enfin a route de Langeac. Tout ce qu’il entendit raconter de la inteté de la mère Agnès, dans cette ville et dans l'hôtellerie même où il s'arrêta, fortifia de plus en plus le pressentiment iqui l'avait amené, et lui donna un nouveau désir de voir cette ille extrordinaire. Une autre circonstance l'étonna au-delà ide tout ce qu'on peut imaginer, ce fut de recevoir, dans l'hàellerie même, la visite d’une tourière que la mère Agnès lui envoyait pour le saluer de sa part. Cette attention offrait à I. Olier une occasion toute naturelle de rendre sa visite à la Prieure ; mais il fut privé ce jour-là de l'avantage de s'entre— tenir avec elle. Agnès ne put venir au parloir ; elle témoigna cependant, par une distinction qui étenna beaucoup ses Msœurs, l'estime singuulière qu’elle faisait de cet ecclésiastiques Acar elle leur remit son chapelet, en les chargeant de le lui “donner de sa part. Après plusieurs voyages à Langeac, où M. Olier s'était toujours inutilement présenté au parloir, la … Prieure vint le trouver. Elle entra, accompagnée d’une de ses religieuses , le voile baissé sur le visage, selon la coutum? de

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