‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 42 sur 235 · PART, 1634. — MORT DE LA MÈRE AGNÈS · texte numérisé non relu

PART, 1634. — MORT DE LA MÈRE AGNÈS

mais ayant bientôt demandé à Dis la grâce de le lui offrir avec générosité, elle pressa elle-même M. Olier de partir. An moment de prendre congé Fun de Fautre, elle lui donna son crucifix, et lui dit: « Depuis votre arrivée, j'avais cessé de » demander à Drit d'aller à lui, mais maintenant je puis bien » dire adieu aux parloirs et au monde. » En se retirant, elle dit tout haut : « Adien, parloirs, je me vous verrai plus , » et alla aussitot se prosterner devant le très-saint Sacrement, Là, fondant en larmes, elle adressa à Notre-Scigneur les paroles suivantes, qui firent connaitre à ses sœurs la proximité de sa mort. « Hé, mon Dieu! que m'avez-vous fait? Vous » m'aviez donné un homme selon mon cœur, et vous me » l'avez ôté. Hé bien, mon tout! que votre sainte volonté soit » faite ! Mon cher époux et ami {c’est ainsi qu'elle appelait » Notre-Scigneur), J'ai accompli, par votre grâce, l'œuvre » que vous et votre sainte mère nraviez confiée, et pour la- » quelle vous avez voulu que je demeurasse encore sur h » terre. Vous savez le désir que vous avez mis dans mon cœur, » de vous aimer de toute son étendue, uniquement et sans » réserve; ce que ne pouvant pas faire sur la terre, j'ai tou-|

» jours désiré d'aller à vous, pour être dans le parfait amour. | » Mon cher ami, ne retardez pas mon bonheur : tirez-moi à » vous, et donnez-moi place parmi ceux qui vous bénissen:}

» et vous adorent sans cesse ; Car, si vous ne le faites, je croi E

» que je mourrai de Jlangueur à chaque moment, Je vous re-b » mercie d’avoir écouté mes prières , et de m'avoir donné ttEu

» résolue de p CXauCée, ») Au sortir d 12 octobre 46:

tait encore, €} toire, pour le de M. Olier, q:

C'était, pour

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Aguës GCriv tarderait pas «

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» 19 du même m

reçut la lettre |

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Saint-Paul, à

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| » Seigueur de

ANR EEE

» fait voir celui que vous désiriez que je procurasse à votr à

» Eglise par mes soins: l'ayant vu et le sachant à vous, lais- E

» sez aller mon esprit en paix. Je ne vous demande pas qu'E

» vous le titiez avec moi de ce monde, n'ayant fait voir qu'il fs

vous devait rendre de grands services dans votre Eglist B

» Préservez-le du mal, ayez-le sous votre protection à

» faites-lui la grâce de n'aimer que vous, de n'être por

» sédé que de votre esprit, et de ne vivre que de votre vie.

À cette grande sc

» Ce sont les prières que vous fait votre pauvre servanle. à lique qu'elle k

» à limitation

» rencontre.

» m'adressant » sion de la n » de ma doul » contre mon » et de m'affli » core dans € » après de telld

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La privatior de M. Olier , s4 Pour pratique

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4634. — LA MÈRE AGNÈS. 5ù

» résolue de ne bouger d'ici, jusqu'à ce que vous l'avez

MORT DE » CXaucce, »

Au sortir du lieu saint, la mère Agnés tomba malade, Île 12 octobre 4634; et, profitant du peu de temps qui lui restait encore, elle écrivit au père de Condren , général de POratoire, pour le prier de se charger de la conduite spirituelle de M. Olier, qu'elle-méme ne pouvait plus diriger visiblement, C'était, pour ce père, comme un ordre du ciel, à cause de l'estime singulière qu'il faisait de cette sainte fille.

Aguës écrivit aussi à M. Olier, pour lui déclarer qu'elle ne tarderait pas d'aller se réunir à Dieu ; l'événement justifia cette prédiction d'une manière frappante, car elle mourut le 149 du même mois, âgée seulement de trente-Geux ans. M. Olier reçut la lettre qui lui apprit la nouvelle de sa mort le jour de

: Ja Toussaint, lorsqu'il était au confessionnal , dans l'église de

Saint-Paul, à Paris. « Aussitôt, tout touché, dit-il, je m'en » allai devant le saint Sacrement faire mes plaintes à Notre-

: » Seigneur de ce qu'il m'avait Ôté ce secours pour mon salut,

» à limitation de la pratique de cette bonne sainte en pareille » rencontre. Etant donc beaucoup affligé de sa mort, et

» m'adressant à cette sainte âme , qui avait grande compas-

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