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» sion de la moindre de mes peines... , aussitôt je fus remis » de ma douleur, mes larmes furent essuyées, et même, » contre mon gré, je me sentis dans l'impuissance de pleurer » et de m'affliger davantage; car, en ce temps, j'étais en—
» core dans cette niaiserie, de croire qu'il fallait s'afiliger » après de telles pertes, qu’il fallait même donner ce témoi- » gnage à l'amitié d'une si sainte personne ; ce qui est une des » manies du monde, comme si les saints ne gagnaient pas au » départ de cette vie. »
La privation d'un tel appui, au lieu de ralentir la ferveur de M. Olier, sembla l'animer au contraire d'un nouveau zèle pour pratiquer les conseils de perfection qu'il avait reçus de cette grande servante de Dieu , surtout la pauvreté évangélique qu'elle lui avait si souvent et si fortement ineulquée.
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56 1. PART. 163%. —- ON OFFRE À M. OLIER L'ÉPISCOPAT. Jusqu'alors il avait retenu malgré lui et par s'orure de saint Vincent de Paul, son carrosse et ses chevaux. « Depuis que » je m'étais donné entièrement à Prec, ditail, l'eprouvais » mille peines et mille souffrances, lorsque j'entrais dans le » carrosse que J'avais conservé jusqu'à ces derniers temps ; » et les fréquents accidents qui m'arrivaient ensuite, me » confirmaient de plus en plus dans la pensée où j'étais que » Dieu voulait me voir débarrassé de tous ces dehors mon- » dains Je ne puis porter les livrées du monde, ni ses façons » de faire; je ne puis m'accommoder à ses suites, à ses la- » quais, à ses équipages ; enfin, à tout ce qu'il estime; et il » me semble que je souffre les peines du purgatoire, quand » je pense à un train et à un laquais qui me suit, » Etant donc de retour à Paris, il obtint enfin la permission de vendre, au profit des pauvres et des missions qu'il projetait, son carrosse et tous ses chevaux, et ne se réserva qu'un seul domestique, par l'ordre exprès de saint Vincent de Pau.
Deux motifs l'avaient déterminé à quitter si promptement l'Auvergne : la réforme de son abbaye, a n'eut alors au-
cune suite, et, comme nous l'avons dit, üu ordre du père de! Condren. Ce père lui avait mandé de se rendre sans délai à Paris pour une aff. qui exigeait sa présence ; et, comm È
elle eut de grandes °o:-6quences pour Ja vocation de M, Olier,
il est nécessaire d'en exposer toutes les circonstances en dé-
tail. Depuis plusieurs années, M. Olier avait eu un songe À que nous avons déjà rapporté : il lui avait semblé voir saint Li Grégoire-le-Grand et saint Ambroise assis dans deux troncs, PM
et au-dessous la place vaçante d'un curé. Quoiqu'il eût Fespri
encore frappé de ce songe, il n'en comprenait et n’en soup- Es connait pas même Île sens ; seulement il en avait conçu une | dévotion particulière pour saint Ambroise ; il pensait souvent
lui dans ses oraisans, et il en méditait les vertus et les |
exemples, afin de le prendre pour modète, si Du l'appelait |
un jour à l'épiscopat. C'était précisément pour une proposi-
tion de ce genre que son retour à Paris était désiré; l'opinion
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