C4 1635.—LE PÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER, D
# qu'on avait conçue de soir zèle et de sa piété ayant fait naître # i
un prélat la pensée de le demander au Roi pour son suc: D ossour. Ce prélat, homme de grande oraison, et qui priait Ë depuis plusieurs années pour obterir un sujet digne de cette
haute charge, crut, dès la première entrevue, avoir enfin ve dans M, Olier celui qu'il demandait à Dieu si instam- 3 nt, et, de son côté, M. Olicr se sentit pénétré de vénéradon pour la personne de cet évêque, « me fit beaucoup
honneur, dit-il, en me témoignant cette bonne volonté,
» préférablement à plusieurs autres, mille fois plus capables
que moi. Ses saints entretiens me touchèrent extrêmement,
urtout le prmier, lorsque , me parlant de saint Ambroise,
de la vie duquel j'avais esprit tout rempli, 5 me fit fon-
dre tout en larmes, J'estimais beaucoup ce saint docteur,
tant parce qu'il était le protecteur de notre sœur Agnès, que parce qu'il n'avait apparu en songe avec saint Gré-
à » voire, »
Dans les dispositions où M. Olier était alors à l'égard de
un mot de saint \
“ l'ipiscopat , Vincent de Paul, son directeur,
qui y croyait appelé, eût suffi pour lui persuader qu'il était
lui-même ce succes:
seur demandé à Dieu avec tant d'instance, et que saint Ambroise lui servirait en effet de modèle dans
tte nouvelle dignité, Mais, par un dessein particulier de la « l'rovidence, il passa, dans ces circonstances mêmes , sous la À ronduite du père de Condren; et ce changement fit échouer
tout à fait les dessins du prélat.
Ne ous
Quoique la mère Agnès eût écrit à ce père de le prendre sus sa conduite, M. Olier s'adressa néanmoins encore à saint Vincent de Paul le reste de l'année 1634, et pendant une partie de l'année suivante. Peut-être ignorait-il le sujet de celte lettre, ou s'ilen était instruit, attendait-il, pour se priver de celui qui avait été jusque-là son conseil et sa lumière, dun sine manifeste et un ordre exprès du ciel. Quoiqu'il en S0!, clant alors tourmenté de peines intérieures les plus acblanios qu'il eût jamais éprouvées, et ne trouvant aucun
58 1. PART, 1639— LE P, DE CONDREN DOIT FORMER M, OLIER, 1 16935. — soulagement dans les avis de saint Vincent de Paul, il pri % » Centet le » le rendre « » puisque la
le parti de vaquer aux exercices d'une retraite spirituelle, « ce fut durant cette retraite qu'il connut enfin le dessein de la Providence, par une parole intérieure si forte et si puis- » blir ce bea
sante, qu'il ne put s'empêcher de la regarder comme un ordre » lui-même t
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de Dieu, Cette parole fit sur lui une impression extraordi- » pore et un
naire; et, après même la mort du père de Condren, il n'en » Maintenan parlait qu'avec la plus vive émotion. « O mon tout, dit-il, ke » diccèses av voulut en effc puiser la gré Vincent de P
par conséque:
tairai-je Ce mot, qui me saisit et me perce le cœur de reconnaissance, même à présent? Pourrai-je le taire, source inépuisable de bonté, miséricorde sans pareille? Lorsqu'’en cette retraite, où j'étais encore affligé d'une faute que je
croyais m'avoir perdu, tout d’un coup une voix, Comnx ratoire, qui €
celle d’un maitre puissant, me dit : Le père de Condren t On sait qu mellra en paix : ce qui eut tant d’efficace, que sur le chanip de Bérulle, à mencer, dans lippe de Néri
succès à Rom
je ressentis une paix et un calme indicibles. La tempête qu semblait me devoir abimer s’appaisa, et je n'en ai plus rien