‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 47 sur 235 · LE LÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M, OLIER · texte numérisé non relu

LE LÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M, OLIER

, ritait de l'être, » Enfin sainte Chantal, après quelques en—

: tretiens qu'elle eut avec le père de Condren, fit de lui cet 4 éloge, le plus beau qu'on puisse faire d'un homme mortel : . sé Di jnctruire les hommes, ilme semble qu'il « rendu le pére de

u a donné à l'Eglise notre bienheureux fondateur pour

Condren capable d'instruire les anges.

© ‘lelfutle digne successeur du père de Béralle, l'héritier de D con c prit, Non moins éclairé sur la vocation de M. Olier, que ne Favait été la mère Agnès de Langeac, il reconnut en lui l'un des instruments choisis de Dieu pour réaliser, en " Lrauce, les vœux de l'Eglise touchant l'établissement des sé-

" nivaires, et prit un soin tout particulier de sa sanctification

0! ct de celle de quelques ecclésiastiques de qualité, appelés à

0 concourir, de concert, au môme dessein, «€ Ce bon père, dit M. Olier, connut ma facon de vivre, sans que je lui en eusse

») rien dit, pour l'avoir crue trop commune ; et il regardait

\ comme sa principale vocation notre naissante seciété , qui devait réveiller, disait-il, le zèle du clergé et celui de la

Æ » coucroegation de l'Oratoire, »

!olut peut-dtre pour seconder plus aisément ce dessein,

que le père de Condren se déchargea de là conduite des col- " léges sur l'un de ses prêtres, puis du gouvernement même de la congrégation sur un vicaire-général, et se livra tout entier

pour l'Auvergne, il avait déjà sous sa conduite ceux dont nous parlons, et les instruisait assidüment dans des conféren-— ces particulières. Is ne furent d'abord qu'au nombre de six : M. de Caulet, appelé l'abbé de Foix, M. du Ferrier, les deux frères Brandon, M. Olier et M. Amelote ; et, comme presque

de Saint-Sulpice , il est convenable de les faire connattre en peu de mots. M. de Caulet, abbé de Saint-Volusien de Foix, fils d'un Président au Parlement de Toulouse, et l'un des pre— miers qui se mirent sous la conduite du père de Condren, se faisait remarquer dès lors par un désintéressement et une

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mortilication qui trouvaient peu d'exemples dans les hommes de sa condition. Sa rare vertu et sa piété touchéèrent si vivement M. du Ferrier, jeune ecclésiastique, arrivé à Paris en 163%, qu'ils l'attirèrent aussi sous la conduite du général de l'Oratoire, « Il me procura cet avantage, dit M. du Ferrier » lui-même, aussi bien que l'amitié de M. l'abbé Olier, qui a » fini ses jours en réputation de sainteté. » M. du Fe:rier, fils d'un Lieutenant-Général, et neveu du Grand-Maitre de Malte et d'un des agents du clergé, n'était venu à Paris que dans l'espérance de s'élever aux honneurs par le crédit de ses pro-

ches. Il trouva au sein même de cette petite société de grands : exemples de détachement dans la personne de MM. Brandon. |

L'ainé, qui était veuf, avait quitté la charge de Conseiller d'Etat ordinaire pour se consacrer au service de l'Eglise ; et le second, appelé de Bassancourt, celle de Maitre des Comptes pour embrasser d'abord l'état religieux. Ce dernier joignail à une grande fortune l'humilité et la simplicité dans un degri

peu commun, €t il était d'une humeur si douce et si agréa- M ble, que sa personne et ses discours faisaient tout à la fois M l'édification et les délices de ses amis, Enfin le sixième était L

M. Amelote, jeune docteur, recommandable pour ses talents, et que le père de Condren avait placé auprès de MM. Brandon et de Bassancourt pour leur enseigner la théologie.

Éclairé de Pau sur leur vocation, et sachant que les instituteurs des séminaines devaient demeurer dans le simple état de la prètrise, le père de Condren les détourna constamment de l’épiscopat. Un jour qu'il fut prié par le cardinal de Richelieu de lui faire connaitre les sujets qu'il croirait le plus propres à cette dignité, si importante à l'Eglise et au royaume, il lui en nomma quelques-uns, et ajouta qu'il en connaissait d’autres très-capables, mais qu’il ne les nommait pas à son Eminence, Notre-Seigneur ayant résolu de se servir d'eux pour un grand dessein. Aussi dès qu'il eut appris qu'on parlait de faire M. Olier évêque, il lui écrivit, comme on a vu, d'interrompre ses missions d'Auvergne et de partir sans délai

1637, — 1 pour Paris ; et blement sur M

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163%. — LE PÈRE DE CONDREN L'ÉLOIGNE DE L'ÉPisC, 63 … pour Paris ; et jamais la conduite de Dieu ne parut plus sensià blement sur M. Olier, que dans l'ordre qu'il reçut alors de | se mettre sous la direction du général de l'Oratoire : car s'il eût continué de s'adresser à saint Vincent de Paul, il eût, selon toutes les app.rences, accepté l'épiscopat sans ba— lancer, Quoique ce grand saint füt rempli de tant de grâces et de

dons divers pour l'utilité des âmes , il ne connaissait point en—

core la vocation de M. Olier touchant l'établissement des sé—

mipaires ; et ce qui est bien remarquable ; il ne savait pas

que lui-même ni sa société dusseut un jour avoir part à leur

formation. Aussi, dans le projet de bulle d'institution de sa

compagnie, qu’il envoya à Rome, il ne fit aucune mention

} des séminaires, cette bulle, donnée en 1632, n'en fait point

mention non plus ; et mème lorsqu'il commença dans la suite

àréuuir des enfants, daus l'espérance de les former à l'état

ecclésiastique, ce fui sur les exhortations réitérées du père de

Condren, et par maniere de simple essai. Ne soupconnant , l>

donc point que M. Olier dût un jour avoir part à cette œuvre,

qui, d'ailleurs, semblait être désespérée et sans ressource,

il ne négligea rien pour l'engager à prendre la conduite du

diocèse qu'on lui offrait. Il le pressa vivement, au nom du prélat dont nous avons parlé, et il continua de le solliciter pendant dix-huit mois, jusqu'à ce qu'il eût perdu tout espoir sur cette affaire, c'est-à-dire jusqu'au mois de mars 1636. S'il eût connu les motifs qui faisaient agir le père de Condren

d'une manière tout opposée, sans doute il n'aurait pas fait

tant d'instances ; mais ce père v les manifestait à personne.

Non moins fidèle à tenir cachés les ordres secrets de Dir,

qu’à les découvrir dans le temps marqué par la Providence, il

n'en parlait qu’en termes couverts à ceux mêmes qui devaient

en être un jour les exécuteurs. On vient de voir avec quelle réserve il en avait dit quelque chose au cardinal de Richelieu ;

sexprima foujours à cet égard d’une manière également obscure pour ses disciples , quoiqu'il leur parlât souvent d'une

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64 1. PART. 1635.—LE P. DE CONDREN L'ÉLOIGNE DE L'ÉPISC, œuvre très-ulile à l'Eglise pour laquelle Dieu les avait deslinés.

Obligé néanmoins de répondre à M. Olier, qu'on pressait toujours d'accepter l'épiscopat, il se contentait de lui dire: «Je vois en vous de grands empêchements à être évêque, et » pour pouvoir prononcer affirmativement, je désirerais avoir » des preuves plus manifestes de la volonté de Dieu.» M. Olier , sans pénétrer plus avant dans la pensée de son nouveau directeur, croyait que ces empéchements venaient de son indignité; et il attribuait le jugement contraire de saint Vincent de Paul à la trop boune opinion que, par esprit

de charité, celui-ci avait conçue pour sa personne « Le père de ba

» Condren, dit-il, avec sa candeur et son humilité ordinai- » res, me faisait faire de fréquentes visites à Notre-Dame, » pour me mettre en état de connaître la volonté de Dieu, » qui devait être exprimée avec un peu plus de lumière qu'à

» l'ordinaire, à cause, conime je le pense, des grands défaut |

» que ce second directeur remarquait en moi. Il était éclairé » comme un ange, et il jugeait que la vocation n’était pas as- » sez expresse pour passer par-dessus les empêchements qu'il

> pérant qi

» rcconnaissait en moi, comme défaut de jugement , de con- LM

» duite, de piété, de véritable zèle, de science, d'expérience; PM » enfin, de toutes les qualités nécessaires à cette condition : M#

» comme aussi parce que Notre-Seigneur me donnait béné- » diction dans les emplois des missions, auxquelles il m'avait » appliqué jusqu’à cette heure. Ce qui me porte à croire qu'il » désirait quelques signes particuliers ou intérieurs ou exté- » rieurs, et pour lesquels il me faisait tant prier. »

M. Olier aurait pu cependant conclure que son nouveau di-

desseins sur vous, lui disait quelquefois le père de Condren; ils ne sont pas si éclatants, ni si honorables que l’épiscopat, mais ils seront plus uliles à l'Eglise. Aussi saint Vincent de Paul, qui connaissait mieux que personne les dispositions intérieures et le mérite de M. Olicr , ‘ayant dirigé pendant

% quatre an

| sure que,

pieuses in évêque d coté ; le poursuites gré lui d'i Mais, pl piscopat ,

consulter 1 » ajoute-t » sécheres:

» me semb » répondre » Conséque » je dis à md » affaire se

» SONIMICr

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veau dans la où l'affaire | Paul, qui s< » viens, ajot » avait bien » nier, s'en!

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Dieu qu'i

recteur avait quelque autre motif en vue, Dieu a d’autres PA” °'t; que

» l'épiscopat » faite uniot » Sible,» El

cette affaire

£ qu on sache |

JE L'ÉPISC.

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on pressait de lui dire:

» évêoue, et irerais avoir

de Dieu.»

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lité ordinai- =

otre-Dame, té de Dieu, lumière qu'à ands défauts

était éclairé 4 ’Ctait pas asements qu'il Ma nt, de con- pi expérience; 4 condition :

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ouveau dia d’autres e Condren; l'épiscopat, Vincent de ositions ingé pendant

g qu on sache les circonstances particulières de son dénouement,

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