‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 48 sur 235 · LE PÈRE DE CONDREN L'ÉLOIGNE DE L'ÉPISC · texte numérisé non relu

LE PÈRE DE CONDREN L'ÉLOIGNE DE L'ÉPISC

| quatre ans, ne laissait pas d'agir, autant pour seconder les

pieuses intentions du prélal, que pour procurer à l'Eglise un évêque dont il concevait les plus hautes espérances; et de son coté ; le prélat dont nous parlons continua longtemps ses poursuites ; ce qui retint M. Olier à Paris, et l'empêcha malgré lui d'aller reprendre plus tôt ses missions.

Mais, plus on le sollicitait, plus il se croyait indigne de l'épiscopat, sentiment qui se fortifiait de jour en jour , à mesure que, selon l'avis du père de Condren , il continuait de consulter Dieu dans la prière. « Le jour de la Purification , » ajoute-t-il, après avoir prié à l'oraison du matin en grande » sécheresse, et sans occupation quelconque du mystère.…., il » me sembla qu'il fallait que je fusse consommé en Dieu pour » répondre au dessein de ce prélat, ce que je n'étais pas, et par

> conséquent qu'it n'était pas temps d'y penser : d'où vient que

» je disà mon père directeur , que je ne croyais pas que cette » affaire se fit encore, mais que, dans un an, elle se ferait, es- » pérant que, dans un an, Dieu me ferait la grâce de me con » sommer en lui, ce qui n'est pas encore, quoiqu'il y ait » beaucoup d'années, » Enfin M. Olier fut confirmé de nouveau dans la conviction de son indignité, au moment même où l'affaire fut rompue, malgré le zèle de saint Vincent de Paul, qui s'elforçait toujours de la faire réussir. « Je me sou » viens, ajoute-t-il, que comme mon premier directeur, qui

» avait bien meilleure opinion et espérance de moi que le der-

» nier, s'entremélait de cette affaire, un jour qui devaii être

+, celui de la conclusion, je me retirai pendant ce temps dans

» l'église de Saint-Germain-des-Prés, pour prier notre bon » Diet qu'il fit en cela sa sainte volonté; et il me sembla en— » Core, que pour tenir cette sainte et divine condition de » l'épiscopat, je devais étre dans un état de pure et par- » faite union avec Div, si éloigné de mon état grossier et sen- » Sible, » Enfin M, Olier fut délivré, ce jour-là même, de cette affaire, et à la satisfaction du père de Condren , sans

Il se contente de dire, dans ses Mémoires, qu'il en fut délivri

PART, 1639. — UNION DE M, OLIER AVEC S. VINCENT, 163: b un Wrés-sai par la rupture qu'ibplut à Dieu d'en faire. À et, ce qui 4 Telle fut l'occasion qui fit passer M. Olier de la conduite de 4 même tem] Saint Vincent de Paul sous celle du général de F'Oratoire, En à respect pot s'adressant à ce dernier , il ne diminua rien de la v'nération 4 survécut : singulière qu'il avait eue jusqu'alors pour son premier guide ff animaient € et quoiqu'il se crût obligé d'obéir au père de Condren, il n gloire de D cessa pas d'avoir aussi saint Vincent de Paul pour directeur, Æsiècle, ne ct et de se conserver toujours dans son union et dans sa société "Smoignage : Cette union était même si publique et si connue, que lilluste! Ms jamais je archevêque de Cambrai, écrivant en 1706 à Clément XI, pour! Mo teurs de I solliciter la canonisation de saint Vincent de Paul , témoig? #4» l'éminenc( que M. Olier, qu'il appelle un homme abandonné à la grût\ M#> liens sacr > fils spiritu “début du p

eux, dans l'

de Div , et lout & fait apostolique, demeura attaché à saint Vincent, autant par une intime amitié que par la vénération qu'il portait à sa personne. M. Olier l'honora en effet comme son père, et, durant tout le reste de sa vie, il continue à lui "citée, et qu” donner ce nom. Nous verrons même qu'après la mort du pèr É. Saint-Germa de Condren, quoiqu'il n'eût plus saint Vincent pour dire-MÆdérable de p teur particulier , il ne prit jamais de résolution important Saint-Lazare sans l'avoir consulté auparavant. C’est ce qu'il témoigne lui- 4 Les dix-hu même dans une lettre écrite en l’année 1649, à M. de Quaylus,! | la conclusion l'un de ses ecclésiastiques : « Pour les affaires extraordinai-EM occasion mér » res, dit-il, nous ne manquons de voir M. Vincent, et, pour LA l'esprit et des » les ordinaires, tous nos frères assemblés. » La suite de sa vitBM8 à qui Dieu a

nous en offrira d’ailleurs une multitude d'exemples. De so côté saint Vincent de Paul, cet homme si vil à ses propre yeux, et qui s'estimait le plus grand des pécheurs , fut rar de voir M. Olier passer de ses mains entre celles d’un guides consommé dans la conduite des âmes , que l'était le père d Condren. 11 continua d'avoir pour M. Olier la tendresse € l'amitié la plus sincère , il l'aida de ses conseils, prit hautt-

ment sa défense dans ses persécutions, et avec bien plus d'ar-h deur qu'il n'aurait pris celle de sa propre compagnie. Non-Bs seulement il l’aima comme son ami, il l'honora encore comni}

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