UNION DE AVEC S. VINCENT
et, ce qui est le plus haut témoignage de vénération, et en
| même temps le plus magnifique éloge de M. Olier, il porta le
respect pour lui jusqu'à l'invoquer , le peu d'années qu'il lui
A survécut : preuve incontestable de la pureté des motifs qui
; animaient ces deux âmes célestes, uniquement ‘a'ouses de la ; gloire de Dirt. Aussi M. de Maupas, célèbre orateur de ce 1 siècle, ne craignit pas de rendre à l'un et à l'autre ce Leau té- Gmoignage: «J'ai bien connu de saints personnages ; mais | » jamais je n'ai rien vu de pareil à ces deux grands servi- %» teurs de Dieu, feu M. l'abbé Olier, et feu M. Vincent, que “> l'éminence de leurs vertus avait parfaitement unis par les %: liens sacrés d'une sainte et parfaite amitié... l'un était le fils spirituel, et l'autre était le père, » Ces paroles furent le
“début du parallèle remarquable que ce prélat établit entre
eux, dans l’oraison funèbre de saint Vincent de Paul, déjà Mcitée, et qu'il prononça à Paris, l'année 1660, dans l’église de 1 Saint-Germain-l'Auxerrois, en présence d’un nombre consi- Adérable de prélats , des ecclésiastiques de la conférence de Saint-Lazare, et d’une grande affluence de peuple.
WA Les dix-huit moi: aue M. Olier passa à Paris en attendant
la conclusion de l'affaire dont nous avons parlé , furent une occasion ménaÿ;ée par la Providence, pour qu'ilse pénétrât de 2 l'esprit et des n'aximes du père de Condren.Ce grand homme, à qui Dieu avait manifesté ses desseins sur M.Olier,s’appliqua uniquement à le former aux fonctions ecclésiastiques, et à lui M4 communiquer toutes les hautes connaissances et les sublimes lumières qu'il avait du sacerdoce de Jésus-Curisr.Jamais dis= Aciple ne fut plus heureusement disposé à recevoir les impressions de son maître, parce qu'il n'était pas possible d'ajouter à la vénération dont M. Olier se sentait pénétré pour la personne du père de Condren. Nous le laisserons parler lui-même 2 dans le bel éloge qu'il en a tracé : « Il n’était qu’une apparence
[» et une écorce de ce qu'il paraissait être, dit-il, étant au » dedanstout un autre lui-même, étant vraiment l’intérieur de